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Zineb El Kadri - publié le Dimanche 8 Juin à 20:03

Le contexte d'écriture après le 11Septembre2001




Après quelques jours du 11 septembre 2001, la planète vibrait encore du choc de l'effondrement des Tours Jumelles du World Trade Center. Certains gestes semblant devenir d'une futilité extrême, celui d'écrire par exemple. Les écrivains que la Presse avait contactés à l’époque, ébahis, ne savaient pas comment exprimer les émotions ruisselant du tréfonds de leurs cœurs et leurs âmes.



Un événement inspirant une verve littéraire ineffable

Par exemple, le romancier Jean-Jacques Pelletier, en tant qu'homme de réflexion s'était demandé après le choc du 11 septembre :

" Si ça valait le coup de continuer à écrire ". cité par sonia Serfati dans un article de Libération

L'amère réalité, dépassant toute fiction imaginative s'imposait. Mais, ils savaient qu'ils réécrivaient tous après quelques temps.

Ainsi, au mois de mai, Paul Auster a publié le livre des illusions, roman dans lequel le narrateur perd sa femme et ses deux fils dans un accident d'avion.

Donc, l'ombre du 11 septembre est omniprésent, se profilant au sein du drame. Est-ce un hasard?

Il affirme qu'il est pris par " des obligations multiples ", le 23 septembre, ayant offert un texte de réflexion à la Presse, il s'est dit désoler de ne pouvoir répondre à l'invitation et commenter les effets de la tragédie sur lui, sur sa ville, sur son pays.

Dans une lettre d'opinion publiée dans le New York Times sous le titre : la ville et le pays, l'auteur de la Trilogie new-yorkaise évoque cette ville blésée, sa ville natale comme " un laboratoire des contradictions humaines " dont les cinq quartiers sont " l'incarnation vivante de tout ce que sont les Etats-Unis : diversité, tolérance et égalité sous la loi ".
New York est considéré, selon lui, comme un endroit qui dépasse toutes les dimensions d'une simple cité:

" Ce n'est pas qu'un endroit ou une agglomération de personnes. C'est aussi une idée".

Pour conclure, il invite le président Georges W.Bush à venir s'y installer car de la, " il pourra peut-être apprendre quelque chose à propos du pays qu'il essaie de gouverner "

En sus, le romancier Jean Jacques Pelletier, très occupé par le désastre. Il a fournit beaucoup d'efforts avant de comprendre "qu'il reste beaucoup de mots à désarmer dans la tête des gens. Et pour le faire, d'autres mots, d'autres histoires sont nécessaires ".

Donc, il écrit dans les cafés, partout, un roman d’où jaillit une réflexion pertinente, intitulé : " un roman pour le 11 septembre " qui a été publié dans la revue "A lire", où il débute par :

" Qu’est ce qui a changé depuis le 11 septembre ? A mon avis, le principal changement est qu'il devient possible (plus lentement en Amérique, qu’ailleurs, il est vrai) de réfléchir sur les événements. Je veux dire de réfléchir autrement qu'en termes de contre-attaque et de stratégie guerrière ".

Selon lui, il faut commencer à repérer et à examiner les causes du terrorisme, notamment le rôle joué par le pourrissement de la situation en Palestine.

Évoquer la responsabilité de l'implantation de colonies juives en terre palestinienne dans ce pourrissement.

" On peut mieux voir ou même la stratégie de Sharon, qui provoque sans cesse les réponses palestiniennes lui permettant de justifier une nouvelle escalade et dont la logique ne peut déboucher que sur un écrasement total…ou une escalade indéfinie dans le cycle attentats-répression, avec internationalisation du conflit et exportation du terrorisme.".


Tagué : Zineb El Kadri

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