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Dr. Hassane Hajouji - publié le Jeudi 10 Mai à 12:44

Le copier-coller au secours du chômage des licenciés






Le Maroc, à la croisée des chemins, au carrefour des civilisations, se trouve lui aussi cerné par le grave problème du chômage des cadres, sauf que les pays développés ont trouvé une gestion saine, qui permet la fluidité et la transparence dans les artères du phénomène, alors que le Maroc patauge au fond des ténèbres de ce gravissime marécage.

Il serait donc impensable d’aller inventer des solutions ou de se creuser les méninges pour débloquer cette situation. La solution est toute simple, il suffit de faire du bon copier-coller de ce que les autres pays font merveilleusement bien. Les anciens japonais en savent long sur la méthode, Comment fonctionne-elle ?

Prenons, à titre d’exemple, les déclarations annuelles des revenus, déjà bien structurées depuis belle lurette en Europe, pourquoi n’avons-nous pas pensé à ce jour à la généralisation d’un système comparable, et qui va nous permettre de franchir le pas d’une économie anarchique et bizarroïde à une organisation d’échange bien structurée ?

Le vendeur de voiture par exemple qui s’approprie un coin de parking pour présenter des voitures d’occasion, le promoteur immobilier qui a domicilié l’adresse de son bureau à la terrasse d’un café, l’artisan spécialisé qui décroche des chantiers en or, le marchand de bétail grossiste, ou le grand producteur de pomme de terre…ce sont là des milliers d’activités qui fourmillent dans la mosaïque sociétale et qui n’apparaissent nulle part, dans aucune statistique ni déclaration. Ceci se chiffre officiellement à 45 % de l’activité nationale qui serait hors évaluation et participation.

Voyant maintenant du côté de l’économie déclarée pour voir si tout va bien de ce coté là. A vrai dire, ce domaine est boiteux pour être gentil, puisque la fameuse facture est quasiment absente de la littérature de nos chers intervenants, et peu d’entre eux connaissent les mécanismes de la TVA. La déclaration des revenus est synonyme pour un investisseur d’une corvée affreuse et une complication à non finir, les impositions sont disproportionnées et aléatoires et presque à la tête du client…Résultat des courses, la copie est à revoir !

Pendant ce temps là, des milliers de nos jeunes citoyens licenciés, expriment leurs colères en faisant la relève face au parlement. On a envie de leur crier : Les jeunes ! Venez par ici, il y a du boulot pour tout le monde, vos propres salaires y sont inclus et même un excédent pour notre Bank Al-Maghreb peut être envisagé. On comprendra ainsi une des raisons qui fait qu’en Europe, on compte environ 100 fonctionnaires pour 1000 habitants, alors que le Maroc n’en compte que 24. Ne pouvons-nous pas joindre l’utile à l’agréable et embaucher, sans apport financier externe, tous ces jeunes pour la mise en place d’une économie de marché saine et propre ? Vraiment là, il y a matière à réflexion.

Formation accélérée suivie d’une distribution programmée dans toutes les villes du Royaume sous la tutelle de l’administration fiscale et en coordination avec les fiduciaires, et les comptables privés, ces jeunes fraîchement formés aux techniques comptables, vont jouer un rôle social, à savoir apprendre à tout un chacun la manière de remplir sa déclaration de revenu, et surtout dénicher et intervenir auprès de tous les acteurs économiques pour les aider à tenir l’écriture de leurs cahiers: les recettes et les dépenses, le bilan comptable, les déclarations de la TVA, la facturation…etc. C’est tout un programme.

La première année c’est la généralisation de l’écriture, puis les années suivantes, passage à la caisse, avec allègement voir exonération pour les catégories qui payaient injustement et ponction sur les revenus dépassant le seuil et qui étaient hors circuit. Tout en douceur, on arrivera au bout de cinq années à avoir un paysage économique marocain comparable à celui de nos voisins européens.

Au même temps, nous commencerons à mettre en place les déclarations obligatoires des patrons et des salariés, et les charges qui s’en suivent, ceci aura pour conséquence le drainage d’investissements importants, puisque les mots transparence, et justice, prendront alors tous leurs sens.

Prenons le second exemple de notre copier-coller, c’est celui de l’enseignement: Entre l’école publique et l’école privé, il y a une vraie place pour l’école semi-publique. L’investisseur privé aura pour charge de fournir seulement les bâtiments, le matériel, et le personnel comptable, l’état se trouve ainsi déchargé des lourds investissements, et les dividendes de l’opération seront plutôt versées en salaire à nos licenciés, devenus dés lors de vrais maîtres d’école, fonctionnaires. Les tarifs de la scolarité seront très allégés, créant ainsi à une troisième formule d’école intermédiaire.

Ce sont donc là deux petits copier-coller (1), parmi des milliers d’autres, qui pourront prendre le Maroc par la main pour l’aider à poursuivre ses premiers pas vers un univers de modernité, surtout à l’approche de la libéralisation des échanges. La technique informatique permet ces copier-coller à la vitesse de la lumière, il suffit juste donc, de tourner la page des débats bas de gamme dans lesquelles on s’enfonce de jour en jour, et de retrousser les manches de nos neurones en donnant plus de d’espace aux cadres supérieurs hautement qualifiés pour conduire le navire au bon port. A bon entendeur

(1) Copier-coller : nom masculin invariable (Larousse)


Tagué : Hassane Hajouji

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