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"Le Monde" s'excuse pour le supplément publicitaire sur le pouvoir algérien


Leila Assam- Emarrakech - publié le Dimanche 8 Juillet 2012 à 19:52 modifié le Dimanche 8 Juillet 2012 - 22:46

Paris : Après la polémique créée par la publication d'un supplément de propagande à la gloire du pouvoir en place à Alger et payé aux frais du contribuable algérien, le quotidien français Le Monde a présenté, samedi, ses excuses auprès de ses lecteurs et de ses confrères pour "la confusion entre rédaction et publicité".



"Le Monde" s'excuse pour le supplément publicitaire sur le pouvoir algérien
En effet, le supplément de 16 pages acheté par le gouvernement algérien et réalisé par une agence spécialisée dans le "publireportage", a provoqué dès sa parution une ferme condamnation des journalistes du Monde.

Le "supplément publicitaire a été financé par l'Etat algérien", reconnaît le directeur du journal, Eric Izraelewicz dans une note aux lecteurs publiée dans l'édition du week-end sous le titre "de la confusion entre rédaction et publicité"; rapporte la MAP.

L'agence officielle de presse algérienne "APS" et le site "El Moujahid" avaient titré à la "Une" sur l'interview du chef de l'Etat accordée au journal "Le Monde", chose qu'Erik Izraelewicz, directeur du Monde a démentie: «Bouteflika n’a pas accordé d’entretien à notre journal», déclare-t-il sur le site algérien DNA.

Pour rappel, le supplément de 16 pages a été inséré dans l'édition du 4 juillet du quotidien français Le Monde, à la veille de la date anniversaire des 50 ans d'indépendance de l'Algérie, pour illustrer "l'Algérie en marche" avec au menu, une interview à la "Une" du président algérien et pas moins de sept interviews de ministres de son gouvernement.

Cette opération de propagande a été un coup dur pour la rédaction du quotidien. "Notre crédibilité a été très atteinte, c'est sans précédent sous cette forme dans l'histoire du journal ", a déploré Isabelle Mandraud, journaliste au Monde.

Le Médiateur du Monde a tenu, de son côté, à mettre les points sur les i, face à l'avalanche de courriers de lecteurs non dupes et scandalisés par cette "propagande". Oui, reconnait-il, le contrat de confiance établi avec les lecteurs "a bel et bien été transgressé".



           







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