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Dr. Said El Mansour Cherkaoui - publié le Mercredi 8 Janvier à 17:59

Le Maroc et le Développement de ses métiers Mondiaux : Une Profession d'Apprenti Global d'un Suivisme Passé

Un bref aperçu sur sur une alternative de développement du Maroc






Le Maroc s'est attelé a une locomotive dont l'itinéraire et la destination ne sont nullement présents sur la carte Marocaine. Les plans et les visées de cet itinéraire sont inscrit dans une globalisation assidue des unités productives basée sur une rémunération de l'apport productif en fonction des marges de profit calculées sur des échelles comparatives entre les pays possédant ressources humaines relativement similaires au niveau de la qualification professionnelle.

La stratégie Productive de la Division Internationale du Travail Technologique :

Effectivement, l'autre dimension déterminante dans le choix d'un espace productif est la proximité du marché local et régional pour les besoins d'une adaptation rapide ou graduelle du produit final en fonction des mutations techniques et les changements de tendances des marchés régionaux escomptés. L'écoulement des produits possédant une relative valeur ajoutée avancée exige une intégration de l'approvisionnement en biens intermédiaires basée sur le concept de just-in-time développé par les compagnies japonaises, sur l'existence d'équipes techniques capable de modeler et d'adapter le produit selon les critères variables du marché final sans pour autant exigé de nouveaux systèmes de production et de distribution. Ce processus productif et logistique est fondée sur le principe du Total Quality Management et sur une concentration du design basée sur une diversification créative des opérations de modélisation ainsi que sur les capacités d'adaptation et de production synchronisées au sein et en tant qu'une seule unité productive régionalisée. Pour l'implantation de telles unités, les compagnies concernées exigent des états de financer et de conditionner les réseaux d'acquisition du savoir technique et technologique par rapport a leurs besoins immédiats détournant ainsi les responsabilités de l’État au niveau de l'éducation vers les propres besoins d'une production industrielle basée sur des modèles conjoncturels. Cette substitution du rôle de l'Etat en tant que fournisseurs des ressources humaines intermédiaires constitue une des facette locale de la régionalisation de la division international du travail qui demeure une application d'une stratégie ciblée et sujette a la concurrence internationale et aux besoins de consolider la compétitivité du produit par rapport aux produits similaires.

Cette approche est semblable a ce que le japon avait privilégié pour sa stratégie d'installation des usines et des unités manufacturières dans les pays de l'Asie du Sud Est. En premier, le produit est conçu et fabriqué pour le marché national avec toutes les caractéristiques locales. Une fois le produit atteint un certain niveau de maturité dans le marché ou bien il est dorénavant concurrencé par un produit similaire qui a vu le jour dans un autre pays accentuant ainsi la concurrence et aussi l'émergence d'une plus grande demande, le japon décide alors de produire le même produit dans des régions proches pour l'approvisionnement et pour l'écoulement du produit localement fabriqué. De mêmes, ces sphères de productions sont donc installées dans des espaces et des pays offrant des avantages qui peuvent faciliter la réduction des coûts de production et des frais supplémentaires pour l'écoulement dans divers marchés étrangers ou il est en train de perdre l'avantage d'avoir été le premier de son genre. Ce mouvement migratoire des produits initialement manufacturés au sein du japon pour la consommation locale et pour certains marchés extérieurs est désigné par le terme: "le vol des oies sauvages." La politique d'expansion industrielle régionale du japon avait permit entre autres permit a la Corée du Sud de bénéficier d'un transfert initial de la technologie japonaise. Cette période fut aussi caractérisée par l'émergence de Nouveaux Pays Industrialisés et désignée par la croissance des Dragons and tigres.

Les Multinationales et le Détournement du Transfert de Technologie: Renault au Maroc.

Face a cette éclosion de pôles industrialisant concurrents et surtout l'augmentation des salaires conséquente pour la main-d'œuvre locale et ses effets de démonstration dans les pays limitrophes, les grandes compagnies multinationales par une délocalisation concertée avec leurs États respectifs avaient détourné et neutralisé le transfert de technologie ainsi que ses effets industrialisants en facilitant en premier leur alliance et leur coopération avec des compagnies concurrentes et par l'installation d'unités localement isolées dans les pays a main d'œuvre abondante et docile. En cela, la priorité fut accordée aux pays régit par des dictatures et ayant un code de travail rigide et ou la représentation professionnelle est assujettie au pouvoir central.

En parallèle, ces Multinationales privilégiaient aussi les pays ou existe une productivité élevée et un coût compétitif si ce n'est accessible pour les produits primaires. Cette localisation demeure aussi sujette aux variations de la demande et de la croissance de la productivité au sein des autres unités productives complémentaires mais installées dans plusieurs pays tout en étant internationalement synchronisées pour la production d'un produit final commun.

L' Impasse du Maroc dans la Division Internationale du Travail Technologique :

De même, la division international du travail technologique conséquente dont le Maroc essaye d'en être un des serveurs périphérique et non central se réalise en dehors des besoins du développement du Maroc et se consolide a travers la maîtrise locale des techniques avancées de production tel que l'utilisation de la robotique et la logistique. Le Maroc dans cette compétitivité internationale ne peut offrir les mêmes critères d'avancement et de consolidation exigé par le capital international productif et demeure donc au bas du classement de l'attractivite et la garantie de la rentabilité par rapport aux pays emergents. Le Maroc ne peut dans cette optique qu'accroître sa dépendance de certains secteurs ayant des stratégies strictement régionales et dont une partie de la production finale peut toujours être écoule dans le marche Marocain. Ceci en deca des facilites accordées et les réalisations financées par l'Etat Marocain afin de répondre aux exigences de modernisation de l'infrastructure demandée par les investisseurs étrangers au Maroc.

En effet, le Maroc a privilégié dans sa politique économique une définition de ses besoins de développement sur sa proximité de l'Europe en mettant en exergue les coûts relativement bas de la main-d'œuvre pour attirer l'attention des compagnies européennes en premier françaises pour construire une économie diversifiée, ouverte, orienté et définie par les tenants des principes d'une économie de marché et cela sans aucune autre corrective alternative l'économie marocaine s'était ainsi s'auto-enclavée dans un suivisme économique et dans la fourniture d'une main-d'œuvre qu'il fallait maintenir abordable a tous les points de vue.

Par de tel choix, l'économie marocaine resta assujettie aux variations de la nature et a la nature déloyale de l'investissement étranger. Pour cela, la vulnérabilité de la croissance économique fut mise a rude épreuve parc la mauvaise récolte et les difficultés économiques en Europe qui ont contribué à un ralentissement économique en 2012. Face a cette inertie, le Maroc demeura attaché a sa stratégie de développement industriel et l'amélioration des infrastructures tournées vers l'extérieur et répondant aux directives de la conversion du capital étranger.. En cela, le Maroc se hâta de mettre en place un nouveau port et une zone commerciale de libre-échange à proximité de Tanger dans le but est effectivement l'amélioration de la compétitivité si ce n'est l'attractivité du Maroc pour le capital européen a défaut de celui d'origine multinational.

De même, cette stratégie multinationale dans sa visée mais régionale dans son application demeure en fait une réponse aux besoins globaux de la production de biens destinés en premier pour les marchés porteurs situés en premier dans les pays industrialisés et ceux émergeant ayant une classe moyenne servant de base sociale pour le gouvernement en place. Le cas le plus marquant dans ce phénomène et qui implique directement le Maroc est celui de Renault.

Voir mon article - Globaloganization of Renault Development Strategy - publié aux états Unis sur la globalisation de Renault.

Le Maroc face aux défis d'un Authentique Développement Economique de Base :

Le Maroc doit consolider ses bases nationales en tant qu'économie nationale gérée par des moteurs régionaux complémentaires dans leur constitutions et ouvert vers l'innovation qui renouvelle le contenu de leur production respective et installe de nouvelles dimensions technologiques permettant une modernisation continuelle des formes et des unités opérationnelles et l'adaptation des outils de production ainsi que la formation de la main-d'œuvre et de son personnel créatif. Cette insertion des professions et métiers technologiques doit se dérouler et se manifester en tant qu'élément principal dans la détermination régionale et les choix stratégiques des créneaux porteurs et même des secteurs opérationnels. La sélection stratégique de ces secteurs est basée sur leur réponse active et potentielle, sur leur niveau de flexibilité d'adaptation et leur capacité de réalignement sur la dualité existante entre la demande régionale et nationale et celle provenant du marché international. Ces secteurs pouvant bénéficier en premier d'un investissement public direct.

Dans ce cadre régional mais d'ordre national, l'infrastructure doit être une partie intégrante modulée sur les besoins mêmes de complémentarité et de diversification régionale mais servant comme fondements de l'intégration nationale tant au niveau territoriale qu'au niveau économique et financier. Dans ce but, la régionalisation ne doit pas devenir le moyen d'accentuer les déséquilibres, bien au contraire, elle doit favoriser l'essor des régions en tant que manifestation de la solidité de la stratégie nationale de développement des ressources locales et régionales en réponse aux besoins nationaux.

Une décentralisation adéquate doit en effet neutraliser et mettre fin aux enclaves économiques et même culturelles héritées des plans nullement stratégiques au niveau de l’intégration productive nationale mais ayant eu comme but seulement la conquête de l'espace et un conséquent contrôle social qui en effet favorisa l’émergence d'enclave économique disparate et inégale dans leur contenu comme dans leur finalité économique.

La mise en valeur des ressources, tant naturelles, humaines que financières si ce n'est renouvelables doit être et stimulée par une croissance économique que les autorités locales, régionales, de tutelle et l'état Central doivent en être les garants et les pourvoyeurs a travers leur engagement solidaire et constitutif. Cette contribution directe est complémentaire en essence et basée sur une distribution équitable et proportionnelle tant au niveau de la participation et l'apport mais aussi sur le plan des retombées et des récompenses y compris l'installation locale des vecteurs et des créneaux porteurs. Cette croissance économique demeure d'ordre nationale mais en fait elle est d'origine régionale.

L'Intervention de l'état Marocain  pour une Croissance Economique d'ordre Sociale et Régionale :

Les Principaux Indicateurs de la Croissance Economique au Maroc :

PIB : $ 98 B En Décembre 2013
Croissance du PIB: 3,0%
PIB / habitant: $ 3,000
Balance commerciale: - 8,7%
Population: 32,6 M
Dette publique en % du PIB: 71%
Chômage: 9,0%
Inflation: 1,2%

Ces chiffres sont révélateurs de l'existence de déséquilibre économique structurel et d'un malaise social dans l'entité marocaine. Pour corriger les effets de ce marasme, la réalisation d'une croissance économique authentique doit favoriser en premier le renouvellements des structures nécessaires a sa traduction sociale et politique, la formation des cadres et la qualification technologique de la main d'œuvre, l'attrait et la réalisation des investissements d'infrastructure et la légalité des opérations adjacentes et conséquentes.

Une première réalisation doit être l'adoption et l'application du respect des droits a la propriété privée au niveau individuel et commercial y compris les contrats commerciaux et de gestion des entreprises. L'éradication de la corruption et la dénigration des pratiques de favoritisme doit accompagner ces réformes structurelles profondes capables de consolider et d'approfondir une authentique application et un respect fondamental des droits démocratiques y compris les droits de la femme, le droit a l'éducation, au logement décent et a la santé et une couverture sociale digne de la citoyenneté doublé d'une politique de solidarité nationale et de mesures de nature sociale et adéquates répondant aux besoins de l'amélioration de la condition de vie des étudiants, de la main d'œuvre industrielle et agricole et des couches sociales démunies.

En d'autres termes, l'état Central doit se réinvestir d'un rôle primordial dans l'instauration d'une discipline fiscale, légale et constitutionnelle afin de réglementer et de régler la création et l'insertion ainsi que le contrôle d'un ordre effectif et discipliné entre les objectifs, les ressources et les priorités au niveau des dépenses budgétaires. 

Ce rôle de l'état doit aussi favoriser l'émancipation les réelles potentialités des régions afin de les dégager de leur assujettissement au rôle folklorique en tant qu'industrie conjoncturelle et séduisante pour les seuls besoins d'attirer les devises. Les devises doivent provenir de l'insertion directe de la région dans le tissu national industriel et de leur participation et de leur responsabilité directe dans l'énonciation et la mise en place de leurs propres créneaux de développement comme de leurs propres canaux de communication et de connexion avec la demande internationale par l'établissement de pacte bilatéraux avec des régions des autres pays, en tout premier les pays limitrophes.

Le folklore doit avoir une place culturelle et doit jouer un rôle de liaison avec les besoins culturels d’émancipation nationale et de mémorisation de l'histoire réelle du Maroc et des pays limitrophes afin de souder une identité au delà des frontières administratives. Dans cette lignée, l'artisanat est le moteur de l’enrichissement du patrimoine folklorique et non l'inverse.

Présentant et considérant l'artisanat et le folklore comme une industrie, c'est déplacer la production industrielle au niveau de la sous-traitance comme est le cas des industries dite de pointe au Maroc. Cette mutation empiéte le transfert de technologie qui est et devrait être le moteur de stimulation de la croissance économique sectorielle et de l’innovation opérationnelle et productive par le biais de l'introduction de nouvelles techniques et de produits dans le tissu industriel du Maroc.

En d'autres termes, La folklorisation d'une production sert de frein a la réelle transformation des moyens de production et réduit les besoins pour toute amélioration des conditions de production et de formation technique du personnel employé et en dernier place la main-d'œuvre du secteur ainsi folklorisé dans une position d'attente pour les visées conjoncturelles de la division internationale du travail et la division global de la technologie productive.

Dans cette perspective, l'Artisanat Marocain ne renforce pas la personnalité marocaine en tant qu'une technologie pouvant s'imposer au niveau international comme un label de la créativité technique d'origine marocaine avec le label « Fabriqué au Maroc ». L'artisanat marocain reste une œuvre d'un temps historique qui durant une certaine période donnée avait conditionné le tissu productif marocain rendant la production artisanale dotée de produits de pointe de l' époque correspondante. De ce fait, ils étaient le reflet du génie marocain de l’époque. Préserver l'artisanat et lui faire bénéficier d'une stimulation économique et financière est un volet sectoriel de la stratégie nationale de développement économique. En cela, l'artisanat est une partie prenante de la politique touristique et de la promotion de la consommation correspondante tant provenant du tourisme national ou international.

En biais a ces considérations, le génie marocain doit évoluer avec le temps, l'espace et la compétitivité. Ces vecteurs sont de portée locale, régionale, limitrophe, périphérique et internationale. L'instauration et la maîtrise d'une technologie d'origine et de manifestation nationale contribuant directement dans les réalisations et des performances marocaines technologiques doit être l'objectif principal de toute politique industrielle érigée comme intervention de l'Etat dans la mise en valeur des ressources nationales.

C'est a travers d'une telle évolution planifiée et coordonnée ainsi que contrôlée afin de permettre toute modification ou toute correction nécessaire en cours chemin, la structure nationale marocaine doit négocier son insertion dans l'économie internationale et la nouvelle division technologique internationale du travail et de la consommation adjacente.

Le Développement Régional et National au Maroc et le Rôle des Cabinets de Conseil Etrangers:

La coordination d'une stratégie nationale basée sur des objectifs nationaux mais de portée régionale en premier peut se dérouler et s'implanter sur une visée constructive répondant a des besoins fondamentaux tel que l'établissement d'une stratégie d'exportation de produits finis a haute valeur ajoutée et cela comme substitution a l'exportation des matières premières non transformées. Il demeure urgent de soustraire le Maroc a la réputation d'être seulement une location des produits ayant une valeur basse et synonyme d'un marché de travail accessible a des prix réduits pour les productions a destination de la demande globale réduisant ainsi la capacité d'exportation de produits nationaux porteurs et détournant des ressources nationales pour les besoins de délocalisation d'un capital international qui ne respecte même pas ses propres bases nationales et qui échappe a ses obligations nationales en émigrant vers des cieux plus cléments. Le Maroc ne doit pas être le refuge des excès du capital international productif or spéculatif. La substitution aux importations prônée durant les années soixante-dix fut ainsi renversée dans son contenu comme dans ses objectives et devint ainsi une substitution des produits assemblés. Dans ce changement, les exportations industrielles qui devraient tenir la main haute de la qualité marocaine sur les places internationales sont dorénavant concurrencés par les productions émanant des pays du Sud Est Asiatique, ceux qui avaient effectivement bénéficier en premier du transfert de technologie dorénavant défunt.

La création d'un équilibre structurel au niveau de la répartition des obligations de l'Etat Central notamment en ce qui concerne la création des secteurs et des emplois technologiques, la transformation régionale et locale des ressources nationales, l'insertion internationale des capacités productives et leur ajustement technique, la consolidation et la transparence dans l'accès à des financements adaptés aux structures financières et managériales des entreprises et des produits ciblés, l'assainissement de la politique financière et la consolidation de la politique sociale, non en tant que solidarité nationale mais en tant qu'une reconnaissance fondamentale des droits et le renforcement de l'Etat de Droit, l'application et la protection des droits de l'homme et de la femme et des cultures régionales. Au niveau de la répartition des compétences dirigeantes de l'Etat, encourager la désignation des ministres de tutelle doit suivre un chemin cohésif, parallèle et similaire prônant la compétence sur la cooptation.

En parallèle, le Maroc aussi doit se délaisser des habitudes de financer des sociétés étrangères de Consultants pour se faire un profil de sa propre réalité économique et de recevoir des recommandations qui ne sont en définitive que le résultat de superposition d'idées et de schémas génériques valables pour tout autre pays et n'ayant aucune substance qui est nationalement motivée ou nationallement engageante dans la voie d'un authentique développement nationale.

Ces organisations de consultancy sont motivées par le gain et le profit qui reste le moteur de toute leur actions auprès d'une clientèle de leurs pays d'origine comme celle qui les engage pour des projets locaux. Cette localisation nationale de ces compagnies de consultancy leur octroi une connexion directe avec les besoins des grandes compagnies internationales et leur source de financement international. Prenant en considération ces déterminations du marché productif et financier international, ces compagnies de consultancy ne pourront jamais se soustraire de leur base commerciale et de clientèle identifiée a travers leur domiciliation nationale.
 
De ce fait, ces compagnies servent en premier les intérêts primordiaux de rentabilité de ces mêmes clients et de leurs gouvernements respectifs. Vu la relation synergistique existante entre les pouvoirs publics et les chefs d'entreprises financières dans les pays développés, une certaine transparence doublée d'une ambivalence affairiste et soudée par une cohésion dans l'augmentation de la rentabilité des investissements s'instaure entre les tenants de la finance internationale, les pourvoyeurs de services tel que les cabinets de conseil et les multiples sphères lobbyste.

Dans cette suite de liaison en amont et en aval de la réalisations des affaires lucratives de services, la cible principale demeure la défense de leurs intérêts propres en canalisant la stimulation et les effets des croissances économiques au niveau national et international a travers leur propre agenda de rentabilité. De même la collecte d'une intelligence des affaires et des données propres sur le fonctionnement d'une économie que ces Cabinets de Conseil entreprennent comme préalable a l'énonciation de leurs propositions sont en fin de compte une mine d'or en premier pour leurs propres affaires. L'accès privilégié aux sources primaires et aux responsables et les autorités régionales et nationales et même au sein de l'Etat Central qui est accordé a ces Cabinets de Conseil pour l'élaboration de leur analyse est en fait un trojan horse pour l'accaparement des données et des renseignements qui peuvent être utilise au delà des besoins propres de la seule élaboration de propositions ou des solutions avancées par ces mêmes Cabinets de Conseil.
 
Finit le temps ou Pierre Loti dessinait des acquarelles et Charles Foucauld qui décriva son périple dans «Reconnaissance au Maroc », publié en 1885. La masse considérable de renseignements ethnologiques collectés lui fera octroyé la médaille de la Société de Géographie de Paris. Ces analystes et consultants avant l'heure se camouflaient et de se déguisaient en Juif ou en Turc habillé traditionnellement pour pouvoir parcourir le Maroc ou l'Afrique du Nord pour dresser des plans sur la topographie sur les us et les coutumes ainsi que la solidité des institutions tribales du fin fond Marocain. De notre temps, on les invite et on étale devant eux le tapis rouge tout en leur offrant le Maroc sur un plat d'or dénudé de toute réserve et protection de ses secrets comme de ses atouts stratégiques concernant les opérations économiques, financières et culturelles. 

Malgré l'engagement d'une des plus en vue des Cabinets de Conseil aux Etats Unis par les autorités responsables, le Maroc fut récemment classé au rang de 78ème dans un total de 145 pays. Ce classement fut paradoxalement établi récement par Forbes, le Magazine des Affaires aux Etats-Unis lors de la publication de son Best countries for business 2013 ..

Finit aussi les temps de Ouita et Guerrouj ou les performances marocaines avaient leur pesant d'or.

En fait dans les années 1980 le Maroc était un pays lourdement endetté avant de poursuivre les mesures d'austérité et les réformes en faveur de la consolidation d'une économie de marché..Ces mesures traduisaient encore une fois l'impact des institutions étrangères sur le devenir économique du Maroc et cela depuis le premier gouvernement de Abdellah ben Brahim. En effet, ce programme de réforme fut crée et supervisé par le Fond Monétaire International.

Ayant épuisé les recommandations de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International sans pour autant réaliser un réel take-off économique, les responsables économiques marocains se tournent vers les cabinets privé de conseil.

Malgré toute cela, les structures demeurent archaïques et l'économie est sujet de signes de stagnation. Pour y remédier, le Maroc se tourne encore vers l'extérieur a la recherche de remèdes occidentaux. La cure fut donc identifiée dans la promotion des exportations. Pour cela, le Maroc a conclu un accord bilatéral de libre-échange avec les États- Unis en 2006 et un accord de statut avancé avec l'Union européenne en 2008 et avec d'autres pays tel que la Turquie. Dorénavant, le Maroc importe les Soap-Opéra traitant les commérages de la société Turque durant la période Kemaliste.

Ces virées fictionnelles ne guérit aucunement les malaises de l'économie marocaine qui après tous ses ajustements sur l'extérieur, elle demeure dominée par l'agriculture, le tourisme, les phosphates, le textile, l'habillement, et la sous-traitance. La structure socio-économique marocaine continua de souffrir d'un chômage élevé tout en étant rongé par la pauvreté et l'analphabétisme, en particulier dans les zones rurales. De ce fait, les problèmes structuraux de la régression du Maroc restent entiers puisque les raisons principales de tout sous-développement demeurent pour le Maroc: la lutte et l'éradication de la corruption, l'instauration d'une réelle réforme du système éducatif basée sur les besoins nationaux et régionaux culturels et technologiques, le renforcement de la transparence des pouvoirs législatifs et judiciaires, l'application d'une justice sociale, la lutte contre le favoritisme et le patronage politique, l'instauration d'une politique saine et cohérente pour le programme de subventions accordées. En deca de tout cela, entre 2011 et 2012, les prix élevés du carburant - qui est subventionné et presque entièrement importé – aggravèrent le déficit du budget national et creusa le déficit de comptes courants.

Le défi reste aussi colossal tant dans l'implantation des économies d'échelles que dans la stimulation involontaire des déséquilibres régionaux. Le Maroc doit faire face a ces deux antipodes du développement économique en créant des pôles d'incitation et de stimulation des investissements sectoriels notamment a travers l'abandon de la politique du suivisme des soubresauts du marché international financier et celui qui considére le Maroc comme un maillon dans une chaîne de réactions régionales tressées dans le sens du renforcement régional de ses besoins propres.

C'est a travers d'une telle évolution planifiée et coordonnée ainsi que contrôlée afin de permettre toute modification ou toute correction nécessaire en cours chemin, la structure nationale marocaine doit négocier son insertion dans l'économie internationale et la nouvelle division technologique internationale du travail et de la consommation adjacente.

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