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Dr Ben Kirat - publié le Lundi 3 Août à 11:52

Le Discours du Roi confirme l’héritage d’un Maroc universel, tolérant et ouvert






Le Discours du Roi confirme l’héritage d’un Maroc universel, tolérant et ouvert
"Le Maroc est avant tout un pays Amazigh depuis des millénaires et sa langue pré-date l’Arabe, avec des minorités diverses Marocanisées avec le temps, mais ne peuvent faire du Maroc un pays arabe, romain, même si l’Amazigh Septime Sévère était nommé Empereur Romain de 193 à 211 ou encore Juba II comme le savant Apulée et Saint Augustin, ou Egyptien à cause du Pharaon Amazigh Sheshonq Ier, phénicien ou autre, mais reste avec son identité totalement marocaine depuis que les Almoravides de Sanhaja ont chassé les arabes pour en finir avec le Califat et créer le premier Etat-Nation au Monde en 1040, avant le Traité de Westphalie de 1648.

Car depuis, l’Etat almoravide reste dans l’esprit, puis Almohade et d’aucun critère le Maroc ne peut être arabe, comme l’ont confirmé l’historien français Bernard Lugan et l’anthropologue Britannique, Feu Ernest Gellner, et Si Descartes n’est pas marocain, Tarik Ben Ziyad est certainement Amazigh….

Tout de même il faut absolument clarifier comme, l’avait fait Professor Gellner, que nombre de ces naufragés de l’histoire, une fois pris dans une des tribus, ils se sont installés, fondés des familles et leurs progénitures sont par le droit du jus sangini des Imazighen de souche, comme de tous les mariages mixtes, l’ethnicité Amazighe prend priorité des autres de la mère comme du père, une égalité absolue entre les deux sexes, ce qui les distingue d’ailleurs des sémites et semi-sémites. Un aspect similaire pour les français, que Ernest Renan a souligné dans une lecture à la Sorbonne donnée le 11 mars 1882, “Qu’est-ce qu’une nation?”, “Il n'y a pas en France dix familles qui puissent fournir la preuve d'une origine franque, et encore une telle preuve serait-elle essentiellement défectueuse, par suite de mille croisements inconnus qui peuvent déranger tous les systèmes des généalogistes.” Pour lui de conclure enfin qu’il n’y a que des Français de tous les horizons, comme on peut conclure qu’il n’y a que des Imazighen au Maroc, peu importe le brassage des cultures et d’ethnies différentes qu’ils ont croisés depuis le début du temps.

L’Arabe se trouve en Arabie Saoudite et au Maroc personne ne parle au quotidien sa langue ou suit sa culture, toutes deux étrangères et absentes de tous les foyers Marocains sans exception aucune, et ils sont Wahhabites et au Maroc ils sont Malékites. Mais au contraire, tous les marocains font usage de l’Amazigh et des dialectes marocains qui sont de sources Amazighe, arabophone/mozarabe/aljaimados/chrétienne, hébraïque, francophone ou espagnole, des dialectes qui remontent aux temps lointains avant même l’arrivée des phéniciens sur ses côtes méditerranéennes et ce qui ne fait pas des marocains ni des phéniciens, ni des romains, ni des français, ni des espagnols ou encore moins des arabes.

Dans la réalité, l'identité marocaine à majorité amazighe est claire: 80% d'Imazighen et 20% d'immigrés de par le monde marocanisés, arabisés ou francophones, et que la langue la plus parlée au Maroc est l’Amazighe et dont 28% des marocains sont monologues et ne parlent que cette langue, suivant le grand philosophe marocain, Ahmed Assid.

D’autre part, Le Malékisme forme la pierre angulaire pour les musulmans du Maroc comme il existe ses Chrétiens, juifs et non-religieux qui forment la foi et non foi des marocains, rejetant totalement, comme ils rejetteraient un produit cancéreux, importé ou national, à consommer chez eux, ce qui est le cas des Chi'a, des Wahhabites et Salafistes/Frères Musulmans en général qui ne font pas la fibre du Malékisme-Achaarite et soufisme marocain. Faites comme chez-vous, mais n'oubliez pas que vous êtes chez-moi. Le Machrek n’a rien à enseigner au Maghreb (depuis que les Almohades ont choisi leur indépendance et ont renvoyés les arabes chez eux), comme le Nord et le Sud, mais sont tous jaloux de sa préservation culturelle et de son unité! C’est cette unité qu’ils veulent secouer et le Discours du Trône riposte clairement et sans ambages. Sur ce sujet les marocains ne badinent pas.

Et sur le point des langues, le discours a directement visé Benkirane et ceux qui n’arrivent pas à délier leur langue de vipère et s'opposent aux langues étrangères et en particulier la lenteur d’officialiser la langue première du Maroc qui est l'Amazighe [non l'arabe, que réclament certains fascistes dictateurs colonialistes mozarabes/aljaimados arabophones obscurs] et d’activer les réformes prévues dans la Constitution de 2011 qui trainent toujours dans les tiroirs de Benkirane et de son gouvernement.

Comment se fait-il qu’un nombre restreint et sans conséquence d’immigrés, de brigands et de criminels, de mendiants qui se présentaient dans des tribus avec une pancarte des maudits déportés de la Mecque, non dissimilaire de ‘l’Etoile de David’ que les juifs étaient forcés de porter sous le régime nazi, portant l’inscription de ‘Sharif el Aarif, le mendiant poète, banni du sol du Prophète’, et passent de tribu en tribu demandant l’aumône et réclamant la baraka, comme s’ils étaient des prophètes ou leurs représentants, puisse prendre en otage tout un peuple et un pays qu’ils veulent soumettre à leur dessein?»
L’Etat Providence au Maroc

Par contre, L'Etat Providence est la priorité au Maroc avec l'infrastructure et les services aussi bien que l'éducation et la santé pour tous. Voilà un autre volet du Discours du Trône!

Mais ‘L'Etat providence’ s’annonce avec des retards quand il se veut aujourd'hui et non demain ou dans six ans prenant un risque probable, de la part des ennemis islamistes du Maroc, d'un soulèvement dans toutes les rues du pays.

L'état providence est créé en Europe exactement pour éviter tout débordement social, c'est-à-dire pour le ‘Printemps Tunisien’ de devenir un 'Printemps Marocain chaud'!

La reproduction d’une partie d’un article précédent donne certaines observations qui puissent ouvrir, au moins un dialogue, si vraiment on veut éliminer la précarité absolue au Maroc:

«Voilà à quoi sont réduits les Marocains, suivant Le Matin du 18 juin 2015, Le panier revient à moins de 24 DH par personne ou 116.06 DH par ménage (473.900 ménages), une fortune pour ces miséreux, non????
On se demande combien ça coute cette mobilisation de milliers de personnes qui est engagée du début à la fin de cette entreprise pour livrer 24 DH?
En envoyant des chèques postaux ou bancaires ou bons, comme est le cas en Europe, aurait était une meilleure solution, moins couteuse, digne et respectueuse de la personne marocaine, au lieu de les réduire à la mendicité....

Ajouter à cela il y a d’autres Paniers de Mépris des organisations, surtout les acheteurs de faveurs, islamo-politiques visant les votes en général et les prochaines élections en particulier. Mr Hassad a bien anticipé cela, mais le Maroc est vaste et varié et les clientèles sont nombreuses.
Avec ces nouveaux paniers de propagandes en plus des 55 millions de dirhams de l'INDH, on peut fonder un fonds de distribution en espèce digne des marocains.
En plus de ces 55 millions de DH il y a une moyenne de 33 milliards DH allouée à la Caisse de compensation, pour faire un total d’environ 33.055.000.000 DH.
S’il y a 473.900 de ménages des démunis qui reçoivent des paniers, par contre L’Economiste avance que suivant le Haut-Commissariat au Plan, il y a 1.157.000 chômeurs en 2015 (et 69.000 enfants qui travaillent…), on pourrait donc comptabiliser qu’il y a 1.630.900 de personnes entre chômeurs et ménages ayant besoin d’aide sociale.

Alors si on additionne et distribue seulement les sommes réservées à la Caisse de Compensation et celle des Paniers de l’INDH, on peut obtenir une moyenne annuelle pour chaque personne de recevoir environ, (33.055.000.000/1.630.900 =) 2.026,80 DH par an ou 168.9 DH par mois, sans prendre en compte ce que la nouvelle loi accorde à certains chômeurs. Il faut éliminer les chômeurs bénéficiant des allocations introduites en 2015 et ceci accroitrait les sommes à distribuer. A cela il faut ajouter une allocation familiale à toutes les familles sans exception aucune, au travail ou à la maison, pauvre ou riche, une allocation universelle pour tous, car elle concerne les enfants du pays qui seront les contribuables de demain. Il faut prendre en considération d’autres aides et dons, comme on peut faire recours au fonds européens et des Nations-Unies….
D’autre part, il faut réorienter tous fonds d’aides à ce Fonds unique répondant aux besoins des démunis de toutes natures et catégoriser les différents cas…(handicaps, veuves, vieillards/retraités et autres) pour arriver à une distribution équitable qui doit être décidée par des Universitaires et autres organisations caritatives, en dehors de toute représentation politique ou religieuse… Cette politique coupera le chemin aux religieux comme aux corrompus politiques et donnera la suprématie à l’état de Droit…

Or il faut recourir au model Brésilien ou Indonésien ou autres/
Il y a tellement de controverse en ce qui concerne la Caisse de Compensation qui d’abord cible très mal ces clients, car les marocains au pouvoir d’achat le plus élevé en profitent mieux que les pauvres, ce qui rend sa contribution plus profitable à certains qu’à d’autres. Donc il faut procéder à un système d’état providence pour enregistrer tous les marocains au chômage, invalides et autres et recevoir une aide mensuelle suivant des procédures justes et fiables pour créer une société fière de son pays.

Ceci réduirait aussi les aventures dangereuses et meurtrières des pateras qui ne mènent nul part, sinon à une mort certaine. L’Europe elle-même est malade et n’a que le chômage à offrir. Un politique de soutien donnera en même temps une dignité à tous les marocains, sans en faire d’eux des mendiants en leur niant la part de la richesse du pays qui leur revient de droit, comme vient de le prononcer SM au cours du Discours du Trône du 30 juillet 2015.
Comme je l’avais déjà exprimé dans d’autres articles ici là, ce que ni la harira au pauvre (pourquoi mobiliser 5,000 personnes pour cette opération pour livrer 24 DH au lieu d'envoyer un chèque bancaire à chacune des familles concernées; il faut laisser cette activité aux œuvres caritatives et réserver à l’état son contrôle), ni les subsides alimentaires et énergétiques ne font l’affaire, mais un DROIT aux allocations de chômage s’impose. Il doit s’appliquer à toute personne inscrite et aux autres nécessiteux qui sont incapacités pour une raison ou une autre, que ça soit l’âge, un handicap physique ou mental et autres qui doivent être déterminés par les experts dans le domaine de la justice sociale avec la participation de la société civile et des services de santé et exclure toute notion d’exploitation religieuse du modèle des Frères Musulmans dont fait partie le PJD/MUR et les salafistes Istiqlaliens, Adl Wal Ihssane ou d’autres (ils ont le Zakat, ce qui est proposé est différent et c’est laïc). Bien sûr qu’il y aurait des services séparés entre les différentes catégories de récipients comme: Les Chômeurs, Les Veuves et Retraités, Handicaps etc…et auront des responsables différents et des sources financières suivant les services prévus, comme les fonds Hassan II, l’INDH, la part de la CNSS et ses affiliés, du gouvernement central, de la Région et de la Commune et tous les services sociaux nécessaires pour chaque commune (santé, transport, Maisons de Repos et autres)…
Il ne faut pas en faire des marocains des mendiants, des nécessiteux et porter atteinte à la dignité des démunis et ceux dans des situations précaires. Ils ont des droits comme ils ont des responsabilités, et à chacun d’honorer son contrat, base de tout gouvernement démocrate et de tout citoyen dans une cité vertueuse de Farabi.
Or, le gouvernement veut convaincre les marocains de sa politique d’austérité lorsqu’on remarque Benquiqui juguler et fustiger les caisses de compensation et de la retraite, lorsque seulement 13,1 % de la population (vivant en dessous de la pauvreté) bénéficient de 257 dirhams par personne et par an de la subvention du gaz butane. Alors que les couches les plus favorisées, lesquelles représentent près de 30%, bénéficient de 585 dirhams par personne et par an. Quant au sucre, le quintile le plus défavorisé (13,4%) bénéficie de 106 dirhams par personne et par an, contre 229 dirhams pour le quintile le plus favorisé (29%). Pour ce qui est de la consommation de la farine, les couches les plus défavorisées (11,1% du total) bénéficient de 59,2 dirhams par personnes et par an contre 166 dirhams au profit du quintile le plus favorisé (31,2 %). Il paraît clairement que ce sont les riches qui tirent profit de la manne étatique. En termes plus simples, l’État prend en charge 2,7 dirhams sur le litre de l’essence, 3,9DH/l du gasoil, 2 371 dh/tonne du fuel (numéro 2), 3 463 dh/T du fuel pour l’électricité, 4 525 dh/T du fuel spécial. L’État paye à la place du consommateur 83,72 dirhams pour une bouteille de gaz de 12 kilogrammes, écrit Mohammed Mounjid. Il devient légitime de se demander pourquoi ne pas annuler complètement la Caisse de Compensation qui favorise plus les aisés que les pauvres et si on ciblait les 52 milliards de dirhams en 2011 vers les nécessiteux et distribuer ses fonds directement on assurerait une moyenne de 866.67 DH par mois pour 5 millions de marocains.»
Car il faut éviter le 'gouvernement de l'errance' émanant de ‘l’intellect patient’ de Benkirane qui est à la tête d’un gouvernement du leurre, (autrement dit de tromperie, d’imposture et de falsification) et qui se croit vertueux, et sage, sans qu’il le soit vraiment même si les deux, gouvernants et gouvernés y croient, mais qui ne mène qu'au désastre social ici-bas comme dans l'au-delà, suivant Farabi.
Quant aux mouvances islamiste et islamique
Il est important de rappeler l’œuvre de Clifford Geertz, qui décrit deux pays musulmans, le Maroc et l’Indonésie en l’occurrence, qui se trouvent à moitié du monde de l’un l’autre, et se demande s’il y a raison de les appeler tous les deux comme ‘Musulman’. Sa conclusion est claire et nette: il n’y pas une telle chose comme une ‘Société islamique’, il y a des sociétés qui sont façonnées, en partie, par l’Islam, mais sont aussi formées dans un creuset naturel par leur position dans le monde physique, leurs héritages de langue et de culture, leurs possibilités économiques et l’accident de leur histoire politique. C’est la position qu’a maintenu explicitement S.M. le Roi du Maroc, lors de son discours du Trône du 30 juillet 2015.
C’est aussi une leçon pour corriger l’erreur de l’Occident Nord utilisant ‘Arabe’ ou ‘Musulman’ ou encore ‘Maghrébin/Nord-Africain’ pour identifier un Marocain ou un Tunisien, ce qui est complètement inacceptable, car l’usage de ‘Arabe’ ou ‘Musulman’, comme dire un ‘Blanc’ ou un ‘Noir’; ces appellations sont démunies de sens et se limitent à une description négative du colonialisme ancien, ethnique, linguistique, religieuse ou de couleur, mais jamais de la nationalité d’un citoyen marocain, ou autre. On ne veut pas parler des pays comme le Maroc, la Tunisie pleinement, mais cette négativité de non-existence se transforme en ‘Arabe’, de ‘Musulman’, mais quel arabe? Quel musulman?
Car dire qu’il est marocain, qu’il parle marocain (toutes les langues du pays dans leur diversité), c’est confirmer son existence, la parité, tout simplement une appartenance à une nation, une culture, un tout politique, économique et social, des qualificatifs d’un état souverain.
Hollande n’a-t-il pas appris sa leçon suivant la rupture de coopération judiciaire jusqu'à la tragédie de Charlie Hebdo? Ou n’a-t-il pas oublié le discours de Mohammed VI en Afrique faisant référence aux colonisateurs rêveurs du passé comme du présent et du futur pour que le Monarque marocain le réveille de cette insomnie et que l’Afrique revient enfin aux Africains et Hollande doit passer d’abord par le Maroc?
C’est encore ce grand pays qu’est le Marc qui boucle les frontières du Sud de l’Europe et que l’Espagne comme la France et l’Europe en général ne subissent pas les mêmes conséquences qu’encourt l’Italie au quotidien et à qui s’ajoute maintenant le Tunnel Franco-Britannique.
Peut-être faut-il encore préciser au monde que le mot ‘arabe’, ‘maghrébin’ ou ‘musulman’ en lui-même ne désigne nullement le marocain, le tunisien ou l’algérien, car ce mot n’est que la limite de l’esprit borné de ‘l’Orientaliste’, porte-parole du colonialisme ancien. Il faut dire Marocain, Tunisien ou Algérien, car arabe, maghrébin ou musulman n’ont aucun sens et aucun lien entre les différentes composantes politiques de l’Occident Sud.
S’il y a la Ligue Arabe, c’est dans cette ligue que ce limite l’usage d’une entité politique ‘dite’ épithète arabe, comme l’Union Européenne, c’est dans cette union que réside leur consentement et leur différence d’une identité européenne, ni plus ni moins. Les identités Espagnole et Anglaise sont aussi loin l’une de l’autre que l’est le ciel de la terre, que l’est la Pologne de l’Europe de l’Est du reste des pays de l’Europe de l’Ouest et du Nord, et dans leur système démocratique comme dans les mœurs, car l’identité Espagnole est plus près de celle des marocains, des portugais, des italiens et des grecs, c’est-à-dire celle de la Méditerranée, que celle de l’Europe centrale, de l’Est ou du Nord.
Il y a ‘La Conférence Islamique’, mais le mot ‘musulman’ ou ‘Islam’ se limite à ses fonctions et les musulmans qui se sont adhérés, mais, chaque pays est distinct de l’autre, de l’Indonésie au Maroc et l’homonymie des épithètes ne sont pas identiques.
Pour le Maroc, non seulement devrait-il suivre la voie laïque, comme le souhaite la majorité des marocains et que le Professeur Ahmed Assid maintient, mais suivre aussi son modèle particulier, comme suggéré par Geertz, mais au sein de la communauté des démocrates du monde, pour ne pas se limiter à un pays particulier de l’Occident. Le Maroc se proclame totalement Amazigh d’abord (faut-il rappeler que plus de 80% de sa population est Amazigh et que le HCP, par des pressions politiques, ne veut pas publier les données du dernier recensement), arabophone par la langue officielle choisie et l’apprentissage du Coran qui n’est pas une langue parlée et que les Arabes n’arrivent pas encore à comprendre après plus de 13 siècles. Ils se disputent encore sur les ablutions et si il faut utiliser le papier hygiénique ou, utiliser une métaphore, et prendre la figue de barbarie avec des mains nues et se laver ensuite.
Et plus encore, les Turcs, les Indonésiens, les Pakistanais, les Afghans et d’autres utilisent le Coran dans sa version originale sans que la population en comprennent plus que la méditation religieuse, silencieuse ou articulée spirituellement, car si les arabes ont vraiment compris le Coran, il n’y aurait pas eu autant de divisions et de voix différentes pour interpréter le même sujet ou la même Soura ou Hadith).
Le Maroc est Africain par son lien historique et généalogique depuis l’empire ancien, Juif depuis l’histoire de cette religion connue tour à tour sous Libye, Ifriqiya et Mauritanie qu’elle a accueilli sur son sol, européen et par sa culture et par ses langues, allant du Français dominant, à l’Anglais des affaires et à l’Espagnol traditionnel du nord et du sud du pays et aussi bien par son voisinage à quelques kilomètres de Gibraltar.
Il est temps que le Maroc change de camp car la langue française, suivant Feu Almanjra, «est parlée par moins de 4% de la population mondiale. La langue d’un pays qui, selon ses propres experts, a 15 ans de retard technologique, comme est en train de le démontrer la guerre du Golfe, et ou plus des deux tiers des chercheurs publient en anglais parce qu’ils savent que s’ils publient en français, ils ne seront pas lus même en France.» Mais il ne propose pas son abondant car il stipule que, «je ne suis pas pour le remplacement de l’hégémonisme français par l’Anglais. Aujourd’hui c’est l’Anglais, demain ça sera l’Espagnol ou le Japonais. » Malheureusement il n’en dit rien de l’Arabe et ses 23 pays de 375 million d’habitants qui se classe au 5e rang et devançant la France qui n’est qu’au 8e, ou encore la Chine ou l’Inde bien qu’Almanjra parle de l’Espagnol qui est au 4e rang et deviendra la première langue aux Etats Unis d’ici 2025 à 2030, ce qui est confirmé par d’autres sources très récentes.
Une Ligue ou Union de la Méditerranée et des pays du Moyen Orient serait une nouvelle institution régionale dépourvue de l’épithète ‘arabe’ qui n’est qu’un euphémisme pour l’hypocrisie et le mensonge, car il n’y a jamais eu de peuple ethniquement arabe en dehors d’el Jazira el Arabia, l’Arabie Saoudite en tête, uni ou homogène, ni dans la langue ni dans la politique, ni dans l’économie ou tradition, comme confirmé ci-dessus. Il n’y a rien de commun chez le Marocain et l’Egyptien ou la personne d’Arabie, pas plus avec un Algérien ou un Tunisien. Ils sont même différents dans la pratique et l’interprétation de l’Islam et ne peuvent avoir une vue unique ou même célébrer les fêtes musulmanes le même jour, ce qui ne veut pas dire la supériorité de l’un ou de l’autre, mais seulement qu’ils sont différents, et il faut comparer les cultures, «sans les égaler», suivant Montaigne. Ceci a été déjà exprimé par Clifford Geertz, déclarant que la ‘Société Islamique’ n’existe pas. Il y a des sociétés qui existaient avant l’Islam, et l’Islam les a façonnés comme ils l’ont façonné et chacun de manière différente. C’est aussi la conclusion du Souverain marocain confirmant la spécificité du Maroc.

L’autre raison pourquoi l’Arabe et le monde ‘arabophone’ devraient dépasser la période de la NAHDA du XIXe siècle ou le Nationalisme Arabe du XXe, c’est qu’ils doivent faire face à la divergence coloniale depuis son intrusion dans les affaires du monde colonisé et renforcer la convergence qui, avec l’impuissance économique de l’Occident, s’impose pour tous. L’espace géographique des nations arabophones allant du Maroc du côté atlantique jusqu’aux Emirats Arabes du Golf Musulman, avec 23 pays et une masse de territoire de plus de 14 millions de kilomètres carrés et une population qui dépasse 375 millions d’âmes dont le grand pourcentage est jeune et moderne qui peuvent créer des miracles. Même si ces pays sont divisés par des frontières et des politiques différentes, il faut les considérer comme un block économique uni avec une langue fonctionnelle pour tous. Il faut revaloriser la région toute entière en tant que futur potentiel d’une économie unie et avec un partenariat incontournable face à une concurrence extérieure afin de soulever les défis internes et de les traduire en un partenariat valable et non de compétition et de conflits.

Il est vain et contradictoire de pleurer sur un mort-né comme le Maghreb Amazigh, lorsque la Ligue Arabe aurait mieux servi les intérêts généraux du Maroc au Pays du Golf et que le drapeau est en berne parce que l’Algérie est paralysée dans tous les sens. Les intérêts du Maroc comme ceux de l’Algérie sont mieux servis au sein de la Ligue Arabe, de l’accord de Libre-échange de l’Afrique de l’Est comme celle que je souhaiterais le Maroc soutiendrait pour l’Afrique de l’Ouest, pour enfin arriver à une UA responsable dans quelques décennies, quand la démocratie aurait atteint une bonne partie du Continent maintenant déchiré par certains Etats échoués, comme l’Algérie ou le Nigeria et bien d’autres.

Enfin, on peut, sans effort, constater que la région de l’Occident Sud avec 14 million de km2, est plus vaste que les Etats Unis qui ne disposent que de 9,6 million km2, l’Europe avec 10,6 million km2, et la Chine avec 9,6 million km2. L’Inde au fait ne dispose que de 3,2 million km2, un atout pour moderniser son infrastructure à un prix de trois fois plus bas que le Maroc à cause de la forte densité de la population (328 au km2) et d’une surface très réduite par rapport au désert Marocain avec une densité réduite de sa populations (73 au km2), (c’est-à-dire que 328 indiens payent pour 1 km d’infrastructure par rapport à 73 marocains qui payent pour 1 km d’infrastructure), ce qui demanderait un autre regard global pour le futur développement du Maroc et maintenir son identité singulière et prometteuse au sein de l’Afrique, de l’Asie, de l’Europe et des Amériques, donc du monde. C’est l’essence du Discours Royal du 30 juillet 2015.

La région du monde arabophone a environ 60% des réserves mondiales de pétrole et 45% de gaz, des réserves de phosphate énormes avec d’autres minerais et matières premières sollicitées de par le monde, avec un climat favorable pour le développement des énergies renouvelables comme le cas des pays du GCC et du Maroc, et ce dernier avec des terres fertiles et son Plan Vert dispose de suffisamment d’eau nécessaire pour soutenir la vie humaine et agricole pour quelques décennies à venir. Les défis de leur développement économique se posent, en particulier dans le domaine de l’infrastructure, de la transformation et de la production militaire, industrielle et recherches scientifiques.

En ce qui concerne le volet politique, il faut faire face à la démocratie et à la transparence des gouvernements; et le social demande l’encouragement, la création et l’expansion de la société civile, la liberté individuelle et le respect des droits de l’homme, tandis que celui de l’identité reste à déterminer pour tous. ‘Qu’est-ce être Marocain? Qu’est-ce être Arabe?’

Quant à l’identité africaine du Maroc est confirmée et il va sans dire que les racines du pays sont bien ancrées dans ce continent et la politique royale, à tous les niveaux, économique, social, spirituel ou politique ne nécessitent plus d’explication. L’intégration économique se renforce de jour en jour et le Maroc doit œuvrer à faire une réussite d’une Zone Ouest africaine de libre-échange majoritairement francophone, comme a fait l’Egypte de l’Est de l’Afrique, majoritairement anglophone, jusqu'à l’Afrique du Sud.

C’est ce monde global qui en fera la distinction du Maroc par ses efforts de promouvoir ses infrastructures aéroportuaires, ferroviaires et portuaires qui se trouvent sur la Méditerranée et l’Océan Atlantique comme sur les frontières terrestres du Sud Marocain avec la Mauritanie et qui le rapprochent aussi, avec ses aéroports et ports maritimes de Tanger-Med, Nador-West, Kenitra, Casablanca, Agadir et ceux des régions du Sud, de tous les continents du monde. C’est dans cette vision globale que le Roi du Maroc a livré son Discours exceptionnel, innovant, sérieux et serein avec des promesses concrètes et gare à celui qui n’obéit pas! Et que le Maroc prospère à tous les niveaux…


Tagué : Ben Kirat

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