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Nabil Rihba - publié le Jeudi 25 Juin à 05:49

Le Maroc s'engage contre le changement climatique




Face à l'urgence des enjeux climatiques, le gouvernement marocain a fait part de son nouveau programme de réduction des émissions de CO2 et s'est engagé de manière officielle à favoriser le développement des énergies renouvelables dans son mix énergétique. Un engagement qui se veut à la fois prometteur et exemplaire pour le pays qui accueillera en 2016 la 22ème conférence de la convention des Nations unies sur les changements climatiques.



Détaillé par la ministre déléguée à l’environnement, Hakima El Haite, lors d’un colloque à Skhirat près de Rabat, le mardi 2 juin dernier, le programme marocain en faveur de l'environnement et du climat fixe de nouveaux objectifs de réduction des émissions de GES d'au moins 13% d'ici à 2030 par rapport au niveau de 2010, et promet un investissement de 10 milliards de dollars dans les énergies renouvelables. Une somme indicative qui pourrait augmenter de manière considérable avec l'appui financier de la communauté internationale. La ministre de l'environnement estime en effet qu'un investissement global de 35 milliards pourrait permettre à son pays de diminuer ses émissions de 32%, et en appelle ainsi au Fonds verts pour le climat.

Le plan vert du Maroc est basé sur un développement ambitieux des énergies renouvelables et la réduction des subventions accordées aux carburants fossiles. Il prévoit notamment de porter la part des énergies renouvelables à 42 % du mix énergétique du royaume d’ici 2030. Un mix énergétique toujours très dépendant des combustibles fossiles mais qui tient compte désormais de la centrale solaire de Noor, la plus grande centrale solaire du monde (500 MW de puissance) située près de Ouarzazate.

Présent lors de cette manifestation, l’envoyé spécial du président français pour la protection de la planète, Nicolas Hulot, a salué le signal positif envoyé progressivement au reste du monde par les pays du Sud. "Ce qui est important, c’est aussi le signal que cela donne à un moment où on n’a pas reçu les contributions de certains pays émetteurs", a-t-il déclaré. Les pays du Sud "nous délivrent un message, à savoir qu’ils sont prêts à faire quoi qu’il en soit un effort, mais qu’ils peuvent en faire encore plus si on les aide", a-t-il ajouté.

Le Maroc est en effet le second pays africain à s'engager officiellement pour la lutte contre le changement climatique après le Gabon du Président Ali Bongo. Ce dernier espère d'ailleurs rassembler les pays du Sud dans un projet coopératif pour le climat lors de la première Conférence climatique internationale des pays du Sud organisée à Libreville le 29 août 2015 par la société Richard Attias & A ssociés. Baptisé "Climate South Initiative", cet événement accueillera de nombreux chefs d’états, dirigeants internationaux, ONG, entreprises, associations, qui tenteront ensemble de prendre position activement dans la lutte contre le changement climatique. L’objectif sera donc de donner la parole à ceux qui ne sont en général pas impliqués dans les conférences sur le climat et renforcer ainsi la confiance entre tous les participants afin que la lutte contre le changement climatique devienne un projet collectif. La Climate South Initiative s'achèvera par une déclaration commune rassemblant l'ensemble des mesures évoquées durant les débats, et présentée lors de la conférence de la COP21 qui se tiendra à Paris, en décembre 2015.

Pour rappel, le Maroc est arrivé en première position du classement "performances des politiques climatiques" établi chaque année par Climate Action Network, pour les pays en développement, et en neuvième position au niveau mondial.


Tagué : Nabil Rihba

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