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Ahmed CHARAI - lobservateurdumaroc - publié le Vendredi 18 Janvier à 21:46

Le sens d’une action




Le PAM a réussi à réunir à Rabat les factions palestiniennes, quasiment en guerre depuis plusieurs années. Le Fatah, le Hamas et le Jihad islamique ont dépêché des dirigeants de très haut niveau pour cette réunion, signe de l’importance qu’ils lui ont accordé.



Le sens d’une action
Il est vrai que la conjoncture est favorable. L’adhésion à l’ONU de La Palestine en tant qu’Etat non membre, le renforcement de la politique israélienne de la colonisation, imposent aux Palestiniens, plus que jamais, la recherche de l’unité. Cette unité est une condition pour rallumer la flamme des espoirs de paix. Ce n’est que par son biais que le négociateur palestinien aura assez de légitimité pour imposer à la communauté internationale la question palestinienne comme une urgence.

L’on sait tous que, sur ce dossier, l’influence des USA est déterminante. Or, les Américains ont longtemps pensé que seuls les partis politiques d’obédience islamiste avaient un rôle à jouer sur la scène palestinienne, depuis que les régimes qui instrumentalisaient la question sont tombés. Le PAM est un parti libéral, qui prouve le contraire. Les islamistes sont en butte à leurs propres contradictions sur cette question. Et si l’ensemble des courants politiques peuvent agir, c’est aussi parce que la question de l’Etat palestinien est partie intégrante du débat public, dans l’ensemble de la région arabo-musulmane.

Au Maroc, cela est encore plus évident. Tous les partis politiques, sans exception, y compris le PJD, pourtant en conflit permanent avec le PAM, ont participé à la réunion. Il y a un consensus historique pour faire de la Palestine une question nationale, parce qu’il n’a d’autre enjeu, que celui de soutenir la cause palestinienne. Le Maroc a toujours été un élément d’équilibre entre les différentes factions qu’il n’a jamais cherché à influencer ou à vassaliser. C’est ce qui a donné un rôle de premier plan à Rabat, dans tous les développements depuis la guerre de 1967 et même avant.

Président du Comité Al Qods, Le Roi Mohammed VI est au coeur de la lutte contre la colonisation de Jérusalem-Est, combat crucial. Sur le plan diplomatique, le Maroc est actif en soutien aux positions palestiniennes, et jamais en tuteur. C’est cette attitude qui explique la crédibilité du Maroc vis-à-vis de l’ensemble des organisations palestiniennes qu’elles soient membres ou pas de l’OLP.

L’histoire retient que c’est à Rabat, en 1973, que l’organisation de libération de la Palestine a été déclarée « représentant légitime unique » par l’organisation du congrès islamique « l’OCI », ce qui a permis les percées diplomatiques ayant abouti, des décennies après, à la reconnaissance de l’Etat palestinien par l’ONU. En inscrivant sa démarche dans la droite ligne des positions historiques du Maroc, le PAM a réalisé une performance qu’on ne peut que saluer. Il ouvre ainsi d’autres perspectives à la diplomatie parallèle, longtemps cantonnée à l’affaire du Sahara, et encore de manière timide.

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