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Farid Mnebhi - publié le Jeudi 19 Avril à 10:30

Le grand drame algérien : de dragon virtuel à nain réel aux plans régional et international (2ème partie)






Pour rappel, mon précédent papier a traité de la situation politique interne catastrophique en Algérie et ce, à la veille des législatives du 10 mai 2012.

Ce deuxième papier tentera de faire la lumière sur :

II/ le fiasco algérien dans la gestion de la crise malienne et son laxisme dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale dans la région sahélo-saharienne.

Aujourd’hui, nul ne peut nier que les autorités civilo-miitaires algériennes ont une grande responsabilité dans la déstabilisation et l’insécurité qui règne dans les pays de la région sahélo-saharienne.

Cette responsabilité est la résultante du laxisme, de la corruption, de l’hégémonisme, de l’incapacité et de la peur dans laquelle se morfondent ces mêmes autorités.

En effet, comment peut-on expliquer raisonnablement que l’Algérie, qui partage une frontière de plus de 1300 kms avec le Mali, avec toute sa puissance militaire a été dans l’incapacité totale de stopper l’avancée des rebelles touaregs indépendantistes du MNLA, des terroristes d’Ansar Dine, du polisario et d’AQMI au nord du Mali à partir de son territoire ?

La réponse est vite faite. Il existe une probable complicité des autorités algériennes en raison des bénéfices qu’elles peuvent en tirer de cette opération de déstabilisation et du dépeçage d’un Etat souverain.

De plus, il est à souligner que la coopération en matière sécuritaire entre Alger, Bamako, Niamey et Nouakchott n’a jamais été prouvée sur le terrain et ce, malgré la création d’un Etat-Major opérationnel conjoint (CECOM).

Pourtant, l’Algérie, avec un budget militaire conséquent et des forces militaires et sécuritaires largement suffisantes mais aussi en coopération sincère avec les pays de la région, aurait pu non seulement écraser les terroristes d’AQMI mais aussi contrôler efficacement tout son territoire saharien et mettre un terme à toute menace contre les autres Etats qui lui sont limitrophes.

S’agissant de la lutte contre les terroristes d’AQMI et certains mouvements touaregs qui lui sont inféodés on peut affirmer qu’elle est pratiquement nulle et inexistante.

Cette stratégie du laissez faire pour AQMI et de déstabilisation du Mali est compréhensible et s’expliquent par la volonté d’Alger de diriger les militants d’AQMI présents sur son sol et qui lui sont inféodés vers le Mali, de créer par ricocher une zone de non droit au nord Mali afin d’assurer la pérennité de la criminalité transnationale, notamment le trafic de drogues dures, dans lequel sont impliqués de pontes algériens, de s’assurer du contrôle du nord Mali par les combattants d’AQMI afin d’avoir la main mise dans la prospection et l’exploitation en toute liberté du riche potentiel en gaz et pétrole malien, d’annihiler les revendications indépendantiste ou autonomiste des Kabyles en laissant libre les terroristes de perpétrer des attentats, enlèvements, meurtres et semer insécurité en Kabylie et enfin de renforcer ses liens solides avec le MNLA, pour éviter toute contagion autonomiste ou indépendantiste des touaregs dans le sud algérien.

C’est pourquoi, il est certain que si le pouvoir algérien persiste dans l'immobilisme que lui imposent les mandats présidentiels à vie, l'équation à laquelle le pays risque d'être bientôt confronté va être dramatique.

Cela ne fait-il pas quelque 20 années que l’Algérie, baigne dans le sang d'un terrorisme sans fin et que les Kabyles et les Touaregs demandent en vain plus de droits et liberté ?

La réponse de ces peuples à cette équation risquerait d’être cinglante notamment lors et après les législatives qui s’annoncent d’ores et déjà tronquées et qui favorisent la perduration d’un régime honni par le peuple algérien.

C’est ce fiasco dans la gestion sage et responsable des revendications légitimes de touaregs et des kabyles et l’absence d’une lutte efficiente contre le terrorisme et de la criminalité transnationale avec l’ensemble des acteurs de la région, sans exclusion aucune, qui conduiront à la perte le régime algérien et qui devrait interpeler la communauté internationale.

Tous les ingrédients d’une explosion sociale doublée d’une insécurité totale sont donc bien présents et menacent sérieusement la sécurité et la stabilité de tous les pays voisins.

L’épouvantail d’un ennemi ou d’une menace extérieur ne pourra en aucun cas justifier le désastre social et économique qui prévaut en Algérie. Le peuple algérien le sait et attend le moment propice pour réagir et récupérer son indépendance confisquée depuis 50 ans et se réapproprier son histoire pour en faire une lecture véridique.

Il serait vain pour le conglomérat militaro-financier qui gère l’Algérie comme une société de droit privé de mettre en avant un pseudo ennemi intérieur ou extérieur pour pérenniser leur main mise sur les richesses du pays. Le peuple algérien a compris, les chaînes satellitaires, Internet et les SMS sont accessibles et rapportent au quotidien une réalité de la situation désastreuse dans tous les domaines qui prévaut dans leur pays.



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