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MAP - publié le Mardi 29 Septembre à 17:03

Le gouvernement social-démocrate de Lofven, une succession de maladresses depuis son investiture il y a un an






Rabat - Le projet de loi suédois visant à reconnaître la fantomatique république sahraouie est une nouvelle manifestation de l'inexpérience du gouvernement minoritaire de Stefan Lofven, et la preuve d'une nouvelle maladresse diplomatique à l'égard d'un pays qui constitue, de l'avis même d'experts suédois, un modèle de réussite après le printemps arabe et un acteur majeur dans la lutte anti-terroriste dans la région MENA.
Ce projet de loi témoigne d'une totale méconnaissance du dossier du Sahara marocain et constitue une interférence fâcheuse dans un processus de paix mené par les Nations Unies dans l'espoir de mettre fin à un conflit qui entrave le développement socio-économique de la région.

Pis encore, au moment où la communauté internationale a salué l'initiative du Maroc d'accorder une large autonomie aux provinces du sud pour régler définitivement la question du Sahara, la Suède a choisi de se démarquer en soutenant les thèses des séparatistes, dont l'instrumentalisation mercantile du conflit n'est plus à démontrer.

En effet, une enquête diligentée par l'Office européen de lutte anti-fraude (OLAF) a démontré que les aides accordées par l'UE aux séparatistes ont été détournées. 

Des conclusions qui ne semblent pas avoir fléchi la position du gouvernement de Lofven et des différentes parties qui soutiennent les thèses mensongères du Polisario et qui sont connues pour leur sensibilité aux sirènes bêlantes du gauchisme.

Le détournement des aides de l'UE et le silence maintenu pendant huit ans sur les conclusions de l'enquête constituent "un scandale" que la Suède devrait dénoncer, a souligné récemment le journaliste suédois Bengt Nilsson, qui a affirmé que la Suède ne semble pas prête à adopter cette position, puisque "la gauche soutient le Polisario et n'est probablement pas intéressée par les escroqueries" du mouvement séparatiste.

C'est ainsi que les contribuables suédois ont financé, sans le savoir, le terrorisme en Afrique du nord à travers les aides destinées aux Sahraouis vivant dans des camps en Algérie et qui ont été détournées par le Polisario, a relevé l'écrivain et journaliste suédois.

"Dans la pratique, nos impôts sont utilisés pour financer la criminalité et le terrorisme en Afrique de l'Ouest", a expliqué le journaliste, qui souligne que la vulnérabilité des habitants des camps de Tindouf en Algérie facilite leur recrutement par des groupes terroristes comme Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), qui a longtemps été impliqué dans les enlèvements, la traite des êtres humains et la contrebande d'armes et de drogue dans la région.

Le journaliste a également mis en garde contre une éventuelle reconnaissance par la Suède ''d'une organisation terroriste qui prétend représenter le peuple du Sahara".

Pour qu'un pays obtienne la reconnaissance diplomatique, un certain nombre de critères doivent être respectés, a encore insisté le journaliste suédois, à savoir que ce pays doit avoir un territoire défini, une population permanente et un gouvernement qui contrôle le territoire.

Or, note Nilsson, le polisario 'ne répond à aucune de ces exigences", ajoutant que le débat en Suède "sur le Maroc et le Sahara témoigne d'une immaturité politique et d'une mauvaise connaissance des réalités politiques".

Un constat que partage aussi l'expert suédois Magnus Norell, qui a affirmé qu'AQMI recrute ses membres parmi les éléments du Polisario dans les camps de Tindouf en Algérie.

Intervenant lors d'une rencontre initiée par le think tank "Stockholm Free World Forum" (SFWF), Norell a souligné qu'AQMI, qui recrute ses membres parmi les éléments du Polisario dans les camps de Tindouf, collabore avec d'autres groupes terroristes, comme les Chebab de Somalie. 

Selon Norell, conseiller auprès de la Fondation européenne pour la démocratie, basée à Bruxelles, l'AQMI a recruté récemment un haut responsable du Polisario pour perpétrer des attentats au nom de ce groupe dans certains pays, dont le Niger.

Autre fait troublant mais révélateur de l'inexpérience du gouvernement suédois est le revirement inexplicable de la position de Stockholm vis-à-vis du conflit sur le Sahara. Or, il y a près d'un an, la ministre suédoise des Affaires étrangères, Margot Wallstrom, avait indiqué que son pays 'appuie le processus de négociations en cours pour le règlement de la question du Sahara mené sous l'égide des Nations unies''.

La chef de la diplomatie du pays scandinave a même souligné 'qu'il faut aussi écouter la voix de ceux qui sont contre l'option du séparatisme'', ajoutant que 'la question du Sahara n'est pas du tout comparable avec la question palestinienne'', en allusion aux appels lancés par les ennemis de l'intégrité territoriale du Royaume du Maroc qui estiment que la Suède devrait reconnaître la fantomatique 'rasd'' après avoir reconnu l'Etat de Palestine.

Des propos que même la ministre semble avoir oublié, sous la pression des soutiens des séparatistes nostalgiques d'une ère révolue. Côté polémique, la ministre suédoise n'en est pas à son coup d'essai, puisqu'elle avait récemment défrayé la chronique en s'immisçant dans les affaires intérieures de l'Arabie Saoudite et en tenant des propos peu amènes frisant le ridicule.

Une position qui a entraîné le retrait de l'ambassadeur saoudien, une forte condamnation des ministres arabes des Affaires étrangères des propos de la ministre et la détérioration des relations commerciales entre les deux pays, au grand dam du secteur privé scandinave.

En adoptant une telle position hostile, le gouvernement suédois donne la preuve d'une myopie politique et d'un contresens diplomatique flagrant à l'égard d'un pays considéré par l'ensemble des partenaires européens et la communauté internationale comme un acteur majeur dans la lutte contre le terrorisme et le radicalisme.

Un avis que partage la théologienne suédoise Annika Borg, qui a souligné récemment que le Maroc "a réussi" à lutter contre la radicalisation grâce à des efforts déployés sur deux fronts: "la vigilance de ses services de sécurité et la promotion de la tolérance à l'égard des autres religions".

Dans un article publié par le site web Detgodasamhallet, Borg, qui est aussi prêtresse dans l'église suédoise, relève qu'aujourd'hui, "le savoir-faire religieux du Maroc est sollicité par de nombreux pays musulmans et européens face aux menaces de radicalisation et de terrorisme".

"Contrairement à des pays comme le Maroc, la Suède a une approche tout à fait naïve de l'extrémisme et de ses conséquences. Ce n'est que récemment que la sensibilisation quant à sa complexité et à ses menaces vient d'être lancée en Suède", note la théologienne, qui souligne l'importance "d'apprendre davantage sur les efforts efficaces" déployés par les institutions religieuses et les services de sécurité du Maroc, dont le Bureau central d'investigations judiciaires.

Même lecture a été faite par chez Bengt Nilsson, pour qui le Maroc est "l'un des rares pays de la région à lutter activement contre les terroristes islamistes".

C'est dans ce sens que "le Maroc doit bénéficier du soutien de la Suède dans sa lutte contre le terrorisme islamiste", a-t-il ajouté dans un article publié par le quotidien suédois ''Svenska Dagbladet'', relevant que l'attaque terroriste perpétrée à Paris "constitue un rappel brutal de combien il est important pour les pays européens de choisir les bons alliés dans le reste du monde".

Le conflit du Sahara dit 'occidental'', rappelle-t-on, est un conflit imposé au Maroc par l'Algérie qui finance et qui héberge sur son territoire à Tindouf le mouvement séparatiste du Polisario.

Le Polisario soutenu par le pouvoir algérien revendique la création d'un Etat factice au Maghreb. Cette situation bloque tous les efforts de la communauté internationale pour une intégration économique et sécuritaire régionale.

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