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MAP - publié le Lundi 7 Décembre à 13:21

Le Festival de Marrakech aux couleurs du Pays de l'Erable en hommage au jeune cinéma canadien



Marrakech - Pour sa quinzième édition, placée sous le signe de la diversité et la jeune création, le Festival international du Film de Marrakech (4-12 décembre) a rendu hommage dimanche soir au cinéma canadien, une expérience originale qui interpelle les jeunes cinématographies nationales aspirant à une existence authentique.



Après l'Angleterre, le Mexique, la Scandinavie ou encore le Japon l'an dernier, le Festival International du Film de Marrakech se drape des couleurs du Pays de l'Erable avec ce nouveau voyage dans un continent cinématographique, offrant un plaisir à la fois esthétique et intellectuel aux nombreux cinéphiles marocains et internationaux, désormais habitués de ce grand rendez-vous du cinéma mondial.

Le Festival qui reçoit pour l'occasion une délégation importante d'acteurs et de réalisateurs canadiens représentatifs de la vivacité d'un cinéma en perpétuelle évolution, continue donc son exploration des contours de la cinématographie mondiale avec à l'honneur cette fois un cinéma jeune qui a vu le jour en 1897, au lendemain de la projection parisienne des frères Lumière.

Pas moins d'une trentaine de films sont programmés en hors compétition, dont une rétrospective projetée dimanche dans le cadre de cet hommage qui consacre la dynamique du 7ème art canadien et l'héritage unique du pays, une richesse qui émane des différentes cultures composantes de l'identité canadienne, ou encore "Remember", le dernier film de Atom Egoyan, chef la délégation, présenté en avant-première. 

Bien que voisin d'Hollywood et profondément ancré dans la culture nord-américaine, le cinéma canadien a su imposer son identité propre grâce à l'intégration de la pluralité linguistique et ethnique de la nation canadienne et à un développement cinématographique porté notamment par le documentaire.

Le cinéma canadien a acquis ses lettres de noblesse grâce à des réalisateurs qui ont su s'attirer les faveurs d'une audience internationale. Atom Egoyan, avec "Exotica", "De beaux lendemains", "Le voyage de Félicia" explore brillamment les thèmes de la solitude d'individus aux prises avec une société aliénante.

David Cronenberg ("La mouche", "Crash", "Existenz") s'impose comme un maître du film de genre, avant de signer des fables sur la violence de nos civilisations ("A history of violence", "Les promesses de l'ombre"). James Cameron ("Titanic", "Avatar", les deux plus grands succès de l'histoire du cinéma) devient le symbole même de cette capacité des réalisateurs canadiens à s'imposer auprès du public mondial. Paul Haggis ("Collision"), Guy Maddin ("Careful") ou Sarah Polley ("Take this waltz) dans une veine plus intimiste, deviennent également une vitrine du cinéma canadien à l'international, quand des acteurs comme Jim Carrey, Donald Sutherland ou Ryan Gosling sont des figures familières du grand public.

Loin de se tenir dans l'ombre de son voisin anglophone, le cinéma québécois a su s'affirmer culturellement en prenant son essor pendant la "Révolution tranquille". Denis Arcand s'est imposé comme un observateur exigeant du monde intellectuel et universitaire québécois avec "Le déclin de l'empire américain" et sa suite, "Les invasion barbares", Oscar 2003 du meilleur film en langue étrangère. Plus récemment, des cinéastes comme Jean-Marc Vallée ("C.R.A.Z.Y.", Prix du Jury du Festival International du Film de Marrakech 2005, "Dallas buyers club", "Wild"), Denis Villeneuve ("Prisoners", "Sicario") ou Xavier Dolan ("Mommy") sont devenus des auteurs incontournables, régulièrement sélectionnés dans les festivals du monde entier.

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