Lemag.ma : Portail d’information dédié au Maroc et au Maghreb
Facebook
Twitter
App Store
Newsletter
Mobile
Rss
Une veille informationnelle sur le festival international du film de Marrakech App #eMarrakech #FIFM2016... https://t.co/34xwOAAqjU


MAP - publié le Jeudi 28 Avril à 09:47

Le rapport du département d'Etat contient nombre d’allégations sur les conditions de détention dans les prisons marocaines (DGAPR)



Rabat - La section consacrée à la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) dans le rapport du Département d'Etat US sur les droits de l'homme "contient nombre d’allégations dénuées de tout fondement" sur les conditions de détention dans les prisons marocaines, déplore la DGAPR.



"La DGAPR regrette virement le fait que le rapport n’ait pas mis en relief les efforts qu’elle n’a cessé de déployer pour améliorer les conditions de détention dans les prisons marocaines et son engagement soutenu pour ancrer ces acquis dans la continuité", souligne la Délégation dans des remarques sur ledit rapport.

Dans ce cadre, la Délégation relève que plusieurs responsables américains ont visité les prisons marocaines durant les dernières années, précisant qu’au cours de ces visites, ils n’ont pas manqué d’exprimer leur satisfaction quant aux conditions de détention dans lesdites prisons. Ils ont aussi loué les efforts consentis par la DGAPR pour améliorer le quotidien des détenus et même recommandé de faire de l’expérience marocaine dans la gestion pénitentiaire un modèle à suivre pour toute la région.

S’agissant de la question de la surpopulation carcérale au point de vue des normes nationales et internationales, la Délégation note que "le rapport déplore la surpopulation dans les établissements pénitentiaires, mais ne précise pas le fait que ce phénomène ne concerne qu'un nombre limité de prisons".

La Délégation rappelle la mise en oeuvre d'un programme visant à renforcer le parc pénitentiaire et les nouvelles prisons reçoivent un nombre de détenus n’excédant pas le nombre de lits correspondant, faisant état de la construction de nouveaux établissements pénitentiaires dans lesquels chaque détenu a son propre lit.

"Le fait de dire que les prisions marocaines ne répondent pas aux normes internationales et locales est dépourvu de sens, puisque chaque pays dispose de ses propres normes en matière d'hébergement des détenus", signale le document. En 2015, dix établissements pénitentiaires ont été ouverts avec une capacité d’accueil de 9000 lits, 3 autres seront ouverts au cours du mois de juillet 2016 (4013 lits), en plus de 5 pénitenciers en cours de construction (5916 lits), poursuit la même source, qui évoque aussi la mise en place d'un programme de construction de 45 nouveaux établissements pénitentiaires (55572 lits) entre 2016 et 2020.

La Délégation relève qu'aucun cas d’abus sexuel sur des détenus mineurs n’a été enregistré, ajoutant que le rapport contient des données complètement erronées en ce qui concerne les détenus mineurs dans la mesure où en aucun cas, cette catégorie ne partage les mêmes cellules avec les adultes.

Et de poursuivre qu'une étanchéité totale est garantie entre 3 catégories de prisonniers, à savoir plus de 20 ans, entre 18 et 20 ans et moins de 18 ans.

Quant à la prise en charge des handicapés, elle rappelle avoir adressé, le 22 janvier 2016, une circulaire exhortant à prendre les mesures nécessaires pour que les détenus handicapés puissent jouir de leurs droits essentiels et bénéficier de services spécifiques, tels l’accessibilité et la qualité des cellules, des équipements et des moyens de transports pour le transfert.

En matière d’alimentation, elle fait savoir que, contrairement à ce qui a été mentionné dans le rapport, l’alimentation des détenus a connu une nette amélioration, surtout après avoir confié ce marché à des sociétés privées, ce qui a contribué à l’amélioration de la qualité et de la diversité des repas fournis.

Côté prise en charge médicale, la DGAPR veille au recrutement, chaque année, de cadres médicaux et paramédicaux, ce qui a permis d’y élever le taux d’encadrement médical. Dans ce cadre, elle cite quelques indicateurs comme 1 médecin pour 675 détenus, contre 1 pour 1650 citoyens au niveau national, 1 dentiste pour 1102 détenus, contre 1 pour 10 000 citoyens, 1 infirmier pour 135 détenus, contre 1 pour 1100 citoyens et 6 consultations par détenu par an, contre 1 consultation pour chaque citoyen.
Pour les décès, elle relève que 150 décès ont été enregistrés parmi les détenus, soit 2 décès pour 1000 contre 5,6 pour 1000 citoyens au niveau national, notant que 82 pc de ces décès ont eu lieu à l’hôpital. A l’annonce de chaque décès, la Délégation veille à aviser le parquet, qui ordonne automatiquement l’ouverture d’une enquête et d’une autopsie.

En terme de prévention des mauvais traitements et de gestion des plaintes, la Délégation garantit le droit, pour chaque détenu, de présenter ses doléances verbalement ou par écrit au directeur de l’établissement, au Délégué Général, aux autorités judiciaires ou à la commission provinciale de contrôle, conformément à la loi en vigueur.

La DGAPR peut, également, être saisie par les membres du Parlement, le CNDH, le Médiateur, les ONG, les détenus eux-mêmes, leurs familles, les départements ministériels, par le moyen de la presse ou à travers des correspondances ou communications téléphoniques anonymes.

Dans le cadre du renforcement des mécanismes de protection des droits de l’Homme, la DGAPR veille, depuis mars 2014, à assurer aux détenus le droit de porter plainte à travers la création d’un "Bureau central de réception et de traitement des plaintes", sachant qu'aujourd’hui toutes les prisons sont dotées de boîtes aux lettres accessibles à tous les détenus et que les plaintes sont traitées au niveau central et les mesures qui s’imposent sont prises à la suite des enquêtes ouvertes sur la base des plaintes reçues.

Abordant les cas de certaines catégories de détenus, la Délégation indique que les détenus incarcérés dans l’affaire dite de "Gdim Izik" ont été condamnés pour des crimes liés à la constitution d’une bande criminelle et recours à la violence contre les membres des forces de l’ordre durant l’exercice de leurs fonctions avec l’intention de la provoquer.

Leurs photos, brandissant des Kalachnikovs en compagnie de dirigeants militaires du "Polisario" ont fait la une de plusieurs journaux, rappelle la Délégation, précisant qu'une séquence vidéo est également disponible sur internet mettant en vedette les personnes susmentionnées brandissant des armes blanches ou faisant exploser des bombonnes de gaz.

"Les détenus en question purgent actuellement leur peine conformément à la loi régissant les prisons", relève la Délégation, ajoutant que les intéressés sont traités sur un pied d’égalité que les autres prisonniers, sans discrimination aucune, et que les détenus incarcérés pour faits d’extrémisme ou de terrorisme bénéficient également du même traitement.

"La DGAPR continuera de faire respecter ces dispositions juridiques à l'ensemble des catégories des détenus en préservant la sécurité des personnes et des établissements pénitentiaires, tout en prenant en considération l'éloignement de cette catégorie de détenus de leurs lieux de résidence familiale", ajoute-t-on. Les catégories sus-mentionnées "ne pâtissent d’aucun mauvais traitement", précise encore la Délégation, soutenant que les détenus en question prétendent être des "prisonniers politiques" et utilisent d'autres moyens de pression sur l'administration pénitentiaire pour s’octroyer des privilèges au détriment des autres catégories de détenus, au mépris du principe d’égalité dans le traitement des prisonniers. 

Ainsi dans le but d’attirer l’attention, les détenus en question ont souvent recours à divers moyens de pression, comme grève de la faim, présentation de plaintes mensongères soit directement, soit à travers les médias ou même via des ONG nationales et internationales. Et de conclure que ces détenus jouissent de tous leurs droits (visites familiales, promenade…) et bénéficient de tous les soins médicaux nécessaires auprès des médecins des établissements pénitentiaires ou dans les hôpitaux publics lorsque leur état de santé l’exige (pathologies lourdes, diagnostics complémentaires, ou, au besoin, hospitalisation sur décision du médecin traitant).

               Partager Partager


Nouveau commentaire :
Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook, Twitter ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.

Les internautes peuvent signaler des messages qu’ils estiment non conformes à ces Charte de modération en cliquant sur le bouton « Alerter ».

Fil Info | Lemag | Presse | Tribune | Sahara