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MAP - publié le Mercredi 10 Septembre à 14:44

Le quotidien L'Expression : La chute des prix du pétrole, "un nouveau coup de semonce pour l'Algérie"



Alger - La chute des prix du pétrole sur le marché mondial constitue "un nouveau coup de semonce pour l'Algérie", dont l'économie subit déjà "les répliques ininterrompues" de la dégringolade des cours, écrit mercredi le quotidien local "L'Expression".



"Alors qu'elles sont déjà en chute libre, les recettes pétrolières qui constituent l'essentiel des revenus en devises du pays (environ 97pc) vont encore durement s'en ressentir", souligne le journal dans sa version électronique, notant que les cours de l'or noir ont plongé hier sous la barre des 100 dollars, soit leur plus bas niveau depuis juin 2013.

Cette situation "ne sera pas sans répercussions pour l'économie nationale. Les stigmates sont là. Les murs de la maison Algérie commencent à être lézardés", met en garde l'auteur de l'article, faisant remarquer que la balance commerciale a accusé un déficit de près de 50 pc en 2013 à cause du "seul recul des importations des hydrocarbures combinées à une baisse des prix du pétrole".

Les recettes générées par les exportations d'hydrocarbures ont encore baissé de plus de 2 milliards de dollars durant les trois premiers mois de l'année en cours, poursuit la même source, se demandant si certains projets du Plan de développement économique (2014-2019) auquel a été consacrée une enveloppe de plus de 260 milliards de dollars ''ne se seront pas compromis''.

"Le gouvernement doit-il revoir sa copie? L'Etat doit-il réduire son train de vie? Autant de questions qui sont légitimées par la suppression de l'article 87 bis du Code du travail qui devrait induire des augmentations de salaires qui doivent toucher une majorité de travailleurs", relève encore la publication.

"L'Algérie pourra-t-elle supporter des dépenses colossales de ce type dans une conjoncture pétrolière aussi défavorable? ", s'interroge l'auteur de l'article, faisant observer que l'Algérie "attend toujours ce moment historique: s'affranchir de la rente pétrolière".

Dans son dernier examen annuel de l'état de l'économie algérienne, le Fonds monétaire international avait relevé la "vulnérabilité" du pays aux développements du secteur des hydrocarbures, puisque "le déclin de la production, combiné à une hausse de la consommation interne, mettent sous pression le volume des exportations et aggravent ainsi le risque persistant d'une baisse des cours de pétrole".

Disposant de 12 milliards de barils de pétrole et de 4.000 milliards de m3 de gaz, l'Algérie ne devrait pas être en mesure à l'avenir de maintenir ses volumes d'exportation actuels, d'où l'impératif d'explorer de nouveaux gisements pour préserver sa position sur le marché international des hydrocarbures.

Or, comme le prédisent la majeure partie des experts, l'Algérie est exposée, dans les années à venir, à un risque réel de tarissement de ses gisements, à l'image de la chute libre de la production dans le méga-champ gazier de Hassi R'mel, l'un des plus importants au monde.

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