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Dr. Said El Mansour Cherkaoui - publié le Samedi 15 Novembre à 10:09

Le Nouveau Défi du Maroc: La Conciliation de la Régionalisation, la Croissance Economique et la Globalisation






Le présent article représente le deuxième volet de notre analyse sur l’évolution économique du Maroc. J’essaye de mettre en relief la nécessité d’adopter des réformes économiques structurelles. Un précèdent article sur ce sujet fut publié ici dans la même rubrique et aborder la question de la régionalisation.

Dans les lignes de l'actuel bref essai, le but reste d’ajouter et d’apporter des clarifications surtout à la lumière des récents discours et interventions des pouvoirs publics sur la question de la régionalisation.

Veuillez consulter mon article précèdent pour mieux situer l’évolution de mon analyse pour mieux situer la présente dans son propre contexte qui est celui de promouvoir et de stimuler la réflexion sur ce qui nous tient tous à cœur en tant que marocains et marocaines, c’est de voir notre pays consolider ses atouts en tant qu’une économie nationale libérée de la dépendance subcapitaliste.

Je suis conscient que des réalisations ont été accomplies mais le chemin reste long à parcourir afin que le Maroc devienne un pays émergeant jouissant d’une assise économique nationale.

Le Paradoxe de l’équilibre régional par le maintien d’une faiblesse structurelle :

Au Maroc, la politique économique demeure localisée si ce n’est figée entre deux pôles d’attraction, une mondialisation selon les termes et les conditions contractuelles issus de la juxtaposition du libéralisme et de la globalisation et la volonté récemment affichée des pouvoirs publics de redorer le blason de la régionalisation.

Ces deux axes se basent sur un dénominateur commun dont l'ultime et non-déclaré objectif pour chacune d’entre elles demeure effectivement la poursuite et la réalisation d’une croissance économique soutenue qui est d’origine et d'extraction extravertie.

Pour renverser cette trajectoire, le Maroc doit implémenter un processus correctif qui serait basée sur la participation et le renforcement des alliances au sein des collectivités régionales et des entités économiques participatives afin d’assurer une représentation cohésive de leur intérêts respectifs dans la planification du développement du Maroc. Cette approche consultative et participative devrait permettre au Maroc d’acquérir et de renouveler des capacités de négociation face aux tenants du marché international, permettant ainsi aux tenants de la décision économique au Maroc de répondre directement aux besoins nationaux en premier et de mettre en place des structures favorable au renforcement de l’efficacité du processus décisionnel de l'Etat Marocain et au renforcement des acquis démocratiques.

De ce fait, les politiques et programmes publics devraient être formulées et implémentées sur les pratiques participatives qui ne peuvent que servir d’orientation et de coordination de l’action collective facilitant une plus grande participation et le renforcement des alliances entre les collectivités et les acteurs. Cette forme de planification demeure un outil de représentation et d’ajustement des intérêts respectifs de tous les participants à la planification du développement économique en premier régional et par la suite national. La négociation entre les différents acteurs régionaux et nationaux devint une des déterminations de la définition et l’implémentation des actions nécessaires à la réussite d’une planification du développement.

Par rapport à tout cela, comment donc au Maroc, on peut instaurer une politique visant et nécessitant l’application d’une responsabilité d’équité sociale en matière d’allocation des ressources alors que l’on reste dans une situation d’attente du marché international pour stimuler la croissance économique nationale.

Les Questions sur l’Antagonisme des Choix Stratégiques pour le Développement Economique du Maroc:

Dans le Maroc actuel existe un paradoxal environnement ou les équilibres externes, y compris les comptes courants sont continuellement maintenus dans une position de faiblesse et de dépendance a l’égard des aléas de la conjoncture internationale, je me pose et je vous pose ces questions :

Comment le Gouvernement Marocain actuel issu des partis politiques, ayant un mandat limité dans le temps comme dans la représentation parlementaire, peut entreprendre une stratégie de la régionalisation et cela sans planification rationaliste et participative.

Face à ces handicaps structurels et stratégiques, comment donc peut-on promouvoir une politique économique de développement ou même de croissance qui cherche à susciter un développement à l’intérieur du pays basé sur une modernisation et une mise en valeur des pôles de développement régional?

En d’autres termes, comment la planification du développement économique du Maroc serait réalisable alors qu’en même temps, un authentique développement régional est seulement légitimé par la réussite d’une atténuation de l’extraversion qui résulte de l’intégration libérale de toute économie dans le marché international.

Une telle approche ne peut que transformer toute politique de régionalisation en vecteur et cluster favorisant une plus grande interdépendance économique régionale dans le cadre de la globalisation et cela à travers les échanges commerciaux et les investissements directs étrangers

A vos claviers pour répondre si vous estimez que le Maroc mérite un meilleur sort et une autre alternative au niveau de la politique économique que celle poursuivie par les partis politiques siégeant au gouvernement.



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