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Centre d’Etudes Internationales - publié le Vendredi 27 Juillet à 13:18

Le développement des parcs éoliens au Maroc




Conscient de la pertinence des parcs éoliens dans un monde qui vit au rythme de la rareté des énergies fossiles, le Maroc a affirmé très tôt sa volonté de devenir l’un des hauts lieux de l’énergie éolienne dans le monde. Servant à produire un courant électrique alternatif alimentant les réseaux électriques, l’éolien implique désormais une dynamique de concurrence face aux domaines, nucléaire et hydroélectrique. Les autorités marocaines s’efforcent aujourd’hui de privilégier cette énergie renouvelable, inépuisable et non polluante, afin de garantir à la population l’énergie suffisante d’une part, à la bonne marche de divers secteurs économiques du pays, et d’autre part, à la consommation domestique, et ce, tout en produisant proprement. Ainsi le Maroc confirme-t-il l’inscription de sa stratégie énergétique à long terme dans une perspective respectueuse de l’environnement, conformément aux standards internationaux, tout en se fondant dans la stratégie globale de développement durable mise en œuvre dans le royaume depuis plus d’une décennie.



Le développement des parcs éoliens au Maroc
Pour subvenir aux besoins du royaume en matière énergétique, et dans une perspective soucieuse de retombées à long terme, le Centre marocain de Développement des Energies Renouvelables (CDER) a réussi à créer le bassin éolien Abdelkhalek Torres. Comprenant le parc éolien d’Al Koudia Al Baïda et un parc modèle, exploité par l’Office National d’Electricité (ONE), le bassin Abdelkhalek Torres a été inauguré par le souverain le 10 mai 2000. Depuis cette date, le Maroc s’est lancé dans de nombreux projets pharaoniques similaires. Soucieuses des impacts positifs sur la facture énergétique, les autorités marocaines ont fait du développement des parcs éoliens une priorité. Eu égard à une capacité énorme, le Programme marocain intégré de l’énergie éolienne envisage de porter la puissance installée de quelque 300 MW aujourd’hui, à travers trois parcs, à 2000 MW à l’aube de la prochaine décennie.

En exploitant sa position géographique pour investir dans les énergies renouvelables, le Maroc se montre conscient des défis futurs. De tels investissements sont jugés « intelligents » et « profitables » pour les générations actuelles, mais surtout pour celles de l’avenir. Etant donné que la côte Atlantique du royaume, allant vers la Mauritanie s’étend sur plus de 2000 kilomètres, une densité de puissance installée de moins de 2.4 MW/Km² sur une partie de ce territoire pourrait suffire, à en croire une étude réalisée par Benoit Lambert en 2003, à produire annuellement plus de 1000 TéraWatt par heure. Cette production équivaut à près de la moitié de la consommation annuelle de l’Union européenne, en l’occurrence, 2300 TéraWatt par heure. Ce potentiel représente plusieurs dizaines de fois les besoins réunis des pays d’Afrique du Nord. Ainsi, fort du volontarisme d’un Etat marocain soucieux de répondre dès maintenant aux problèmes énergétiques risquant de se poser à l’avenir,  le développement de l’énergie éolienne au royaume permettra non seulement de subvenir, de surcroît grâce à une énergie propre, aux besoins nationaux, mais également d’exporter le surplus vers le voisinage maghrébin. De cette manière, en plus d’assurer aux citoyens marocains l’autonomie énergétique, ce projet d’envergure ambitionne de transformer le pays en un leader régional dans le secteur des énergies renouvelables.

Vu sa stabilité politique et son insertion dans le dynamisme international, tous les projets lancés par le Maroc dans le domaine éolien ont suscité l’intérêt des grands consortiums internationaux. Ceux-ci entrent dans une concurrence rude espérant emporter ces marchés.

En définitive, si le Programme marocain intégré de l’énergie éolienne prévoit de nombreux parcs éoliens qui porteront la puissance électrique installée d’origine éolienne de 280 MW actuellement à 2000 MW en 2020, c’est que les pouvoirs publics marocains ont estimé le moment venu de se tourner vers les questions d’avenir et de répondre aux préoccupations naissantes des Marocains en termes de droits de troisième génération, tout en participant à la pérennisation d’un bon climat économique dans le pays. En effet, grâce à cette politique, le Maroc sera en mesure de réduire ses importations d’énergie en économisant annuellement 2,5 millions de tonnes de pétrole combustible, et ce, tout en évitant l’émission de près de 9 millions de tonnes de dioxyde de carbone par an. De la sorte, le royaume compte assurer son indépendance énergétique, s’imposer comme leader maghrébin, voire méditerranéen, en matière d’énergies propres, en plus de donner l’exemple en matière de préservation de l’environnement et de développement durable. Un tel choix, décidément tourné vers l’avenir, ne peut être, même à moyen terme, que générateur de bienfaits à la fois sur les entreprises et sur les citoyens marocains.



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