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ESSAHAL MOHAMMED - publié le Vendredi 1 Juillet à 11:09

Le Brexit : vers une Europe à deux vitesses ?






Le Brexit : vers une Europe à deux vitesses ?
Après l’électrochoc du Brexit, les trois chefs des principaux Etats fondateurs ( France, Italie et l’Allemagne) de l’union européenne se sont réunis le 27 juin à Berlin pour se concerter sur la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne afin de formuler une réplique commune, dans l’attente de la réunion du Conseil européen à Bruxelles pour débattre de la stratégie à adopter.

Ce qui évident, c’est que les allemands précisent, qu’il n’y aura pas de négociations informelles avant le déclenchement par Londres de l'article 50 du traité de Lisbonne qui matérialisera sa volonté de se séparer de l'UE, en dépit d’une procédure du divorce qui reste incertaine, il semble que la chancelière allemande ne fera pas de cadeaux aux britanniques, quand elle rassure que l'union est « assez forte pour surmonter le départ de la Grande-Bretagne».

Cependant, le leader de la campagne du Brexit, Boris Johnson, a renoncé à la candidature au poste du premier ministre car, tout simplement, il n’est pas l’homme de la situation et il n’est pas armé d’un projet qui pourra conduire son pays ce qui exige de chercher une personne de consensus.

De sa part, le premier ministre D. Cameron qui se sent responsable de ce fiasco souhaite léguer à son successeur l’honneur de déposer la demande de la sortie de l’union européenne, ce qui déplait aux franco-allemands qui veulent rapidement tourner la page et de travailler à 27 membres pour écarter toute incertitude qui pourra générer des actes arbitraires.

Face, au Royaume uni devenu un pays tiers, il y’a une volonté en France comme en Allemagne pour avancer, sur le projet de l’Europe, par une nouvelle impulsion sur les volets de la sécurité et de l'économie pour contrecarrer les défis qui pèsent sur les citoyens européens et apporter des réponses à leurs attentes.

En conséquence, comment relancer l’Europe et quel crédit avancer à celle-ci et à ses institutions après le Brexit, le couple franco-allemand se place en première ligne, la chancelière allemande a été bien mesuré, elle veut que les pays européens soient bien d’accord sur ce qu’ils souhaitent avant de rentrer dans le vif du sujet.

Le couple préfère la fermeté pour éviter un effet contagion, aussi, les pays de l'Europe de l'Est se sont appelés à faire bloc à côté des pays fondateurs de l'Union pour porter le projet de l’Europe, dans ce flou, il y’a une volonté d’aller plus loin pour une Europe « sixtible », sans attendre que les autres les suivent donc une Europe pourra aller à deux vitesses.

Une réponse ferme à toute ambition de Londres de limiter la libre circulation des personnes, par la voix du président du conseil européen, les dirigeants européens ont avisé la Grande- Bretagne que l’accès au marché unique nécessite d’accepter les quatre libertés fondamentales de l’UE, et ne toléreront « aucune exception ».

Comment les dirigeants européens doivent gérer cette crise de Brexit, car elle manque de la politique, elle manque des prises de positions, des décisions qu’elles soient assumées et constantes.

Enflammer une crise autour de la Grèce ou autour de l’Iran, ceci fait apparaitre une opinion publique qui partout en Europe se positionne pour ou contre, alors que depuis trente ans, il y’a des politiques focalisées sur l’intérieur et ne regardent pas ce qui se passe à l’étranger, mais dans le cas de la crise Grecque toutes les médias se sont focalisées autour, car elle concerne tout le monde.

Peut-être, les dirigeants européens doivent entendre les britanniques, et doivent faire de la politique avec eux, ou au contraire doivent marquer le coup, de prendre des responsabilités car soit qu’on est dedans ou on est dehors, afin d’orienter l’Europe pour les prochaines années, et éviter les divisions idéologiques des gouvernements européens, car les pays de l’Europe de l’Est qui ont rentrés dans l’Europe n’ont pas les mêmes valeurs que les six pays fondateurs.

Dans ce sens, les diplomaties étrangères franco-allemande ont appelé à une union politique accrue en Europe, de ne pas perdre du temps pour donner une impulsion à l’union européenne
Ce qui impose une nécessité d’impulser les institutions européennes pour permettre à ceux qui veulent aller plus loin de le faire et en même temps, laisser ceux qui veulent aller lentement puissent le faire, mais le projet européen commun dont les contours encore indistincts, doit rester et aussi, ouvrir une porte de négociation AD hoc au cas par cas.

Ne faut-il pas combattre certaines élites ? Certains politiques ont mis les populations de côté, car en réalité, d’une part, un certain néolibéralisme vers la fin des années 1990 a pris beaucoup de place et d’autre part, la technocratie a succédé à la volonté politique à Bruxelles puisque les grands gouvernants n’y étaient pas, ce qui a produit un double effet:
• les élites comprennent et les peuples ne le comprennent pas bien,
• On n’a pas de réponse à ce que le peuple attend,

Actuellement, les peuples attendent deux choses fondamentales : ils veulent qu’on les protège, donc, c’est une question de sécurité, aussi, ils exigent que leurs gouvernements luttent contre le chômage.

Si la Grande Bretagne a lutté contre le développement de l’Europe, elle a évidemment lutté contre les classes populaires qui se sont appauvries, comme enchaînement immédiat, le flou qui règne a poussé l’agence de notation S&P a dégradé la notation de la dette britannique de deux crans, alors que la livre sterling a subi son plus bas niveau depuis deux ans.

En conséquences, il pouvait y’avoir un déplacement des activités des grandes banques, actuellement basées dans la City, aussi, il semble que Frankfurt est mieux placée que Paris pour percevoir la mise.

D’ailleurs, Frankfurt a un avantage pour accueillir certains investissements, c’est là que se trouve le siège de la BCE, en plus, les deux places financières Londres et Frankfurt ont été toujours en contact, ce qui pourra faciliter les déplacements, également, Frankfurt s’est spécialisée dans la finance, et les observateurs comptent plus de deux cents banques étrangères qui se sont installées, évidemment, il y’a 63000 salariés du secteur bancaire, donc il existe une manœuvre financière, sauf qu’il faut compter sur une certaine concurrence parisienne, donc, il faut observer et anticiper les changements à court terme.



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