Lemag.ma : Portail d’information dédié au Maroc et au Maghreb
Facebook
Twitter
App Store
Newsletter
Mobile
Rss
Algérie : un complément alimentaire présenté comme un remède "miracle"... | via @lemagMaroc https://t.co/HCpFXQU0Az https://t.co/vqNDZjtKcM



Emir Louzina - publié le Jeudi 21 Mai à 21:13

Le Maroc renforce sa coopération avec l’UE et l’OCI




Alors que le chef de mission du FMI au Maroc, Jean-François Dauphin, souligne les progrès de l’économie marocaine, l'homme d'affaires Christophe Mazurier, rappelle que la CNUCED s’inquiète toujours des inégalités dans la région. Pour tenter d’améliorer la situation le Royaume de Mohammed VI compte sur le rapprochement avec l’Union Européenne à l’occasion de la visite du commissaire Miguel Arias Canete, mais aussi sur de nouveaux accords de libre-échange avec l’Organisation de Coopération Islamique…



Dans une interview au Bulletin du FMI de février 2015, le chef de mission pour le Maroc, Jean-François Dauphin affirme que « les déséquilibres économiques se sont considérablement résorbés au cours des trois dernières années ». Selon lui, malgré « une conjoncture extérieure difficile », le gouvernement a réussi à « maintenir la stabilité macroéconomique ». Grâce à ces efforts, le roi Mohammed VI affirme que désormais le Maroc a vocation à intégrer le club des pays émergents tout en rappelant que les prochaines années seront décisives pour ne pas manquer « ce rendez-vous avec l’Histoire ».

L’expert du Fonds Monétaire international prévient toutefois que le Maroc n’est « pas à l’abri de gros risques ». Un avertissement également relayé par le banquier Christophe Mazurier, très impliqué dans le développement des pays émergents. En effet, à la lecture du rapport de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED), il constate une baisse des investissements étrangers dans la région. Dans une tribune au journal Les Echos, il précise : « L’Afrique du Nord a souffert d’une forme de rejet qui trouve son explication essentielle dans le contexte géopolitique ».

C’est pourquoi, la venue du commissaire européen à l’énergie, Miguel Arias Canete, était très attendue. A cette occasion, les discussions ont essentiellement porté sur les projets énergétiques et sur le changement climatique. Néanmoins le rapprochement avec l’UE doit s’apréhender dans une perspective plus large avec notamment la préparation des accords de libre-échange complets et approfondis (ALECA). Dans un communiqué de presse publié en 2013, la commission européenne évoquait même une « intégration progressive de l’économie marocaine dans le marché unique de l’UE ».

De plus, quelques jours auparavant, l'Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS), organisait une conférence-débat sur le thème : Maroc-France : quels partenariats dans un monde globalisé ? Lors de cette réunion, Mohamed Tawfik Mouline, directeur général de l'Institut royal des études stratégiques (IRES) a plaidé pour un renforcement de cette relation en soulignant « le déplacement progressif des centres de gravité vers les pays émergents ».

Parallèlement, le Maroc joue un moteur pour l’intégration régionale en Afrique. Au cours des travaux du Centre islamique pour le développement du commerce (CIDC) et du département de l’intégration et de la coopération de la Banque islamique de développement (BID), il a effectivement été « cité en référence ». A en croire le Ministre délégué chargé du commerce extérieur, Mohamed Abbou, il faut à présent dresser « une feuille de route qui permettra de clarifier la vision d’avenir des pays membres de l’OCI »…


Tagué : Emir Louzina

               Partager Partager