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AFP - publié le Lundi 23 Juillet à 12:36

Le Sahara organise la plus grande course de dromadaires au monde




EL AYOUN - A la tribune d'honneur du nouveau camélodrome d'El Ayoun, chef lieu du Sahara, Mohamed Cheikh Melaine exulte: son jockey est arrivé en tête d'une des épreuves éliminatoires de la plus grande course de dromadaires au monde.



"C'est le fruit d'un énorme travail", explique fièrement cet homme d'affaires sahraoui vêtu de l'habit traditionnel bleu ciel brodé de fils dorés, en venant féliciter le gagnant. Cet ancien parlementaire affirme posséder plus de 400 camélidés, dont 30 sont en compétition.

En nage, Khaled Ould Baz, 25 ans, a mené la course de bout en bout.

Originaire de Marrakech (sud marocain), il a appris à monter à la dure école établie dans la cité rouge par cheikh Zayed Ibn Sultane, le défunt ancien président de l'Etat des Emirats arabes unis.

A quelques travées de là, Bahya Nof éructe. "Mes dromadaires ont été lésés car ils ont été apeurés par les voitures sur la piste. Il faut annuler l'épreuve", peste ce notable en agitant son bras en direction des pick-up à bord desquels ont pris place photographes et cameramen.

Au total, 468 dromadaires ont été en lice vendredi dans seize épreuves, pulvérisant le record du monde détenu par Dubaï avec 375 engagés en une journée dans des courses du même type, explique Khalid Rguibi, directeur du pôle coordination de l'Agence pour la promotion des provinces du sud.

Car le premier objectif de cette manifestation est de promouvoir l'élevage camelin dans cette région désertique dont la souveraineté est disputée par le Maroc et les indépendantistes du Polisario soutenus par l'Algérie.

"Il n'y a pas de dromadaires sans désert et pas de désert sans dromadaires.
Or, ici nous avons plus d'un million d'hectares d'étendues désertiques.

Nous allons adosser au camélodrome, un laboratoire sanitaire d'amélioration génétique et organiser un salon international du dromadaire à la fin de 2007", a assuré M'hamed Draif, le wali (super préfet) d'El Ayoun.

L'élevage camelin a connu un developpement spectaculaire car il n'y avait en 1976 à El Ayoun que 3.000 têtes contre 85.000 aujourd'hui.

Le chiffre total au Maroc est de 190.000 têtes dont plus 85% se trouvent au Sahara, assure Hamid Benazzou, directeur de l'élevage au ministère de l'Agriculture.
Le chiffre d'affaires annuel de cette filière s'elève à 400 millions de dirhams (38 millions d'euros).

"Notre objectif est d'améliorer l'alimentation des dromadaires, permettre une meilleure performance génétique et effectuer une vaccination systématique", ajoute-t-il.
Le long de la piste du camélodrome, dont la construction a coûté 9 millions de dirhams (800.000 euros), les spectateurs encouragent les jockeys masqués par un écran de sable tant le vent est fort.

"Il faut diversifier l'économie du Sahara et en plus de la pêche et des phosphates, il est important de trouver d'autres gisements rentables", note pour sa part Mohamed Mehattane, secrétaire d'Etat chargé du développement rural.

"Outre la mise en conservation et l'exportation du lait de chamelle, dont les propriétés nutritionnelles ne sont plus à démontrer, assure-t-il, nous voulons organiser de grandes randonnées touristiques en empruntant les anciennes pistes".

"La dernière caravane entre Marrakech (sud marocain) et Tombouctou (Mali), a rappelé le secrétaire d'Etat, remonte à 1958".

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