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MAP - Abdelmoughite Sabyh - publié le Mardi 1 Juillet à 12:47

Le Maroc vu par les Brésiliens: Mer, montagne, désert Un monde féerique qui fait rêver !



Sao Paulo - Entre mer, montagne et désert, la richesse et la diversité de paysages, aussi authentiques que pittoresques, dont dispose le Maroc en font l'une des destinations touristiques les plus attractives du monde, drainant des visiteurs de contrées les plus lointaines, y compris le Brésil qui compte plusieurs fans de cette destination, ayant succombé au charme du monde féerique qu'elle offre de l'autre côté de l'Atlantique.



Luciana, Renato, Flavia ou encore Carminha, sont tous des Brésiliens qui ont en commun le fait d'avoir déjà goûté à ce rêve, en couple ou entre amis, lors d'un séjour touristique ou dans le cadre d'activités professionnelles ou action humanitaire, voire même à l'occasion de visites familiales.

Journaliste, médecin, poète ou simple touriste, les quatre désormais "Amis du Maroc" ont confié à la MAP leur attachement à ce beau pays et son peuple magnifique, revenant sur les circonstances qui les ont menés vers cette destination touristique par excellence avec plus de dix millions de visiteurs par an, soit presque deux fois le nombre de touristes qu'accueille un aussi grand pays que le Brésil, non moins riche en potentiel touristique.

Pour Luciana, journaliste à une chaîne de télévision locale, la découverte du Royaume remonte à 2011. Avec son mari Farid, un Marocain originaire de Fès mais établi à Sao Paulo, elle avait débuté son périple un jour de printemps à Casablanca, la métropole qu'elle continue à associer à l'une des images restant à jamais gravée dans sa mémoire : la majestueuse mosquée Hassan II, érigée au bord de l'océan Atlantique, et qui se dresse comme "une belle toile dessinée par les mains d'un grand artiste". "Ce qui m'a impressionné c'est cette lumière qui se dégage de ce lieu sacré", dit-elle.

Après cette escale casablancaise, le couple s'est arrêté à la capitale spirituelle Fès, un passage obligé vu les origines du mari. "Nous avons visité l'ancienne médina avec tous ses petits commerces, ses ruelles et le flux de marchandises transportés à dos d'ânes et de mulets qui n'en font qu'accentuer le charme", se remémore Luciana, aujourd'hui maman d'un petit Sami, et toujours contente de se livrer à ce jeu de mémoire qui la ramène aussi à Merzouga et les décors somptueux du grand Sud marocain. C'est là où elle a pu pour la première fois monter à dos de dromadaire mais aussi concrétiser son rêve de voir le désert, et savourer le plaisir de passer la nuit à la belle étoile.

Venait après l'étape de Ouarzazate où le couple maroco-brésilien s'était offert volontiers une halte pour découvrir les célèbres studios du cinéma qui ont servi de sites de tournage de grandes productions américaines, avant de faire cap sur Marrakech, la cité ocre qui a séduit tant d'artistes-peintres de renom avec ses superbes palmerais et sa place incontournable de Jamaa El Fna, en passant par la station de ski d'Oukaimeden, la plus haute d'Afrique, surplombant la ville.

C'est au Nord que Luciana et Farid avaient achevé leur première tournée ensemble au Maroc. Aussi avaient-ils visité Chefchaouen, "cette petite ville à la fois simple et charmante", Ras El Ma "l'idéal endroit pour savourer le fameux thé à la menthe de la région", pour finir le périple avec Tétouan puis la ville du Détroit Tanger, la porte de l'Europe. Luciana avoue avoir eu la tentation de faire la traversée, avant de se rétracter "car l'idée était d'abord de découvrir le Maroc, un pays qui vaut le détour au vu de la diversité et la beauté de ses sites (plages, montagnes, désert) et elle compte bien revenir tant il reste beaucoup à voir.

Renato Freitas est un autre Brésilien qui a développé un lien tout particulier avec le Maroc. Pour ce praticien, spécialiste de chirurgie cranio-faciale exerçant à Curitiba, au sud du Brésil, l'action humanitaire était sa porte d'entrée pour le Royaume. Il s'y rend quatre fois dans le cadre de l'opération "Smile", une ONG qui réunit des chirurgiens plasticiens du monde entier pour réaliser des chirurgies correctives de fente labiale et palatine sur des enfants dans le besoin. Outre sa participation aux missions médicales menées par l'organisation à Marrakech (2004), à Meknès (2005) et Fkih Bensaleh (2010), le chirurgien avait supervisé une session de formation concernant sa spécialité en 2008 à Casablanca, mais à chaque fois il saisissait l'occasion pour joindre l'utile à l'agréable en faisant du tourisme.

"J'ai visité aussi Fès, Volubilis, certains sommets de l'Atlas, et bien sûr Marrakech où je me rendais quotidiennement, dix jours durant, à la place Jemaa El Fna qui procurait chez-moi fascination et curiosité, à tel point j'ai décidé d'apprendre l'arabe, et aujourd'hui je pense m'en sort plutôt bien à l'écriture.", affirme Renato qui promet, lui aussi, de revenir dès que possible, mais avec sa femme cette fois.

Lors de ses différents séjours au Maroc, le jeune praticien brésilien a réussi à tisser des relations humaines et professionnelles inscrites dans la durée, comme en témoigne son initiative d'inviter en juillet 2010 deux médecins marocaines à effectuer un stage au sein du centre hospitalier de Curitiba dont il relève. "J'espère que j'ai pu rendre service à un peuple que j'aime et pour lequel j'ai beaucoup d'estime", relève-t-il.

C'est en touriste que la journaliste Flavia a découvert le Maroc il y a sept ans dans le cadre d'un voyage organisé. Elle faisait partie d'un groupe d'une dizaine de touristes. "En quittant le Brésil à destination du Maroc, je rêvais du désert, d'y passer la nuit à la belle étoile, de monter à dos de dromadaire..Mon rêve a été exaucé sur les dunes de sables de Merzouga où j'ai vécu l'une de mes plus belles expériences de voyage", assure la journaliste, originaire de Rio de Janeiro.

Elle se rappelle toujours de ce bon moment d'isolement qu'elle s'était octroyée, après avoir apprécié avec les autres membres du groupe un délicieux tajine en diner, en quittant le bivouac pour contempler la belle nuit étoilée au cœur du désert, une chance pour laquelle beaucoup de Brésiliens auraient pu l'envier, estime Flavia dont le voyage comprenaient également des escales à Ouarzazate, Qasbat Ouled Haddou, Oued Dades, Tinghir, Essaouira, Fès, et Tanger, dernière étape avant de partir à destination Gibraltar.

Pour la poétesse Carminha Correa Jecko, c'est une histoire d'amour qui la lie au Maroc qu'elle a visité à six reprises, principalement dans un cadre professionnel. Sa première visite remonte à 2002, alors qu'elle commençait à peine de développer une relation intime et étroite avec la culture du pays, ses us et coutumes, ses habitants, sa civilisation, son histoire, ses villes.

Son recueil "L'éveil des sens" revient justement sur cette relation qu'elle a su si bien traduire dans ses poèmes en mettant en avant la dimension historique, sociale, culturelle et touristique du Royaume. Le recueil de 50 pages est joliment illustré par des dessins de l'artiste-peintre français Philippe Genet, inspiré par les paysages, les couleurs et la lumière du Royaume où il avait séjourné jusqu'à l'âge de 12 ans avant de repartir pour la France puis le Brésil où il a rendu l'âme en 2008.

Dans sa poésie, Carminha rend hommage aux femmes et aux hommes du Maroc dans toute sa diversité et ses couleurs, écrit sur les traditions, la cuisine : le tajine, le couscous, bref, sur le Maroc de "Driss, Nadia, Aicha, Khadija, Hassan, Mohammed, Youssef, Allal, Meriem, Rachid, Abdelkrim, Amina, Fatima", pour reprendre quelques-uns des prénoms de personnes l'ayant marqué lors de sa présence dans ce pays qu'elle aime tant.

"Je m'identifie aux Marocains, à chaque fois je me rends au Maroc j'ai l'impression que je suis chez-moi, les gens sont gentils, joyeux, tout sourire en toute circonstance", conclut-elle dans le même ton de sincérité qui se dégage des témoignages de ses compatriotes qui ont également vécu l'expérience Maroc et depuis ils y sont restés attachés à jamais.

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