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Imane Lachhab - publié le Lundi 18 Août à 23:28

Le terrorisme : un spectre qui plane sur le Maroc






Argana - Archive
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Malgré qu’il soit l’un des rares pays arabes et le seul dans l’Afrique du nord à pouvoir assurer une stabilité politique et sociale appréciable, le Maroc se sent inquiet, face à la vague d’instabilité et de mauvaise gouvernance que connaissent les pays voisins, et le désordre qui règne au Moyen-Orient, notamment en Syrie et en Iraq.

La menace est là ! Par conséquent, le Maroc s’engage dans une politique de protection anti-terrorisme, afin d’être à l’abri de tout danger possible de secouer sa constance ou porter atteinte à l’intégrité physique de ses citoyens.

Dans ce cadre, le Maroc a adopté une stratégie de dé-radicalisation pour la prévention et la lutte contre le terrorisme. Cette dernière vise à abolir cette calamité qui met sous sa menace, non seulement le Maroc, mais aussi toute la région du Maghreb et du sahel. Cette stratégie multidimensionnelle est fondée sur les principes suivants : la sécurité religieuse, la prévention sécuritaire et le développement humain.
Au niveau religieux, cette approche vise à sensibiliser les citoyens contre la propagande extrémiste étrangère, qui cherche à répandre son idéologie au sein des jeunes et ancrer dans leurs cerveaux la nécessité de combattre au nom de l’islam. Or, l’islam n’appelle pas à aller faire des ravages et à massacrer les gens sous prétexte de différence de leurs croyances religieuses. D’ailleurs, le Maroc a mobilisé l’institution de la commanderie des croyants de sorte qu’elle lui épargne toute surenchère religieuse motivée politiquement.
Suivant cette démarche basée principalement sur le rite malékite et la doctrine achaarite, le Maroc constitue une sorte d’inspiration pour plusieurs pays d’Afrique. Par exemple, le Mali a inauguré le mois dernier une coopération religieuse avec le Maroc, qui lui a déjà permis de faire bénéficier quelques 600 imams d’une formation au Maroc.

Sur le plan sécuritaire, le Maroc s’est engagé dans une forte alerte. En effet, lors de la tenue du Conseil de gouvernement qui date du 10 juillet de cette 2014, le ministre de l’Intérieur a déclaré que le pays avait décidé de lancer des cellules de vigilance. Ces cellules, gérées par les walis et les gouverneurs, consistent à coordonner l’intervention de tous les services concernés par la lutte contre le crime et le terrorisme, notamment : services de police, gendarmerie, autorités locales, chioukhs et moqadems, etc.… . Il a été également prévu qu’à partir le début de ce mois ce dispositif serait strictement observé à l’occasion de l’affluence des immigrés marocains, des touristes étrangers, ainsi que la coïncidence des fêtes religieuses et nationales.

En vue de consolider sa lutte contre le terrorisme et bien appliquer la stratégie adoptée en la matière, le Maroc a travaillé également sur le volet socio-économique. D’une part, il y a les efforts fournis par l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH) pour mettre un terme à toute forme de marginalisation. Conscient des méfaits qu’engendrent les phénomènes sociaux, dont la pauvreté se positionne autant qu’un facteur principal de radicalisation, le Maroc y attache de l’importance pour remédier à ce problème. D’autre part, le Maroc se lance dans une politique d’investissement et d’entreprenariat, qui vise à encourager l’investissement étranger et le relancement du marché de l’emploi, à travers la création des opportunités de travail.
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Ajoutons que le Maroc effectue sa démarche préventive dans un contexte de coopération bilatérale avec des pays étrangers. A titre d’exemple, le dernier accord cadre bilatéral sur l'assistance anti-terroriste signé, jeudi 8 Aout à Washington, entre le Maroc et les Etats-Unis. Cet accord vise notamment une coopération accentuée en matière de formation sécuritaire.

En dépit de toutes ces actions préventives, le Maroc n’a pas pu malheureusement éviter de tomber dans les toiles du terrorisme. L’Etat Islamique au Proche-Orient a pu recruter plus de mille cent volontaires marocains qui combattent en Iraq et en syrie. Certes, les autorités marocaines ont arrêté 128 jihadistes - selon le bilan dressé par le ministre de l’Intérieur- à leur retour au pays ; toutefois, leur tache reste difficile : il s’agit de volontaires disposant d’une double nationalité Maroco-européenne. Ces derniers menacent le territoire national qui leur est facile à pénétrer à tout moment.

Il parait donc que la mission ne semble pas être facile pour le Maroc. Le pays se trouve devant un phénomène international qui cerne tous les pays de l’Afrique du nord, depuis la Somalie jusqu’au Nigerie.



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