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Mohamed Takadoum - publié le Lundi 11 Novembre à 15:40

Le ministre algérien des affaires étrangères confirme la duplicité des gouvernants d’Alger dans leurs relations avec le Maroc




Dans une conférence de presse tenue hier et rapportée par des journaux algériens, c’est en ces termes que le ministre algérien des affaires étrangères a qualifié les relations de son pays avec le Maroc « Les positions de l'Algérie sont constantes et fermes. Nous faisons clairement la distinction entre la question du Sahara occidental qui relève d'un problème de décolonisation et qui est entre les mains des Nations unies, et nos relations bilatérales (avec le Maroc) ». Rien que ça!



Si on suit M Ramtane Lamamra, Alger sépare bien ses relations bilatérales avec notre pays de la question sahraoui. On croit rêver ! Depuis la Marche Verte (38 ans) toute la machine diplomatique algérienne est dirigée contre notre pays au sujet de cette affaire. C’est une guerre diplomatique et économique qui est menée par l’Algérie contre notre pays du fait de la question du Sahara Marocain.

Je rappelle ci-après après ce que j’ai déjà écrit dans un précèdent article sur ce site au sujet de cette guerre menée contre nous par le voisin de l’Est. « Les gouvernants d’Alger hébergent et financent un mouvement sécessionniste contre le Maroc. Ils consacrent des millions de dollars pour ouvrir et faire fonctionner les « ambassades » et autres bureaux du Polisario à travers le monde et financent différents lobbies pour contrer la position marocaine tout en achetant pour de milliards de dollars d’équipements militaires dont une partie bénéficie au Polisario, alors même que les populations sahraouies en territoire algérien à Tindouf en Algérie continuent de vivre dans des conditions misérables en dépit de l’aide internationale notamment européenne qui leur est allouée.http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/comment-l-aide-humanitaire-98152

La course aux armements imposée au Maroc préoccupé d’abord par son développement économique et social et qui ne dispose pas de moyens financiers de l’Algérie (pays pétrolier) vise à l’asphyxier économiquement.

Ce qui est inadmissible et irresponsable aussi, c’est que tout en déclarant officiellement que l’affaire du Sahara Marocain ne les concerne pas, les gouvernants d’Alger font de la défense de la « cause sahraoui », la seule préoccupation de leur diplomatie auprès des autres pays et dans tous les organismes internationaux oubliant au passage tout ce que notre pays a enduré pour l’Algérie voir l’article publié sur ce site à ce sujet http://www.lemag.ma/L-ingratitude-algerienne_a72946.html.

Par ailleurs, pour les média-algériens, l’affaire du Sahara Marocain est une ligne rouge. Aucun média ne peut déroger à la position officielle d’Alger sous peine de voir le journaliste sanctionné d’une manière ou d’une autre et le journal asphyxié économiquement car privé des annonces publicitaires de l’état détenues par les services de la sécurité militaire (encore une aberration algérienne) et récemment transférés à l’état-major de l’armée. Ces mêmes médias traitent notre pays comme un pays ennemi alors qu’il ne l’a jamais été pour l’Algérie.

Côté marocain, avec son arrivée au pouvoir en 1999, Mohammed VI a demandé la normalisation des relations avec l’Algérie. En tant que chef d’état, il a demandé l’ouverture des frontières Est de son pays qui étaient fermées avant son arrivée au pouvoir. Ses appels sont demeurés vains et la main tendue à l’Algérie est restée sans suite car pour les officiels algériens cette normalisation profiterait plus au Maroc qu’à l’Algérie. En fait, la raison est toute autre car cette fermeture des frontières est liée au conflit du Sahara. »

Vu ce qui précède, l’affaire du Sahara marocain est devenue contre toute logique une « affaire nationale » pour les dirigeants d’Alger et non pas comme, ils le déclarent avec duplicité une affaire opposant le Maroc et les séparatistes de Polisario. Avec tout cela, M Ramtane Lamamra vient nous parler de relations bilatérales ; il faut vraiment le faire !
Mais, pouvait-il tenir un autre langage lui qui fait partie de ces diplomates algériens formés dans le sillage de M Bouteflika (ancien ministre des affaires étrangères de l’Algérie dans les années70) dans la détestation du Maroc et le déni de la souveraineté marocaine sur le Sahara.

Cette détestation du Maroc vers laquelle les dirigeants d’Alger essaient malheureusement d’emmener aussi le peuple algérien frère surtout la jeunesse en présentant notre pays comme un pays colonisateur ayant des visées sur l’Algérie, alors qu’avec la récupération du Sahara, le Maroc n’a fait que parachever son indépendance de la double colonisation maroco-espagnole en attendant Sebta et Mélilia. Mais le peuple algérien lui, il sait qui sont ses véritables ennemis.

Concernant les relations bilatérales, elles semblent bien au point mort. A cet effet, il faut rappeler que M Saad Eddine El Othmani ancien ministre des affaires étrangères nouvellement nommé en 2012 à consacré sa première visite à l’étranger à Alger. Ce voyage a abouti à la mise en place d’une commission politique mixte qui devait se réunir deux fois par an, la poursuite des travaux des commissions sectorielles déjà existantes, Agriculture, Eau et Jeunesse et Sports, l’extension de cette démarche à d’autres domaines dont l’Energie, l’Education, l’incitation à la mobilisation de part et d’autre des sociétés civiles et des médias pour un dialogue et des partenariats et, enfin, la réunion de la Grande Commission Mixte avant la fin de l’année 2012.

A ma connaissance, cette commission ne s’est pas réunie, tout est bloqué du fait des gouvernants d’Alger et M El Othmani après avoir quitté son poste de ministre des affaires étrangères n’a pas hésité à écrire en commentant la dernière sortie du président Bouteflika contre le Maroc, que le pouvoir algérien se fait ainsi serviteur fidèle du néocolonialisme qui vise le morcellement des pays de la région» pour mieux les contrôler et en exploiter les moyens.

Tout est dit par un homme connu pour sa mesure et sa discrétion. Comment donc, M Ramtane Lamamra peut-il encore nous parler de relations bilatérales sans un mea-culpa sincère et une révision complète de l’attitude de son pays à l’égard du nôtre, lui qui demande des excuses officielles de notre pays pour un incident dans lequel est mis en cause un simple citoyen au demeurant inculpé pour son geste ?





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