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Farid Mnebhi - publié le Jeudi 19 Avril à 06:04

Le grand drame algérien : de dragon virtuel à nain réel aux plans régional et international (3ème partie)






Pour rappel, mes deux précédents papiers ont traité de la situation politique interne catastrophique en Algérie et du fiasco algérien dans la gestion de la crise malienne et son laxisme dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale dans la région sahélo-saharienne.
Ce nouveau papier s’efforcera, autant que faire se peut, de démontrer que les dirigeants militaires et politiques algériens ne sont nullement intéressés par une amélioration de relations algéro-marocaines et d’en apporter une explication.

C’est pourquoi cette troisième partie de sera intitulée :

III/ le loupé des autorités civilo-militaires algériennes lors obsèques de Ben Bella à l’égard du Maroc.
Ce loupé prouve, si besoin est, la nostalgie des idéologies socialo-nationaliste arabe et marxiste-léniniste-castriste poussiéreuses depuis belle lurette dans laquelle se noient ces autorités algérienne,
Pour rappel, la délégation officielle marocaine de haut rang, dépêchée par le Roi du Maroc à Alger pour assister aux funérailles du défunt Ahmed Ben Bella, s’était retirée dans la colère de la cérémonie après voir pris acte de la présence du séparatiste Mohamed Abdelaziz chef du Polisario.

Cette bourde diplomatique algérienne constitue en elle-même la preuve formelle que les militaires et certains cercles politiques et financiers algériens s’agrippent fermement à leur polisario de service.
Ce loupé est intervenu également à la veille des discussions du Conseil de Sécurité de l’ONU sur la question du Sahara marocain et peut être assimilée à une tentative puérile des services algériens de compromettre le Premier Ministre marocain dans un simulacre de normalisation avec les séparatistes du polisario et, par voie de conséquence, influencer un vote qui sera logiquement contre leur souhait malsain.
Ce raté magistral de la DRS algérienne résulte d’une mauvaise lecture de la position du PJD à l’égard de la souveraineté et de l’intégrité de territoriale marocaine.

En effet, les experts de la DRS ont estimé, à tort, que le PJD serait plus enclin à se rapprocher de leurs thèses que les autres partis marocains. La réponse a été ferme, cinglante et sans appel : concernant la cause nationale marocaine, il n’y a pas et il n’y aura aucune marge ou concession sur cette question.
J’attire l’attention du lecteur sur le fait que le concept de puissance occupante, tel que défini par le règlement de La Haye de 1907 et la IVème Convention de Genève de 1949 ainsi que droit coutumier, s’entend d’un Etat qui occupe partielle ou totalement le territoire d’un autre.

Cependant ce concept n’a aucune relation avec la situation du Sahara où il n’y a jamais eu guerre avec un autre Etat, ni occupation du territoire de ce dernier.

Aussi, le Sahara, qui fait partie intégrante du Maroc depuis des immémoriaux, la parenthèse coloniale ne pourrait en aucun cas rompre l’allégeance ancestrale des populations sahraouies aux souverains marocains.

Je m’arrêterais un instant pour faire un rappel historique sur les origines de la haine que voue le régime algérien à l’endroit du Maroc.

Il convient de rappeler tout d’abord que le Maroc a été dépecé en 1912 en une zone française, une zone espagnole au nord et au sud (Tarfaya), une zone internationale (Tanger) et le Sahara, sous tutelle de l’Espagne.

A ce démembrement du Maroc, Il faut noter que les frontières avec l’Algérie n’étaient pas définies au Sud de Figuig et cela est confirmé par le Traité de Lalla Maghnia, de 1885.

Cette question des frontières avec l’Algérie a été soulevée avec le représentant de la France, l’ambassadeur Alexandre Parodi envoyé par De Gaulle, en 1958, afin d’ouvrir des négociations avec le Maroc sur les frontières au-delà de Figuig.

Feu Sa Majesté Mohammed V, refusant de donner un coup de poignard dans le dos des algériens, demanda qu’on fasse appel au gouvernement provisoire algérien dirigé par Ferhat Abbas pour signé un accord établissant que les frontières héritées du colonialisme ne seraient pas opposables au Maroc. Cet accord fut signé à Mohammedia la même année

On sait ce qu’il est advenu de cet accord après l’indépendance de l’Algérie. Benyoucef Benkhadda puis Ben Bella ont tout simplement renié cet accord faisant de l’Algérie un Etat parjure.

C’est pourquoi, les dirigeants algériens ne changeront jamais de position au sujet du sahara marocain. C’est enraciné dans leur esprit. Ils ont une dent et une haine contre le Maroc.

Cette animosité est basée sur leur parjure, leurs défaites militaires lors de la guerre des sables et celle au sahara (Amgala et surtout Bir Lahlou, en 1975, où 4.000 à 5.000 soldats algériens étaient encerclés. Il a fallu les interventions d’Houphouët-Boigny, de Senghor, des rois d’Arabie et de Jordanie pour demander à Feu Sa Majesté Hassan II de sauvegarder la dignité de Boumedienne et de laisser la soldatesque algérienne retourner en territoire algérien) ainsi que leur incapacité à faire plier le Maroc sur les plans économique, politique, diplomatique et militaire.

Les dirigeants algériens vivent encore à l’heure de Brejnev, de Tito, de Ceausescu, de Mao et de bien d’autres têtes brûlées qui ont marqué leur époque par leur politique d’isolement et leur idéologie fondée sur les discours incendiaires.

La médiocrité des relations algéro-marocaines s’explique par le fait que l’Algérie n’a pas de passé plus lointain que 1962 pour prendre du recul et de l’élan pour y revenir puiser la sagesse que dictent les besoins mutuels de deux pays voisins afin d’aller de l’avant, côte à côte et la main dans la main vers un avenir meilleur et qu’elle continue de s’engluer dans une politique de négation installée par le FLN depuis son indépendance à l’égard du Maroc.

Enfin, l’insistance du régime algérien à apporter au polisario un appui stérile n'augure rien de bon pour les algériens eux mêmes:

En effet, si les élections du 10 mai 2012 venaient à s'avérer pipées et que les promesses de changements devenaient de simples paroles en l'air, il est certain que le peuple algérien descendra dans la rue et qu’une partie de l'armée refusera de collaborer. Aussi les troupes des séparatistes du polisario seront-elles appelées par leurs sponsors, pour faire la sale besogne : mater la population algérienne.
En conclusion, et à la lumière de ce qui précède, il est évident que l’incident des funérailles de feu Ahmed Ben Bella, comporte suffisamment de messages explicites pour effacer tous les doutes sur les véritables intentions de l’Algérie à l’égard du Maroc.

De plus, il semble que l’Algérie interprète la politique marocaine de rapprochement comme de la faiblesse ou même de la crainte. Ce qui est totalement faux.

A choisir entre le Maroc, pays avec lequel l’Algérie partage une longue histoire commune, et le polisario, création des services de renseignement algériens, les dirigeants algériens ont opté il y a bien longtemps pour l’hostilité envers leur voisin de l’Ouest et le patronage de la partition de son territoire.

Il est donc impératif, dans un cas comme dans l’autre, de lui tourner le dos et d’oublier que nous avons des voisins de ce côté-ci d’où ne nous vient qu’un peu trop de mal : guerre des sables ; expatriation de 45000 marocains, séquestration de Marocains dans des camps de concentration à Tindouf, soutien et armement de séparatistes contre la souveraineté du Maroc, alimentation du marché marocain en drogues dures, sirocco. Ce que l’on ne sait pas, serait peut-être plus mauvais encore.

En effet, si l’Algérie refuse de répondre aux appels d’amitié lancés par le Maroc, c’est qu’elle mijote en secret quelque sale coup ou qu’elle est malintentionnée et le Maroc se doit d’être prêt et vigilant pour lui apporter toutes les réponses idoines.

Il est clair que cette tenace et incompréhensible hostilité de certains cercles algériens à l’égard du Maroc ne pourra que disparaître donc qu’avec la disparition de ces derniers.

Que le régime algérien sache que les succès diplomatiques et les avancées réalisées sur les terrains économique; social ainsi que l’ouverture démocratique, les réformes socio-politiques structurelles et les divers chantiers économiques d’envergures lancées constituent, grâce à l’intelligence et la sagesse du souverain marocain, les meilleures réponses du Maroc ses aspirations déstabilisatrices.



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