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MAP - publié le Lundi 7 Décembre à 13:56

Le Festival de Marrakech à l'accent canadien



Marrakech - Le cinéma canadien a été à l'honneur, dimanche soir au somptueux Palais des Congrès de la Cité Ocre, étant l'invité de marque de cette 15-ème édition du Festival international du film de Marrakech qui perpétue ainsi sa tradition d'ouverture sur les cinématographies du monde.



Ainsi le pays du Soleil Levant, le Japon, cède le tapis rouge cette année au Canada et à son cinéma célébré avec pas moins d'une trentaine de films projetés en hors compétition, confortés en cela par la présence d'une impressionnante délégation de comédiens et cinéastes du Pays de l'Erable.

Conduite par l'incontournable Atom Egoyan, ce contingent éclectique et représentatif de la vivacité d'un cinéma canadien en perpétuelle évolution, a été accueilli par le standing ovation au Palais des Congrès où le cinéaste Egoyan a reçu l'inestimable Etoile d'Or du Festival des mains de la réalisatrice marocaine Farida Bel Yazid.

S'adressant à l'assistance, Atom Egoyan n'a pas caché son émotion pour cet hommage qui consacre la dynamique du 7ème art canadien et l'héritage unique du pays qui est d'ailleurs très bien retracé dans une rétrospective diffusée pour la circonstance.

Une richesse qui émane des différentes cultures composantes de l'identité canadienne, a-t-il poursuivi.

Pour sa part, le vice-président du Festival et directeur du Centre Cinématographique marocain (CCM) Sarim Al Haq Fassi-Fihri a passé en revue les différentes étapes et l'évolution du cinéma canadien qui a vu le jour en 1897, au lendemain de la projection parisienne des frères Lumière.

Considéré comme l'un des réalisateurs ayant valu au cinéma canadien d'acquérir ses lettres de noblesse, Egoyan a su s'attirer les faveurs d'une audience internationale, avec des chefs d'œuvres tels "De beaux lendemains", "Exotica" ou encore "Le voyage de Felicia".

L'enfant prodige du cinéma canadien y explore brillamment les thèmes de la solitude d'individus aux prises avec une société aliénante. 

Bien que voisin d'Hollywood et profondément ancré dans la culture nord-américaine, le jeune cinéma canadien a su imposer sa griffe grâce à l'intégration de la pluralité linguistique et ethnique du pays et à un développement cinématographique porté notamment par le documentaire.

Et ce sont des cinéastes de renom qui y ont contribué : les James Cameron (Titanic, Avatar), les David Cronenberg (Les Promesses de l'Ombre, La Mouche, Crash, Existenz), les Paul Haggis (Collision) et les Sarah Polley (Take this waltz), pour ne citer que ceux-là.

Les acteurs ne sont pas en passe avec le grand Donald Sutherland, l'inévitable Jim Carrey ou la star Ryan Gosling.

Au total, 93 films représentant 33 nationalités seront projetés, toutes sections confondues (compétition officielle longs-métrages, Cinécole, Coup de Cœur, hors compétition, Masterclasses, projections à Jemaa El Fna, autodescription ) lors de cette édition qui met à l'honneur le cinéma canadien.

Quinze longs métrages, célébrant les jeunes et la diversité, sont en lice pour la très convoitée l'Etoile d'Or-Grand Prix et les autres prix non moins prestigieux (interprétation féminine et masculine, jury, mise en scène) de cette édition.

Ces films, qui sont pour la plupart une première ou une seconde œuvre, seront départagés par un jury prestigieux présidé par le célèbre réalisateur américain Francis Ford Coppola.

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