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Abdelkarim Chankou - publié le Mercredi 22 Août à 12:20

Le cirque politique marocain, ses acrobates, ses clowns et ses bouffons




Avant de commencer ce billet je rappelle qu’en écrivant « Marocains » je n’ai nullement l’intention de désigner la totalité du peuple ni même sa majorité encore moins sa minorité, n’étant investi d’aucun mandat légitime pour parler au nom des Marocains ni habilité de leur faire la morale ni à les invectiver. Pour moi le mot « Marocains » renvoie ou correspond à un échantillon virtuel que je conçois représentatif. Parenthèse fermée.



Le cirque politique marocain, ses acrobates, ses clowns et ses bouffons
 Cette année plus que les précédentes le débat  sur le rituel de l’allégeance au souverain  dont le cérémonial est codifié et légitimé par un contrat écrit qui date de la fondation de la ville de Fès musulmane a cristallisé les passions les plus fantasmagoriques. En effet cette année des voix d’individus se définissant comme faisant autorité dans le domaine spirituel marocain se sont joints à la partie grossissant ainsi les rangs des traditionnels gauchos (pas les gardiens de troupeaux de la pampa sud-américaine que je salue au passage) à la retraite forcée ou en adolescence tardive sans oublier les jeunots que les senteurs du printemps  « arabesque et arabiscotés » ont enivrés. Mais c’est une autre histoire.

 Feu Hassan II avait dit un jour que « n’est dans l’opposition que celui qui est contre les institutions ». C’était à l’époque  du pur marxisme léninisme avec ses relents du printemps de Prague. Maintenant avec le « printemps de Tunis » où le benalisme fait encore la pluie et le beau temps malgré les prières rogatoires du barbu Ghannouchi, le « théorème » de Hassan II a toujours cours légal si j’ose dire… Et comment ! Ceux ou celles qui  médisent ou méprisent  le cérémonial de l’allégeance le taxant d’anachronisme  ou de médiévalisme  ne sont en fait que des antimonarchistes déguisés qui n’ont pas le culot de le crier sur les toits. Alors qu’un Abdallah Zaâzaâ qui ne rate aucune occasion pour arborer son profil républicain même si la république ne lui conviendra non plus vit paisiblement. Ce qui indique que si ces antimonarchistes (pro-anarchistes en fait) se contentent de modestes attaques c’est plus de peur de perdre leurs fonds de commerce qu’ils parasitent ou peut être parce qu’ils savent que leurs troupes se comptent sur les doigts d’une main. Soit les deux à la fois.

 L’observateur étranger le moins averti quand il lit ou entend les médisances de ces pourfendeurs mous du rituel de la Baïa croit que c’est le seul problème du Maroc. Autrement dit dès l’abolition de cette tradition millénaire tout  redeviendra  rose au royaume : le chômage baissera, la pluie reviendra, les réserves de change s’entasseront, l’analphabétisme reculera et que Dieu soit quoi encore… Et comme certains ministres du PJD, parti aux affaires, sont aussi de cette grande fête de la médisance notre observateur étranger- et aussi national- croirait que  c’est l’ossature  du programme  du parti islamiste. Peut être qu’il aura raison.

 Que l’on se le dise ! Nos pourfendeurs du cérémonial de la Baïa se divisent en deux classes d’égale hypocrisie :

D’un côté il y a les pauvres  économiques qui croient que leur misère trouve sa cause dans le système. Les niais ! La preuve qu’ils se trompent jusqu’aux oreilles, dès que certains d’entre eux réussissent à passer la Méditerranée et amassent un chouia de fric ils redeviennent des monarchistes purs et durs sachant que c’est le seul système à même de garantir une longévité à leurs pécules. De l’autre il y a les pauvres idéologiques. Etant pour la plupart des vieux satyres fatigués ayant pris de la bouteille dans le mauvais sens, ils ne s’estiment pas capables de coucher par écrit leurs idées dans des livres ni d’arpenter les rues en criant des slogans, alors ils recourent à la facilité : faire un maximum de boucan avec un minimum de matières grasses ou grises… C’est-à-dire soit en visant les clefs de voûte du système soit en sous-traitant l’arpentage des rues aux jeunots. Pauvres d’eux !



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