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Adam Sfali - publié le Jeudi 14 Août à 12:49

Le Maroc, passerelle d'investissement vers l'Afrique: Les USA y croient-ils vraiment?




Californie : L’éditrice et journaliste américaine spécialiste de politique internationale, Emily Cadei, a signé une tribune sur le site du média américain, Ozy, consacrée à l’ambition africaine du Maroc.



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Une chose est sûre, le Maroc a marqué les esprits durant le dernier sommet USA – Afrique, déroulé récemment à Washington, par son activisme économique africaniste.

C’est ce qui ressort d’une tribune signée par l’éditrice Emily Cadei, sur le site Ozy, datée d’aujourd’hui jeudi 14 août, et intitulée ‘How Morocco Could Take Over Western Africa ’.

En effet, l’auteure, après avoir souligné l’hyper-activisme africain du Maroc, qui a fait comprendre, que sa stratégie future de développement économique durable, assoit ses axes principaux sur les marchés africains, elle a attiré l’attention que le chemin du Maroc en terre africaine ne sera pas une ballade de tout repos.

Emily Cadei a expliqué que le royaume fait ce qu’il faut pour réussir son développent vers l’Afrique, il déploie des mécanismes de relais financiers, conclut des accords de libres échange et surtout, il anticipe l’éclosion d’une classe moyenne africaine par des positionnements intelligents de ses entreprises (banques, opérateurs télécoms, promoteurs immobiliers) sur des niches de marchés à grands potentiels.

Néanmoins, nuance Cadei, la tache ne sera pas facile, "les clivages humains, culturels et géopolitiques", risquent d’avoir raison de cette ambition, si ils ne sont pas bien négociés.

L’auteur signale que logistiquement, les connexions physiques entre le Maroc et les pays subsahariens ne seraient pas facilités par les étendues désertiques les séparant et qui restent pour la plupart insécurisées. Assurer ces connexions logistiques sur de longues distances avec ses marchés potentiels en Afrique, alors que le royaume, est l'un des rares pays de la région à ne pas avoir de réserves financières conséquentes ou de richesses pétrolières génératrices de revenus, pour financer et sécuriser ce genre d'infrastructures, relevait, pour le Maroc, du défit.

De même dit-elle, elles seraient difficilement surmontables, les barrières culturelles entre "les blancs de l’Afrique du nord, et les noirs de l’Afrique subsaharienne" qui peuvent freiner à long terme, ce genre d’entreprise.

Emily Cadei conclut en affirmant que vu d’Amérique, en 2014, "un Maroc passerelle d'investissement vers l'Afrique, reste plus une vision qu’une réalité".



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