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Thèse de doctorat par Hassan Majdi
« Le culte des saints et les pèlerinages des Juifs du Maroc ».
Dans le cadre des « Etudes Juives et Hébraïques » Sous la direction du prof Ephraïm Riveline
17 Décembre 2009 - Université Paris 8, Saint – Denis France
AVIS DE SOUTENANCE DE DOCTORAT - PRATIQUES ET THEORIES DU SENS
En vue de l’obtention d’un Doctorat NR Université Paris 8
Bureau des thèses G 117
Saint-Denis, le 10 décembre 2009 (Arrêté ministériel du 07 août 2006)
Discipline :
ETUDES JUIVES ET HEBRAIQUES
HASSAN MAJDI
Titre de la thèse : Le culte des Saints et les pèlerinages des Juifs au Maroc.
ECOLE DOCTORALE :
Membres du Jury :
Monsieur EPHRAIM RIVELINE (Directeur de recherche à Paris 8)
Monsieur ARRIK DELOUYA (CONSULTANT)
Monsieur DANIEL FRIEDMANN Chercheur au CNRS Paris
Monsieur MOHAMMED HATMI Université Sais Fès
Date prévue : le jeudi 17 décembre 2009 à 10h30
Lieu : UNIVERSITE PARIS 8 salle : B 106
Dr. Arrik Delouya (Ph.D-Sociology)
Sociologist Research Worker & Writer
Président des Permanences du Judaïsme Marocain
Fondateur de l'Association Israélienne pour la Préservation, la Diffusion & le Rayonnement du Judaïsme Marocain
Hassan MAJDI
Résumé d’une thèse intitulée : Le culte des Saints et les pèlerinages des Juifs du Maroc, préparée sous la direction de Monsieur le Professeur Ephraïm Riveline et sous le coaching d’Arrik Delouya, Docteur en sociologie et chercheur
En vue de l’obtention d’un Doctorat NR
Discipline : Etudes juives et hébraïques
La vénération des saints personnages, le pèlerinage à leurs sanctuaires et le recours à leur protection, largement répandus chez les Juifs du Maroc, reste l’une de leurs caractéristiques culturelles la plus importante. Au moindre malaise, ils font appel aux saints protecteurs et ne manquent aucune occasion pour se rendre sur leurs tombeaux et implorer leur protection et leur bénédiction. Ce culte hagiographique prédispose les Juifs du Maroc à avoir des saints personnels. Ce besoin de lier sa vie à une figure hagiographique, source de réconfort et de sécurité pour l’individu et pour la collectivité, est si fort que les saints surgissent de partout, et surtout au moyen des visions oniriques. Chaque individu ou la famille entière a son saint protecteur qu’il vénère particulièrement. Ce lien bilatéral n’empêche pas le fidèle d’implorer d’autres saints. Il en est de même pour les habitants des localités ayant leur saint patron qui exerce son pouvoir et sa protection sur la région et que l’on nomme : « Moul El-Blad » ou saint patron. On trouve ainsi à Casablanca, Rabbi Eliyahu, à Marrakech, Rabbi Hannaniah Ha-Cohen, à Fès, Rabbi Yehuda Ben’- Attar. Les habitants invoquent leur protecteur à tout moment et gratifient leurs enfants de son nom afin de leur assurer sa bienveillance.
Ces cultes populaires juifs présentent d’évidente analogie avec les cultes maraboutiques du Maroc. La coexistence harmonieuse et millénaire des Juifs et des Musulmans du Maroc, et leur recours indépendant au même phénomène culturel, ont donné naissance à des usages communs, sans que chacun des deux groupes ait pour cela renoncé à son droit de cultiver séparément des voies personnelles et fonctionnelles dans la création de ses saints.
Au terme des spécificités locales de ce phénomène hagiographique, nous tenterons de répondre aux questions suivantes :
Pourquoi la sainteté juive, puisant ses origines dans un passé lointain et dans des mythes très anciens, a-t-elle connu un succès si durable au Maroc ? »
Sous quelles influences, cette sainteté juive s’était-elle développée ? Et la commune dévotion rendue à des saints, s’impose-elle par le phénomène même de l’hagiographie ou résultent-elle de la coexistence et de l’influence réciproque ?
En examinant l’ensemble des croyances et coutumes religieuses spécifiques aux Juifs du Maroc dans le domaine du culte des saints et en analysant ses aspects contemporains, nous constatons que le Maroc, pour l’hagiographie juive est un vaste espace où se mêlent, dans les pratiques et les rites, l’animisme, la magie, la superstition, les phénomènes pseudo religieux, la médecine, des formules magico-religieuses, des pratiques d’incantation et d’exorcisme…
Si le culte des saints est un phénomène universel, pour les Juifs du Maroc il est particulièrement berbère depuis l’aube du temps. Il n’a fait qu’adopter, successivement les couleurs des trois religions monothéistes. Sa nature parareligieuse et hérétique est gardée.
Pour comprendre le phénomène et ses aspects contemporains, il faut d’abord rechercher, comment l’Islam et le Judaïsme évoluent dans le cadre local. L’introduction dans l’Antiquité du judaïsme au Maroc, sa propagation chez les autochtones dont une partie est, en outre, gagnée au christianisme, l’attachement des nouveaux monothéistes, des gens très frustes, aux vieilles superstitions païennes doivent, au moins dans les premiers temps, faire souvent confondre des rites qui relèvent de croyances différentes. Enfin, la plupart des membres des divers groupes religieux appartiennent à la famille berbère ou ont des attaches avec elle, de sorte qu’ils gardent bien des points de contact. Plus tard, la lutte pour résister aux convertisseurs musulmans accentue, vraisemblablement, la fréquence des rapports entre païens, juifs et chrétiens. Puis, lorsque la religion orientale réussit à s’implanter dans le pays, le christianisme disparaît peu à peu, le Judaïsme reste alors seul en face de l’Islam. Mais celui-ci est contraint de s’adapter à la mentalité berbère. Ainsi que l’a écrit Michaux-Bellaire, si les religions modifient les peuples, les peuples modifient aussi les religions.
Méthodologie :
Il est à préciser de prime abord que le champ de cette recherche est le judaïsme marocain dans sa totalité expressive, celui qui subsiste ici au Maroc depuis 2200 ans, celui qui est dispersé et implanté en occident et de façon majoritaire en Israël.
Ce travail est essentiellement l’illustration d’un travail sur le terrain poursuivi pendant plus de cinq années. Durant cette période, nous avons interviewé plusieurs informateurs répartis sur tout le territoire du Maroc.
Le travail sur le terrain fut mené grâce à l’aide du CRJM (Centre de Recherche sur le Judaïsme Marocain) et de l’association parisienne APJM (Permanences du Judaïsme Marocain). Cette recherche a pu être menée grâce au concours de son président - fondateur Robert Assaraf. Mon étude offre une liste exhaustive des saints juifs au Maroc, elle met en lumière la trame de leurs rapports avec la communauté de leurs fidèles, et dégage les fondements idéologiques qui nourrissent cet attachement lequel peut assurer la perpétuation de ce culte. Nous nous sommes largement attardés sur la description du culte et sur la narration de nombreux prodiges, permettant ainsi de mettre en relief les valeurs et les concepts qui sous-tendent ce phénomène dont l’influence est grande sur l’ordre communautaire et social.
Ce travail n’est pas une recherche historique et ne se consacre pas à l’étude biographique des saints. Il ne prétend pas non plus aborder la sociologie, la psychologie sociale ou la science des religions, bien qu’on y trouve des éléments de ces disciplines. C’est plutôt une recherche qui tente de présenter ce phénomène important du culte des saints, exercé de nos jours encore, par les Juifs du Maroc, en s’interrogeant sur les influences sous lesquelles cette sainteté juive s’était-elle développée.
On ne saurait comprendre ce phénomène ni ses diverses manifestations, si l’on ne cernait pas d’une part, la portée de ses facteurs – les saints, et si l’on ne présentait pas d’autre part, toute la documentation relative au culte. Aussi, l’exposition des témoignages tels qu’ils nous ont été transmis est-elle importante et indispensable.
Les complexifications qui rattachent la minorité juive à la majorité musulmane au Maroc constituent un des éléments décisifs dans le développement du phénomène hagiographique dans un cadre socio - culturel spécifique; nous évoquerons dans ce sens la question des lieux saints communs aux Juifs et aux Musulmans et les modalités de leurs sanctification...
La pénurie de documents écrits accroît l’importance de chaque information, mention ou narration. Tout témoignage constitue en dehors de sa valeur intrinsèque, un maillon dans cette merveilleuse chaîne que nous exposons dans cette thèse.
Le présent travail reflète des idées, des concepts, des types de saints historiques ou imaginaires, des coutumes et des croyances concernant le culte, des cérémonies pendant la hilloula ou en d’autres occasions, une réalité économique, des organisations ou des institutions de gestion des sanctuaires, une création populaire sous forme de légendes, de contes ou d’hymnes qui font le panégyrique des figures de l’hagiographie, les aspects contemporains du phénomène…
Perspective de la recherche :
Nous savions dès le début, que dans le cadre de notre recherche, nous ne pourrions pas couvrir tous les aspects relatifs au culte des saints : d’où la nécessité de poursuivre cette recherche. Comme nous l’avons plusieurs fois mentionné, nous avons constamment ressenti l’urgence de notre tâche, en raison des changements culturels qui se sont produits dans le Judaïsme marocain pendant notre génération.
Cette recherche soulève un certain nombre d’autres questions importantes qui pourraient faire l’objet de recherches futures…. Nous avons l’intention d’étudier encore plus les aspects mystiques du Judaïsme marocain dans le contexte sociologique et religieux que connaît toute la région berbère au Maroc, afin d’appréhender les influences berbères sur la spiritualité populaire du Judaïsme d’Afrique du Nord…mais nous avons également la ferme intention de recruter des thésard en doctorat de Marrakech pour compléter ce travail avec notre aide précise et précieuse.
Nous souhaitons que cette recherche doctorale, qui dévoile quelques aspects de la tradition des Juifs du Maroc, contribue à une meilleure compréhension de la culture judéo-marocaine, et de son rapport à l’environnement…
« Le culte des saints et les pèlerinages des Juifs du Maroc ».
Dans le cadre des « Etudes Juives et Hébraïques » Sous la direction du prof Ephraïm Riveline
17 Décembre 2009 - Université Paris 8, Saint – Denis France
AVIS DE SOUTENANCE DE DOCTORAT - PRATIQUES ET THEORIES DU SENS
En vue de l’obtention d’un Doctorat NR Université Paris 8
Bureau des thèses G 117
Saint-Denis, le 10 décembre 2009 (Arrêté ministériel du 07 août 2006)
Discipline :
ETUDES JUIVES ET HEBRAIQUES
HASSAN MAJDI
Titre de la thèse : Le culte des Saints et les pèlerinages des Juifs au Maroc.
ECOLE DOCTORALE :
Membres du Jury :
Monsieur EPHRAIM RIVELINE (Directeur de recherche à Paris 8)
Monsieur ARRIK DELOUYA (CONSULTANT)
Monsieur DANIEL FRIEDMANN Chercheur au CNRS Paris
Monsieur MOHAMMED HATMI Université Sais Fès
Date prévue : le jeudi 17 décembre 2009 à 10h30
Lieu : UNIVERSITE PARIS 8 salle : B 106
Dr. Arrik Delouya (Ph.D-Sociology)
Sociologist Research Worker & Writer
Président des Permanences du Judaïsme Marocain
Fondateur de l'Association Israélienne pour la Préservation, la Diffusion & le Rayonnement du Judaïsme Marocain
Hassan MAJDI
Résumé d’une thèse intitulée : Le culte des Saints et les pèlerinages des Juifs du Maroc, préparée sous la direction de Monsieur le Professeur Ephraïm Riveline et sous le coaching d’Arrik Delouya, Docteur en sociologie et chercheur
En vue de l’obtention d’un Doctorat NR
Discipline : Etudes juives et hébraïques
La vénération des saints personnages, le pèlerinage à leurs sanctuaires et le recours à leur protection, largement répandus chez les Juifs du Maroc, reste l’une de leurs caractéristiques culturelles la plus importante. Au moindre malaise, ils font appel aux saints protecteurs et ne manquent aucune occasion pour se rendre sur leurs tombeaux et implorer leur protection et leur bénédiction. Ce culte hagiographique prédispose les Juifs du Maroc à avoir des saints personnels. Ce besoin de lier sa vie à une figure hagiographique, source de réconfort et de sécurité pour l’individu et pour la collectivité, est si fort que les saints surgissent de partout, et surtout au moyen des visions oniriques. Chaque individu ou la famille entière a son saint protecteur qu’il vénère particulièrement. Ce lien bilatéral n’empêche pas le fidèle d’implorer d’autres saints. Il en est de même pour les habitants des localités ayant leur saint patron qui exerce son pouvoir et sa protection sur la région et que l’on nomme : « Moul El-Blad » ou saint patron. On trouve ainsi à Casablanca, Rabbi Eliyahu, à Marrakech, Rabbi Hannaniah Ha-Cohen, à Fès, Rabbi Yehuda Ben’- Attar. Les habitants invoquent leur protecteur à tout moment et gratifient leurs enfants de son nom afin de leur assurer sa bienveillance.
Ces cultes populaires juifs présentent d’évidente analogie avec les cultes maraboutiques du Maroc. La coexistence harmonieuse et millénaire des Juifs et des Musulmans du Maroc, et leur recours indépendant au même phénomène culturel, ont donné naissance à des usages communs, sans que chacun des deux groupes ait pour cela renoncé à son droit de cultiver séparément des voies personnelles et fonctionnelles dans la création de ses saints.
Au terme des spécificités locales de ce phénomène hagiographique, nous tenterons de répondre aux questions suivantes :
Pourquoi la sainteté juive, puisant ses origines dans un passé lointain et dans des mythes très anciens, a-t-elle connu un succès si durable au Maroc ? »
Sous quelles influences, cette sainteté juive s’était-elle développée ? Et la commune dévotion rendue à des saints, s’impose-elle par le phénomène même de l’hagiographie ou résultent-elle de la coexistence et de l’influence réciproque ?
En examinant l’ensemble des croyances et coutumes religieuses spécifiques aux Juifs du Maroc dans le domaine du culte des saints et en analysant ses aspects contemporains, nous constatons que le Maroc, pour l’hagiographie juive est un vaste espace où se mêlent, dans les pratiques et les rites, l’animisme, la magie, la superstition, les phénomènes pseudo religieux, la médecine, des formules magico-religieuses, des pratiques d’incantation et d’exorcisme…
Si le culte des saints est un phénomène universel, pour les Juifs du Maroc il est particulièrement berbère depuis l’aube du temps. Il n’a fait qu’adopter, successivement les couleurs des trois religions monothéistes. Sa nature parareligieuse et hérétique est gardée.
Pour comprendre le phénomène et ses aspects contemporains, il faut d’abord rechercher, comment l’Islam et le Judaïsme évoluent dans le cadre local. L’introduction dans l’Antiquité du judaïsme au Maroc, sa propagation chez les autochtones dont une partie est, en outre, gagnée au christianisme, l’attachement des nouveaux monothéistes, des gens très frustes, aux vieilles superstitions païennes doivent, au moins dans les premiers temps, faire souvent confondre des rites qui relèvent de croyances différentes. Enfin, la plupart des membres des divers groupes religieux appartiennent à la famille berbère ou ont des attaches avec elle, de sorte qu’ils gardent bien des points de contact. Plus tard, la lutte pour résister aux convertisseurs musulmans accentue, vraisemblablement, la fréquence des rapports entre païens, juifs et chrétiens. Puis, lorsque la religion orientale réussit à s’implanter dans le pays, le christianisme disparaît peu à peu, le Judaïsme reste alors seul en face de l’Islam. Mais celui-ci est contraint de s’adapter à la mentalité berbère. Ainsi que l’a écrit Michaux-Bellaire, si les religions modifient les peuples, les peuples modifient aussi les religions.
Méthodologie :
Il est à préciser de prime abord que le champ de cette recherche est le judaïsme marocain dans sa totalité expressive, celui qui subsiste ici au Maroc depuis 2200 ans, celui qui est dispersé et implanté en occident et de façon majoritaire en Israël.
Ce travail est essentiellement l’illustration d’un travail sur le terrain poursuivi pendant plus de cinq années. Durant cette période, nous avons interviewé plusieurs informateurs répartis sur tout le territoire du Maroc.
Le travail sur le terrain fut mené grâce à l’aide du CRJM (Centre de Recherche sur le Judaïsme Marocain) et de l’association parisienne APJM (Permanences du Judaïsme Marocain). Cette recherche a pu être menée grâce au concours de son président - fondateur Robert Assaraf. Mon étude offre une liste exhaustive des saints juifs au Maroc, elle met en lumière la trame de leurs rapports avec la communauté de leurs fidèles, et dégage les fondements idéologiques qui nourrissent cet attachement lequel peut assurer la perpétuation de ce culte. Nous nous sommes largement attardés sur la description du culte et sur la narration de nombreux prodiges, permettant ainsi de mettre en relief les valeurs et les concepts qui sous-tendent ce phénomène dont l’influence est grande sur l’ordre communautaire et social.
Ce travail n’est pas une recherche historique et ne se consacre pas à l’étude biographique des saints. Il ne prétend pas non plus aborder la sociologie, la psychologie sociale ou la science des religions, bien qu’on y trouve des éléments de ces disciplines. C’est plutôt une recherche qui tente de présenter ce phénomène important du culte des saints, exercé de nos jours encore, par les Juifs du Maroc, en s’interrogeant sur les influences sous lesquelles cette sainteté juive s’était-elle développée.
On ne saurait comprendre ce phénomène ni ses diverses manifestations, si l’on ne cernait pas d’une part, la portée de ses facteurs – les saints, et si l’on ne présentait pas d’autre part, toute la documentation relative au culte. Aussi, l’exposition des témoignages tels qu’ils nous ont été transmis est-elle importante et indispensable.
Les complexifications qui rattachent la minorité juive à la majorité musulmane au Maroc constituent un des éléments décisifs dans le développement du phénomène hagiographique dans un cadre socio - culturel spécifique; nous évoquerons dans ce sens la question des lieux saints communs aux Juifs et aux Musulmans et les modalités de leurs sanctification...
La pénurie de documents écrits accroît l’importance de chaque information, mention ou narration. Tout témoignage constitue en dehors de sa valeur intrinsèque, un maillon dans cette merveilleuse chaîne que nous exposons dans cette thèse.
Le présent travail reflète des idées, des concepts, des types de saints historiques ou imaginaires, des coutumes et des croyances concernant le culte, des cérémonies pendant la hilloula ou en d’autres occasions, une réalité économique, des organisations ou des institutions de gestion des sanctuaires, une création populaire sous forme de légendes, de contes ou d’hymnes qui font le panégyrique des figures de l’hagiographie, les aspects contemporains du phénomène…
Perspective de la recherche :
Nous savions dès le début, que dans le cadre de notre recherche, nous ne pourrions pas couvrir tous les aspects relatifs au culte des saints : d’où la nécessité de poursuivre cette recherche. Comme nous l’avons plusieurs fois mentionné, nous avons constamment ressenti l’urgence de notre tâche, en raison des changements culturels qui se sont produits dans le Judaïsme marocain pendant notre génération.
Cette recherche soulève un certain nombre d’autres questions importantes qui pourraient faire l’objet de recherches futures…. Nous avons l’intention d’étudier encore plus les aspects mystiques du Judaïsme marocain dans le contexte sociologique et religieux que connaît toute la région berbère au Maroc, afin d’appréhender les influences berbères sur la spiritualité populaire du Judaïsme d’Afrique du Nord…mais nous avons également la ferme intention de recruter des thésard en doctorat de Marrakech pour compléter ce travail avec notre aide précise et précieuse.
Nous souhaitons que cette recherche doctorale, qui dévoile quelques aspects de la tradition des Juifs du Maroc, contribue à une meilleure compréhension de la culture judéo-marocaine, et de son rapport à l’environnement…









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