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Abdelkarim Chankou - publié le Mercredi 19 Décembre à 18:57

Lachgar une épée de Damoclès au-dessus de la tête de Benkirane




La victoire de Driss Lachgar aux élections pour le premier secrétariat de l’Union Socialiste des Forces Populaires (USFP) à Bouznika est certes une lourde défaite pour le courant historique du parti de la rose dont Mohamed Lahbabi, une figure fondatrice, a démissionné.



Abdelkarim Chankou
Abdelkarim Chankou
Mais cette victoire est surtout une menace permanente pour le chef du gouvernement Abdalilah Benkirane et sa fragile majorité. Ce dernier qui est aussi le secrétaire général du Parti de la Justice et de Développement (PJD) comptait jusqu’à dimanche 16  décembre (date de la consécration de l’avocat et l’ancien ministre chargé des relations avec le parlement du gouvernement précédent) sur l’USFP et ses 39  députés pour pallier  une éventuelle défection du parti de l’Istiqlal (PI) dont le nouveau chef Hamid Chabat ne cesse de multiplier les signaux quant à une prochaine sortie de son parti de l’actuelle majorité. Exacerbé par le chantage exercé sur lui par Chabat,  Benkirane a fini, il y a  quelques semaines,  par répondre indirectement au tonitruant Maire de Fès, en des termes secs : « Qui veut partir je ne le retiens pas » a-t-il déclaré. 

Le message a été reçu 5/5. Au PI comme au Rassemblement National des Indépendants (RNI). Car pour combler le retrait du PI sans toucher à la configuration gouvernementale actuelle il faudrait trouver 60 députés. Et puisque avec Lachgar comme chef,  l’USFP ne voudra plus jouer aux supplétifs, les yeux de Benkirane iront au RNI fort de 52 députés ; le Parti Authenticité et Modernité (PAM) avec ses 47 sièges, quoique hésitant, ne pourra pas non plus remplir le vide sans risquer une explosion interne du fait que son aile ultra radicale qui  refuse toute alliance avec le parti islamiste. Donc arithmétiquement, il ne manquera à Benkirane que 8 députés pour combler tout retrait du PI sans déséquilibrer l’architecture de sa coalition actuelle. L’Union Constitutionnelle (UC) avec ses 23 sièges pourra très bien fournir ses 8 députés sinon plus contre une participation au prochain au cabinet.

En revanche, si le RNI et l’UC  refusent de collaborer, la chute du gouvernement Benkirane sera inévitable et les 325 députés seront alors envoyés devant les électeurs, une opération plausible d’autant plus qu’elle ne risque pas d’être coûteuse au contribuable si elle se produit suffisamment tôt pour que les prochaines Législatives anticipées soient couplées avec les communales de juin ou se septembre 2013.



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