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Adam Sfali - Lemag - publié le Lundi 22 Avril à 13:54

Le ministre algérien de l’intérieur plaide à Rabat pour la séparation du Sahara




Lemag : Daho Ould Kablia, ministre algérien de l'Intérieur et des Collectivités locales, invité à Rabat pour la réunion des ministres de l’intérieur de l’UMA, a déclaré que l'Algérie soutenait les séparatismes par principe, les considérant droits légitimes consacrés par l'ONU.



Daho Ould Kablia
Daho Ould Kablia
«L'Algérie a toujours soutenu le principe de l’autodétermination des peuples comme convenu dans les résolutions de l'ONU et de son Conseil de sécurité».

Ainsi a déclaré Daho Ould Kablia, à propos de la question du Sahara, lors d'une conférence de presse conjointe des ministres de l'Intérieur des pays de l'Union du Maghreb (UMA ), tenu à l’issue de leur réunion, au Maroc.

Ould Kablia a versé dans la provocation de ses hôtes marocains en déclarant depuis Rabat, que son pays soutenait le séparatisme au Sahara, avant de se contredire aussitôt en réclamant à l'issue du Conseil des ministres maghrébins, que l'Algérie «n'est pas une partie dans le conflit du Sahara qui oppose deux parties» a-t-il manipulé.

Il ajouta que son régime «ne nourrit aucune ambition dans cette question qui est sous la responsabilité de l'ONU».

Et le ministre algérien de poursuivre dans la contradiction de ses propos que dès le déclenchement de ce conflit, «l'Algérie a clamé haut et fort son respect pour le principe du droit des populations à se séparer et à disposer d'eux-mêmes», estimant que la solution pour le Sahara doit être trouvée dans le cadre de l'ONU.

Les frontières fermées et cette presse marocaine 'ennemie' du régime algérien

Interpellé sur la question de la réouverture des frontières terrestres entre l'Algérie et le Maroc, le ministre algérien a souligné que cette question était «très importante» nécessitant, néanmoins, a-t-il souligné, «certaines dispositions notamment sur plusieurs questions en suspens».

Il a assuré que «ces questions ne sont pas d'ordre politique, mais ont trait, entre autres, à la résidence, à la propriété et à la circulation».

«Nous devons trouver les mécanismes pour bien préparer cette question qui doit être traitée de façon globale», a-t-il dit, en insistant sur «l'impératif d'un environnement propice».

Daho Ould Kablia a fait remarquer que «la présence au Maroc d'un ministre algérien de l'Intérieur, après plusieurs années d'absence était un signal fort» pour renouer le dialogue avec son homologue marocain, Mohand Laenser, qu'il avait rencontré, ces derniers temps, dans différentes capitales.

Il a, par ailleurs, regretté la manière dont est traitée l'Algérie dans la presse marocaine, estimant que celle-ci met de l'huile sur le feu.

Violation des droits de l'homme en Algérie

Khalid Zerari vice président du CMA
Khalid Zerari vice président du CMA
D'autre part, à une question sur l'arrestation abusive d'un citoyen marocain en la personne de Khalid Zerari samedi à Tizi-Ouzou, Daho Ould Kablia a indiqué que celui-ci «est entré en Algérie en tant que touriste, a participé à une marche non-autorisée organisée par un mouvement qui prêche la sécession d'une partie du territoire algérien».

«Il a été arrêté et aurait du, de par les actes commis, être présenté devant la justice», a-t-il expliqué, ajoutant que «des instructions ont été données pour qu'il soit mis dans le premier avion» à destination du Maroc et interdit d'accès en territoire algérien.

«Un étranger n'a pas le droit de venir soutenir une manifestation non autorisée. Il a transgressé la loi algérienne», a lancé hargneux le ministre algérien.

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