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Agences et Lemag - publié le Mardi 3 Novembre à 15:49

Le prix Goncourt décerné à l'écrivain français Mathias Enard pour "Boussole"



Le prix Goncourt a été décerné mardi à l'écrivain français Mathias Enard, 43 ans, pour "Boussole" (Actes Sud), oeuvre consacrée aux échanges incessants entre l'Orient et l'Occident, a annoncé le jury du plus prestigieux prix littéraire du monde francophone.



Paris (IIe), mardi.  Mathias Enard a reçu leprix  Goncourt pour «Boussole», hymne érudit à l'Orient.  AFP PHOTO / THOMAS SAMSON I Le Parisien
Paris (IIe), mardi. Mathias Enard a reçu leprix Goncourt pour «Boussole», hymne érudit à l'Orient. AFP PHOTO / THOMAS SAMSON I Le Parisien
Les autres finalistes du Goncourt étaient Hédi Kaddour et son roman "Les prépondérants" (Gallimard) -lauréat du Grand Prix de l'Académie française ex aequo avec l'Algérien Boualem Sansal- Tobie Nathan pour "Ce pays qui te ressemble" (Stock) et Nathalie Azoulai, la seule femme du groupe, avec "Titus n'aimait pas Bérénice" (POL). 

Mathias Enard, qui succède à Lydie Salvayre ("Pas pleurer", Seuil), figure désormais sur une liste de lauréats prestigieux dont Marcel Proust pour "A l'ombre des jeunes filles en fleur"(1919), André Malraux "La Condition humaine"(1933) ou plus récemment Michel Houellebecq en 2010 pour "La Carte et le territoire". 

Dans la foulée du Goncourt, le prix Renaudot, autre récompense littéraire francophone très courue, a été attribué à Delphine de Vigan pour "D'après une histoire vraie" (JC Lattès).

Boussole

Insomniaque, sous le choc d'un diagnostic médical alarmant, Franz Ritter, musicologue viennois épris d'Orient, fuit sa longue nuit solitaire dans les souvenirs d'une vie de voyages, d'étude et d'émerveillements. 

Nuit mélancolique et mélodieuse, sur un motif de fugue à deux voix puisque entrelaçant le fil de son attachement pour le grand est (Alep, Palmyre, Damas, Istanbul, Beyrouth, mais aussi l'Iran et le désert), avec celui de sa grande histoire avec Sarah - la passionnée des fous d'Orient - que Franz se raconte, comme pour la réinventer mieux qu'il n'a su la vivre. Tissée de destinations lointaines et de rencontres marquantes au fil de destins voyageurs - séjours universitaires ou archéologiques, débats historiques ou philologiques -, cette histoire est celle d'une main tendue, d'un désir pur de mélanges et de découvertes que l'actualité contemporaine vient gifler. Et le tragique écho de ce fiévreux élan brisé résonne dans l'âme blessée des personnages comme il traverse le livre. 

Voyage autour d'une chambre, panorama d'un double amour impossible, d'un double rendez-vous manqué, Boussole est le témoignage d'une rencontre déterminante, de métissages profonds et d'infernales folies - l'inventaire amoureux de l'incroyable apport de l'Orient à la culture et à l'identité occidentales. Sur le pouvoir et les impuissances de la fascination, sur la solitude de l'esthète et l'élusive préservation des traces, l'auteur de Zone orchestre une quête éperdue et délibérée de l'autre en soi et s'y montre vertigineux d'érudition, irrésistible de mélancolie et déchirant de lucidité.

L'auteur

Né en 1972, Mathias Enard a étudié le persan et l'arabe et fait de longs séjours au Moyen-Orient.
Il vit à Barcelone depuis une quinzaine d'années, interrompues en 2013 pour une résidence d'écriture à Berlin.
Il est l'auteur de cinq romans chez Actes Sud : La Perfection du tir (2003, prix des Cinq Continents de la francophonie ; Babel n° 903), Remonter l'Orénoque (2005), Zone (2008, prix Décembre, prix du Livre Inter ; Babel n° 1020), Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants (2010, prix Goncourt des Lycéens, prix du Livre en Poitou-Charentes 2011) et Rue des Voleurs (2012, prix Liste Goncourt/Le Choix de l'Orient 2012, prix littéraire de la Porte Dorée 2013, prix du Roman-News 2013). Il est également l'auteur de Bréviaire des artificiers (Verticales, 2007) et de L'Alcool et la nostalgie (Inculte, 2011 ; Babel n° 1111) et, chez Actes Sud BD, de Tout sera oublié, roman graphique dont les illustrations sont signées Pierre Marquès (2013).

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