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Karim El Maghribi - publié le Mardi 23 Octobre à 10:58

La visite de l’émir du Qatar à Gaza, un coup de poignard dans le dos de Mahmoud Abbas ?




La période de validité d’Abou Mazen, le président légitime de l’Autorité palestinienne, est-elle terminée ?



La visite de l’émir du Qatar à Gaza, un coup de poignard dans le dos de Mahmoud Abbas ?
On craint bien que la réponse soit affirmative. Depuis le printemps arabe et la tournée triomphale de  Khaled Mechaal, le chef du Bureau politique du Hamas en exil, dans certaines capitales maghrébines, on a senti que les vents favorables commencent à se lever dans le sens du poil du gouvernement de Hamas, qui siège  à Gaza depuis 2007. En faisant tantôt  le mort tantôt le gentil, le gouvernement du Hamas et ses bras armés  ont réussi à attitrer sur eux une partie de la communauté internationale, si bien que les « navires humanitaires » se bousculent pour accoster à Gaza.

Dès que le voisin hébreu commence à son tour à lâcher, deux ou trois missiles artisanaux atterrissent en territoire ennemi, histoire de provoquer une réaction israélienne. Et pendant que Gaza subit les foudres de l’aviation israélienne, et que Khaled Mechaal joue les VRP dans les capitales arabes, la cote de Mahmoud Abbas, logé à Ramallah, en Cisjordanie, pique du nez. Dernier coup de charme de Mechaal, sa « déclaration d’amour » pour les rebelles syriens. Un geste qui n’a pas a échappé à l’émir du Qatar dont le souhait est de réconcilier les deux frères ennemis que sont le Fatah de Mahmoud Abbas et le Hamas du premier ministre (par défaut) Ismaïl Haniyeh.  

 Comme premier pas vers une entente entre les deux principales factions rivales palestiniennes, le Cheikh Hamad Ben Khalifa Al Thani annonce sa visite, aujourd’hui même, à Gaza ; officiellement pour inaugurer quelques projets de reconstructions d’une valeur de 250 millions de dollars, du pain bénit -tout bénef- pour les cimenteries voisines de Jordanie et d’Egypte.

Seul hic : le président légitime Mahmoud Abbas, alias Abou Mazen, n’accompagnera pas l’émir lors de sa visite, la première d’un chef d’Etat étranger à Gaza.  Outre que Mahmoud Abbas craint pour sa vie dans un territoire qui lui est hostile, il considère cette visite émirienne (de quelques heures) comme un acte de trahison puisqu’elle donne du crédit à un gouvernement dissident et illégitime. Quant à Ismaïl Haniyeh, il est aux anges ! Il a même  invité dans un communiqué les habitants de la bande de Gaza «à manifester leur sens de l'hospitalité en accueillant à Gaza ce grand visiteur».

Et la sécurité a déjà été renforcée dans les lieux où doit se rendre l'émir du Qatar. Le président égyptien Mohamed Morsi qui approuve l’initiative de l’émir Al Thani a, quant à lui, donné ses ordres, pour que tout se passe bien. Autrement dit si ça pète durant la visite de l’émir, celui-ci pourra se faire exfiltrer par le tunnel/checkpoint de Rafah.



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