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Le secteur des compagnies d’assurance au Maroc : stimulateur du développement économique


Centre d’Etudes Internationales - publié le Samedi 28 Juillet 2012 à 14:42


Au Maroc, le secteur des assurances, de par son rôle essentiel en matière de collecte et d’injection des flux financiers dans le système économique, constitue un levier de développement et un stimulateur de la croissance. Avec un chiffre d’affaires de l’ordre de 20,85 milliards de dirhams en 2009, le marché marocain des assurances est considéré comme le plus important sur le continent africain, dernière celui de l’Afrique du Sud. C’est ainsi que dans un contexte mondial marqué par une crise économique et financière acerbe, qui a ébranlé les équilibres économiques de plusieurs Etats, le secteur des assurances au Maroc continue d’être attractif pour les opérateurs étrangers. Selon une information publiée au mois de février 2011 sur le site internet de l’hebdomadaire La Vie éco, l’assureur saoudien Al-Jazea Group et la compagnie d’assurance néo-zélandaise Contractirs Bonding, prévoient de lancer un nouveau produit en matière d’assurance au Maroc. Un accord a déjà été conclu dans ce sens. Evidemment, un tel partenariat, s’il est établi, laisse présager une accentuation de la concurrence sur le marché national, déjà à son comble.


Le secteur des compagnies d’assurance au Maroc : stimulateur du développement économique
Ouvert, diversifié et concurrentiel, le marché marocain des assurances connaît l’existence de plusieurs compagnies au nombre de seize. En 2010, la filiale d’Attijariwafa Bank, la compagnie Wafa Assurance et le groupe RMA Wataniya ont réalisé les meilleurs résultats en disposant de l’essentiel des parts de marché avec respectivement 20,6% et 20,3 %. Rappelons que RMA Wataniya est le résultat de la fusion, en 2005, entre la Royale marocaine d’assurances (RMA) et la compagnie Al Watanya. A vrai dire, depuis plusieurs années, ces deux compagnies se partagent des parts de marché quasi-égales. Entre 2008 et 2009, les prestations de RMA Watanya lui ont même permis de se positionner en leader face à Wafa Assurance.  Ceci étant, le secteur n’est nullement la chasse gardée de ces deux compagnies puisque d’autres opérateurs détiennent des parts de marché non négligeables. Ainsi, CNIA Saada et Axa-Assurance-Maroc arrivent en troisième et quatrième positions en atteignant approximativement 13,6% de parts de marché chacune. A noter que CNIA Saada a été constituée en 2009, après le rachat par le holding marocain Saham de la Compagnie nord africaine et intercontinentale d'assurance (CNIA) et de l’assureur Saada. Axa-Assurance-Maroc, quant à elle, est née de la fusion entre AXA Al Amane et la Compagnie africaine d'assurances. Enfin, toujours en 2010, la cinquième et la sixième positions sont détenues respectivement par la compagnie Sanad, avec 5,6% de parts de marché et Atlanta  avec 5,4%. Le reste des parts de marché, soit quelque 20%, est réparti entre d’autres assureurs.

L’on constate donc clairement que le secteur des assurances au Maroc est partagé par plusieurs compagnies dont aucune n’est en situation de monopole. Cette concurrence entre les différents opérateurs a évidemment un impact positif sur la qualité des services. Ce qui permet au marché des assurances au Maroc d’avoir cette réputation d’être l’un des plus importants en Afrique.

En vue de renforcer le cadre juridique régissant ce secteur stratégique, les pouvoirs publics ont élaboré, en 2002, un code des assurances afin de donner de l’élan à l’activité de la bancassurance. Laquelle activité était dès lors destinée à devenir un levier sûr de la croissance économique du royaume. Ledit code permet actuellement au Maroc de se mettre au diapason des standards internationaux en la matière.

Au vu de ce qui précède, il est important de souligner l’importance des compagnies d’assurance en tant qu’investisseurs institutionnels. En effet, l’épargne collectée par ces entreprises constitue un moyen privilégié pour le financement des différents chantiers de l’économie nationale. L’épargne est réinvestie en grande partie, notamment sous forme d’actions et d’obligations d'entreprises. Ce qui permet de stimuler les investissements privés et publics et, de là, favoriser le développement économique du pays.




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