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MAP - publié le Mardi 15 Mars à 21:01

Laâyoune-Sakia El Hamra : Les élus, chefs de tribus et associations appellent le CS à condamner les violations massives des DH dans les camps de Tindouf






Les élus, chefs de tribus et associations de la société civile de la région Laâyoune Sakia El Hamra appellent le Conseil de sécurité de l'ONU à condamner les violations massives des droits de l'Homme dans les camps de Tindouf, en Algérie.

Dans une lettre adressée au président du Conseil de sécurité, ces groupes, qui expriment leur "profonde consternation" à l'endroit aussi bien des gestes que des déclarations "fort regrettables" tenues par le Secrétaire Général de l'ONU lors de sa visite dans les camps de Tindouf, au Sud de l'Algérie, appellent le conseil à dénoncer les propos et gestes de Ban Ki-Moon.

Ils exhortent le conseil à insister sur la solution politique mutuellement acceptable "sur la base du réalisme et dans le cadre du respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du Royaume".

Ils soulignent également l'importance de réitérer fermement les appels pour que l'Algérie permette aux instances onusiennes, comme le demande, du reste, le Conseil de Sécurité dans ses résolutions, d'entreprendre le recensement et l'identification de la population des réfugiés dans les camps de Tindouf.

"En se prosternant devant le prétendu +fanion+ de la soi-disant +rasd+ qui, au demeurant, et Monsieur le Secrétaire Général le sait bien, n'est pas membre de l'Organisation des Nations Unies, en saluant les foules avec le V de la victoire et en qualifiant la présence marocaine au Sahara d'occupation, dérogeant ainsi à la terminologie utilisée par les Nations Unies en la matière, M. Ban Ki Moon a pris un raccourci dangereux", lit-on dans cette lettre dont copie est parvenue mardi à la MAP.

Par ce type d'agissements, il a manqué, d'une manière flagrante, à son devoir de neutralité et a altéré sa crédibilité en tant que facilitateur onusien, agissant sur mandat du Conseil de sécurité pour faire aboutir le processus de règlement de la question du Sahara, sur la base d'une solution politique mutuellement acceptable basée, fondamentalement, sur le réalisme et la préservation de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du Royaume du Maroc, estiment les auteurs de la lettre.

En agissant de la sorte, Ban Ki Moon a commis des erreurs que "même un novice n'est pas censé commettre", disent-ils, considérant que "par sa flagrante partialité, il a offensé, profondément, le sentiment de l'ensemble du peuple marocain, en donnant du crédit aux thèses du polisario et aux visées hégémonistes et déstabilisatrices de la partie algérienne, dont le polisario n'est que le prête-nom".

Le polisario n'a jamais été reconnu par la communauté internationale, en tant que "représentant unique et légitime" des populations originaires du Sahara et ne bénéficie, de ce fait, d'aucune assise juridique ou d'une quelconque légitimité démocratique pour aspirer à la représentation des populations vivant, malgré elles, dans les camps de Tindouf, en Algérie et, à plus forte raison, de celles, constituant l'écrasante majorité, vivant dans les provinces du Sud du Royaume du Maroc, rappelle la lettre.

La direction du polisario, qui n'a jamais été élue dans le cadre d'élections démocratiques et transparentes, n'a aucune légitimité pour prétendre parler au nom de l'ensemble des populations sahraouies, ajoute la même source.

De ce fait, le polisario ne pourrait, aucunement, se substituer aux représentants légitimes des populations sahraouies, démocratiquement élus, à l'issue d'opérations électorales, dont la régularité et la transparence ont été saluées par tous les observateurs étrangers.

Les élections communales et régionales organisées, le 04 septembre 2015, illustrent, à l'instar des précédentes opérations électorales, l'adhésion totale des populations du Sahara au processus démocratique, à travers leur engouement et leur forte implication, reflétés par le haut taux de participation enregistré dans cette région du Maroc.

La direction du polisario se trouve contestée au sein même des camps de Tindouf, en raison des conditions de vie intenables qu'elle impose à une population privée de ses droits les plus élémentaires, comme en témoigne les documents des instances internationales, notamment l'Union Européenne, à travers le dernier rapport de l'Office de Lutte anti-fraude de l'Union européenne, publié en 2015.

Par ailleurs, "les démarches de Ban Ki-Moon auprès des pays donateurs, en présentant la population de Tindouf comme des +réfugiés+ oubliés, démontre un parti pris contestable en faveur de l'Algérie qui fait fi des multiples appels du Conseil de Sécurité pour la tenue d'un recensement en bonne et due forme des populations confinées dans les camps de Tindouf", d'après la lettre.

Par ces gestes et propos "inconsidérés", Ban Ki Moon "ne semble pas prendre la mesure des effets de sa position sur la sécurité et la stabilité de la région, à un moment où l'Afrique du Nord et la région sahélo-saharienne sont confrontées à un vent déstabilisateur et traversent une zone de turbulence", soulignent les auteurs de la lettre.

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