Suivez-nous
 | © icondock.com
 | © icondock.com
 | © icondock.com
 | © icondock.com
 | © icondock.com
 | © icondock.com
 | © icondock.com
 | © icondock.com


Le festival de Fès des musiques sacrées du monde primé par la Fondation Ousseimi de tolérance


MAP - publié le Lundi 12 Juin 2006 à 15:00 modifié le Lundi 12 Juin 2006 - 15:00

Fès - Le rideau est tombé, samedi soir, sur le 12ème festival de Fès des musiques sacrées du monde (2-10 juin), une édition qui a reçu le prix de la Fondation Ousseimi de tolérance.



Placée sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, cette édition, organisée par la Fondation "Esprit de Fès" sous le thème "harmonies", a été une véritable consécration de par la programmation artistique riche et diversifiée et du public nombreux qu'elle a drainé au fil des jours.

Cette rencontre à la fois nationale et internationale, qui donne son prochain rendez-vous du 1er au 9 juin 2007, est reconnue dans le monde entier comme un carrefour de dialogue inter-culturel et de tolérance.

Désigné en 2001 par l'ONU en tant que l'un des événements majeurs ayant contribué remarquablement au dialogue des civilisations, le festival de Fès des musiques sacrées du monde s'est vu attribuer cette année une autre consécration, celle de la Fondation Ousseimi de tolérance en reconnaissance pour sa contribution pacifiante à un monde plus tolérant, grâce au partage des valeurs communes et universelles véhiculées par les diverses musiques interprétées lors de ce rendez-vous hors pair.

Basée à Genève, la Fondation Ousseimi a pour missions, entre autres, d'aider les institutions humanitaires dans tous les domaines, les étudiants universitaires méritants, les victimes de calamités, et de catastrophes naturelles. Elle a également pour but de soutenir des projets concrets dans des pays en développement et la formation professionnelle.

La cérémonie de clôture du festival a été rehaussée par l'extatique prestation de l'artiste malien Salif Keita et son groupe de danseuses chanteuses et musiciens.

Ce prince descendant de Soundiata fondateur de l'empire Mandingue au 12ème siècle a marqué de sa voix puissante et claire cette ultime soirée faite de rythmes et de transe de la grande Afrique.

Le prince rebelle devenu musicien, ce noir de peau blanche parce que Albinos a électrifié son public faisant de son concert une synthèse de toutes les influences récoltées au cours de sa longue odyssée musicale faite de passion pour les chants griots et la poésie itinérante qui se transmet par les traditions orales de génération en génération.

Acclamé, l'artiste du mouvement afro, natif du Mali en 1949, a milité à Bab Makina pour la paix dans le monde à travers sa voix puissante et exceptionnelle et par le biais de la musique africaine qu'il a composée en comme passerelle entre les hommes et les contrées.

L'émotion continue en intensité lorsque des enfants marocains et français ont chanté en choeur. Cette prestation qui est une création inédite en partenariat avec l'Institut français de Fès dans le cadre de la coopération éducative a été dirigée par les artistes français Romain Didier et Enzo Enzo.

Chantant de manière angélique à l'unisson, le choeur des enfants a complété le tableau pittoresque de cette journée de clôture pleine de messages forts et de symboles à laquelle ont auparavant pris part au musée Batha, trois cantatrices la Marocaine Karima Skalli, la Tunisienne Leila Hejaiej et l'Algérienne Nassima qui ont présenté en commun et artistique l'art et la culture du grand maghreb.

Ont notamment pris part à la cérémonie de clôture Mohamed Kabbaj, président de la fondation "Esprit de Fès", Mohamed Rharrabi, wali de la région Fès-Boulemane, gouverneur de la préfecture de Fès et des membres de l'ambassade de France à Rabat.



           





Derniers tweets