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Amine Mernissi - Marance - publié le Mardi 5 Novembre à 19:19

Le pouvoir algérien serait-il incurable ?






Après la guerre des sables (1963) et Amgala (1976) s’en est-il fallu de peu pour que la poudre parle à nouveau entre le Maroc et l’Algérie ? Loin s’en faut puisque la tension de ces derniers jours est quelque peu retombée. L’Ambassadeur marocain à Alger rappelé la semaine dernière à Rabat pour consultation est retourné à son poste lundi 4 novembre. De l’autre coté, le manifestant marocain ayant escaladé le mur du Consulat d’Algérie à Casablanca et arraché le drapeau en signe de protestation contre les déclarations « provocantes » de Bouteflika à Abuja sur le Sahara marocain, a été traduit en justice et des excuses officielles s’en sont suivies.

Bien. Rendez-vous au prochain épisode… C’est ainsi que depuis 50 ans, Algérie et Maroc vivent au rythme d’une tension exacerbée qui a connu des piques et des détentes, deux affrontements directs et beaucoup d’indirects via Polisario interposé.

La grande différence entre l’Algérie et le Maroc dans ce conflit généreusement entretenu par notre voisin de l’Est, c’est la motivation profonde.  Ce n’est pas juste l’appareil de l’Etat au Maroc qui est seul à se battre pour une cause,  mais bel et bien 35 millions de Marocains qui se battent pour une cause qui leur est chère. Alors que de l’autre coté, en Algérie, à part le pouvoir en place et quelques militaires nerveux, qui verserait une seule goutte de sang algérien pour le Sahara ? Si un jour guerre il y a, (chose que nous ne souhaitons pas évidemment) ce n’est pas contre une armée… mais 35 millions de Marocains convaincus jusqu’à la moelle, qu’il faudra affronter ! Les Marocains pour cette question sont unanimes et surtout prêt à tout. Les Algériens l’ont-ils compris ?

Une plaisanterie circulait à l’époque de l’investiture du premier gouvernement Benkirane. Selon laquelle le Maroc avait nommé en la personne de Saadeddine El Otmani, le meilleur ministre des Affaires Etrangères de son Histoire, car seul capable de comprendre les Algériens étant donné qu’il était de formation… psychiatre !

Avant, pendant et après El Otmani, le pouvoir algérien est-il (toujours) incurable ?



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