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APS - publié le Mardi 18 Août à 11:48

Le Qatar critiqué par des ONG pour sa politique avec les travailleurs migrants



Doha - Des ONG ont déjà exprimé leur inquiétude quant à la mise en application des nouvelles réformes au Qatar, concernant notamment le retard des paiements de salaire particulièrement pour les ouvriers asiatiques, et le système de parrainage dit "Kafala" qui met l'employé à la merci de son employeur et assimilé à de l'esclavage moderne.



Le retard des paiements de salaire, particulièrement pour les ouvriers, a été l'un des plus grands griefs exprimé par les ONG contre le Qatar depuis des années.

Selon un rapport universitaire de 2013 intitulé " Un portrait des migrants à bas coût dans le Qatar d'aujourd'hui", 21% des travailleurs migrants ont déjà reçu leur salaire avec du retard.

Selon les médias, le Qatar franchira mardi une étape jugée "significative" pour garantir le paiement des travailleurs immigrés. Un nouveau "Système de protection des salaires" (WPS) a été conçu pour garantir aux plus de 250.000 travailleurs immigrés, largement employés dans les projets de construction liés à la Coupe du monde de football de 2022, de recevoir leur salaire en temps et en heure.

A partir de mardi, toutes les entreprises sont légalement obligées de l'utiliser après avoir bénéficié d'un délai de six mois pour le mettre en place.

Grâce à ce dispositif, les employés seront payés tous les 15 jours ou chaque mois, et leur salaire sera directement viré sur leur compte en banque (système de paiement électronique des salaires).

En vertu de la nouvelle règlementation, les entreprises qui ne paient pas leurs ouvriers à temps pourront être condamnées à payer une amende allant jusqu'à 6,000 riyals (1,485 euros) et leurs patrons risquent des peines de prison. Elles ne pourront pas non plus recruter de nouveaux ouvriers.

"C'est en principe un pas positif", a déclaré à l'AFP Mustafa Qadri, chercheur sur les droits des migrants du Golfe à Amnesty International, qui s'inquiète néanmoins de la façon dont sera appliquée cette mesure.

Dans un rapport publié en mai, Amnesty international accusait le Qatar d'avoir failli à son engagement, pris en 2014, d'introduire des réformes dans des domaines cruciaux, dont le versement des salaires, le système de parrainage dit "Kafala" qui met l'employé à la merci de son employeur ou les restrictions sur un changement d'employeur, assimilé par certains à de l'esclavage moderne.

Considéré comme la cause de tous les abus contre les travailleurs migrants au Qatar, la "kafala" est un problème fondamental, souligne M. Qadri.

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