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Fatima Alfami - publié le Dimanche 3 Novembre à 00:09

Le châtiment de la dotation en eau du centre de santé Oued Lahjer et de sa seule habitante




Dans le souci vital, sanitaire et un droit à tout citoyen, je propose cet article qui parle du problème de dotation en eau tout court pour une structure sanitaire et sa seule habitante depuis le décès de mon mari qui a joué un rôle très important pour subvenir à ce droit vital.



Depuis sa création en 1997, le centre de santé souffre du problème de sa dotation en eau potable. Ce problème a eu des répercussions sur la réalisation de ses activités en général et de celle de la disponibilité des prestations d’accouchement. En effet, la structure est un centre de santé communal avec unité d’accouchement. Il devait offrir des prestations de soins obstétricaux d’urgence de base (SOUB). Toutefois, la disponibilité de l’eau reste un obstacle majeur même si les autres activités sont réalisées par des moyens de bord (recherche d’eau dans les sites avoisinants).

Je me suis installée dans ce centre en tant qu’infirmière responsable fin 2003. Grâce aux relations de voisinage, les habitants du centre (médecin-chef en cette période et notre couple) ont pu avoir de façon plus au moins continue d’un tuyau d’eau de l’administration agricole qui se trouve sur la route de Ben Sassi.
Certes, on a vécu des moments incroyables par des coupures d’eau suite aux problèmes du puit qui la fournit et de l’état de la tuyauterie qui laisse à désirer. On remédie aux différents problèmes soit par nos propres moyens soit par l’intervention des responsables de la collectivité locale.

Dès l’ouverture de la Kiada devant le centre, l’eau dont bénéficie le centre a été divisée pour ces deux structures. On s’est adapté dans le cadre de nos principes directeurs (partage, empathie, solidarité…etc.). Il était insensé de laisser une administration sans eau. D’ailleurs, on ne bénéficie des douches et de la marche des laveries que le soir avant que l’administration agricole a opté pour la coupure le soir.

En 2007, le déménagement du médecin-chef qui avait un poids auprès des responsables locaux, de mon changement d’activités en dehors du centre et de la présence de manière continue des équipes des forces auxiliaires, la coupure d’eau est devenue du quotidien. Les différentes doléances auprès des responsables s’achèvent par des promesses liées au forage d’un puit au niveau de la Kiada pour régler le problème de manière radicale.

La première pompe placée après forage du puit s’est « noyée » et on est resté cloué au problème d’eau. Le centre et le couple locataire étaient dans l’obligation de chercher l’eau péniblement ailleurs. Pour régler, cette situation, nous avons été obligés de quitter provisoirement les lieux pour une grande période suite à laquelle nous étions victimes de deux vols successifs victimes à une semaine d’intervalle. Les voleurs ont empotés tout ce qui était possible de prendre à travers la petite fenêtre de dessus d’une porte intérieure. C’était inconcevable dans une habitation de l’Etat et devant une administration de sécurité.

Bref, après plusieurs tentatives de rappel, l’installation d’une autre pompe a résolu le problème de manière discontinue. Les raccordements éclatent sous la force de l’eau vu qu’ils ne répondent pas du tout aux critères de la qualité (raccordement de tuyaux de différente sorte dont un est valable et l’autre déficient). De plus, l’entrepreneur qui a effectué l’installation a laissé l’ancien raccordement de l’eau pour la Kiada et l’a coupé pour le centre de santé. Par conséquent, les deux bénéficiaires souffrent à des degrés différents : le centre est appelé à aller chercher de l’eau de la Kiada.

Dans ce contexte, j’ai voulu attirer l’attention des responsables sur ce problème connu de tous pour régler cette situation tout en informant le public sur notre châtiment pour avoir une source d’eau dont nul ne peut ignorer son utilité pour la santé d’abord des résidents et pour les employés. A noter que la tuyauterie du centre est rompue. Seul un robinet dans le jardin dote le personnel de la source d’eau.

En termes de conclusion, j’insiste sur l’installation qui laisse à désirer et qui en plus reste un danger somnolent vu que les fils électriques du pompage baigne dans de l’eau au sein d’un château sous-sol.


Tagué : Fatima Alfami

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