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Ismail Ouakrim - publié le Mercredi 22 Janvier à 19:17

Le Maroc : un futur producteur du pétrole






Le Maroc : un futur producteur du pétrole
3.2 Milliards de baril : tel est l’estimation du potentiel pétrolier d’un gisement dans les eaux profondes marocaines, découvert par la compagnie Australienne « Pura Vida Energy » en mai 2012. Ce dernier chiffre a fait du pays un nouvel eldorado pour les grosses pointures de l’exploitation pétrolière dans le monde, dont 31 ont déjà obtenu des permis ; de la part de l’office national des hydrocarbures et des mines « ONHYM » ; autorisant le démarrage des forages au large des cotes marocaines. En parallèle, l’office affirme, au nom de sa directrice Amina Benkhedra, dans son dernier communiqué de presse qu’il n’y a ce jour, aucune découverte de gaz ni du pétrole au Maroc, il ne s’agit que d’estimation du potentiel géologique et non de la réserve et seul la réalisation de forages et de tests pourraient éclairer sur l’existence ou non d’hydrocarbures. Cette découverte conditionnelle a créé de nombreuses polémiques parmi les économistes. Ils estiment qu’elle aura des impacts économiques et géopolitiques, non seulement sur la structure économique du pays, mais aussi à l’échelle internationale.

Le Maroc importe la quasi-totalité de ses besoins pétroliers de l’étranger, précisément de l’Arabie Saoudite, l’Irak et la Russie. Alors une telle découverte va sans doute dans un premier temps alléger la facture énergétique qui pèse très lourdement sur l’équilibre budgétaire du royaume. En suite cette indépendance aurait des effets remarquables sur l’équilibre d’une balance commerciale de plus en plus déficitaire, en développant ses exportations qui vont conquérir de nouveaux marchés internationaux. Ainsi le pays tisserait de nouveaux rapports économiques avec ses partenaires, surtout les européens. Ces derniers ont déjà planté leurs unités de production industrielles sur son territoire, profitant de son climat politique le plus stable dans la région, de sa main d’œuvre qualifiée et de sa position géographique stratégique. S’il s’ajoute à ces facteurs un potentiel énergétique important, le pays renforcerait son attractivité en attirant plus d’investisseurs étrangers.

Certes les réserves pétrolières attendus à la fin de prospection n’influenceraient pas le marché international des hydrocarbures marqué par la flambé des cours de brut, mais ils pourraient, à court terme, transformer le Maroc en un pôle économiques et énergétique capables de mener une forte concurrence avec les pays de la région méditerranéenne. Déjà il constitue un leader mondial, en matière des énergies renouvelables, en adoptant de gros projets pour la construction de plusieurs parcs éoliens et solaires.

La découverte de gisements pétroliers et leur exploitation nécessiteraient d’importantes installations en matière d’infrastructure afin de relier les bassins et les usines de production, ainsi le Maroc profiterait de nouveaux réseaux ferroviaires et routiers entre ses différentes provinces. Par conséquent de tels chantiers créerons de nouvelles opportunités d’emplois pour la population frappée par le chaumage et qui représente 9.2 %. L’absorbation du chômage mettrait terme à de nombreux fléaux sociaux qui gênaient le dynamise socio-économique du pays.

En 2001, la prospection pétrolière dans les zones maritimes, séparant le Maroc et les Îles Canaries, avait provoqué de fortes tensions en raison des frontières maritimes jamais délimitées entre les deux pays, alors on s’interroge si ce précieux or noir apporterait de la richesse et de la prospérité au peuple marocain, ou bien seulement contribuerait à des conflits politiques susceptibles de secouer le climat des relations dans la région à nouveaux ?


Tagué : Ismail Ouakrim

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