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Ahmad Karam - publié le Jeudi 7 Février à 19:05

Le procès de Gdeim Izik : Les familles des victimes réclament que justice soit rendue






Le procès de Gdeim Izik : Les familles des victimes réclament que justice soit rendue
Les événements ayant suivi le démantèlement par les autorités marocaines du campement de Gdeim Izik, et qui ont causé la mort de 11 éléments parmi les forces de l’ordre, ont profondément choqué l’opinion publique nationale et internationale. Ainsi, le campement qui, au départ, était érigé par une partie de la population sahraouie pour revendiquer l’amélioration de ses conditions de vie, a été transformé, après sa récupération par des éléments séparatistes s’activant à l’intérieur du territoire du Sahara marocain, en un véritable rassemblement armé.

En effet, ces éléments, armés de sabres et de cocktails Molotov, ont attaqué les éléments des forces de l’ordre. Ces derniers n’ont pas usé de la force excessive, bien qu’ils fussent en position de légitime défense. 11 parmi eux ont par conséquent trouvé la mort et de nombreux autres furent blessés. Il convient de préciser que le profil des auteurs de ces crimes et leur préparation minutieuse rappellent le modus operandi du Front Polisario et celui des dangereuses bandes qui s’activent dans l’espace sahélo-saharien. Suite à ces événements, 24 accusés furent traduits devant le tribunal militaire de Rabat, la juridiction nationale compétence pour réprimer notamment les crimes perpétrés à l’encontre des forces militaires.


Traumatisés par le sort tragique de leurs fils, les familles des victimes se sont organisées dans une coordination pour revendiquer que justice soit faite et que les coupables soient punis conformément à la législation en vigueur. Ainsi, selon les principes de la criminologie, ces familles peuvent à leur tour être considérées comme victimes des actes criminels ayant coûté la vie à leurs fils. Car la notion de victime ne se limite pas seulement à l’individu qui a personnellement fait l’objet de l’acte criminel. D’après Robert Cario, est considérée comme victime « (…) toute personne en souffrance(s). De telles souffrances doivent être personnelles (que la victimisation soit directe ou indirecte), réelles (c’est-à-dire se traduire par des blessures corporelles, des traumatismes psychiques ou psychologiques et/ou des dommages matériels avérés), socialement inacceptables (transgression d’une valeur sociale essentielle ; événement catastrophique) et de nature à justifier une prise en charge des personnes concernées, passant, selon les cas, par la nomination de l’acte ou de l’événement (par l’autorité judiciaire, administrative, sanitaire ou civile), par des soins médicaux, un accompagnement psychologique, social et/ou une indemnisation ». Il en découle que les familles des victimes des événements de Gdeim Izik ont été psychologiquement traumatisées et seule une sanction pénale des coupables peut constituer une réparation psychologique pour ces familles. Ainsi, lors d’une conférence de presse ayant suivi la première audience publique tenue par le tribunal militaire dans cette affaire, la Coordination des familles et amis des victimes des événements de Gdeim Izik, a exigé que « (…) justice soit faite aux victimes conformément aux lois et aux conditions du procès équitable (…) ». Et d’ajouter que « La condamnation des auteurs des actes criminels constitue l’ultime moyen susceptible d’atténuer la souffrance (…) », selon l’agence Maghreb Arabe Presse.

In fine, si la sanction pénale des accusés impliqués dans les meurtres des éléments des forces de l’ordre est de nature punitive vis-à-vis des auteurs des crimes, elle de nature réparatrice pour les familles des victimes.



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