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Jamal Mesbah - publié le Lundi 28 Avril à 11:18

La violence au sein des universités Marocaines






L’université sidi Mohamed ben Abdallah de Fès est de nouveau théâtre d’une scène de violence entre deux factions d’étudiants les kaidiyines d’annahj démocrati et attajdid attoulabi proche du PJD ; au sein de la faculté des sciences de Dhar Lmahraz qui nous rappelle les événements douloureux des années 80 et 90 du siècle dernier qui ont fait plusieurs victimes dont un mort feu Benaissa Ait el Jid porte - parole des kaidiyines ; le crime dans lequel est cité M. Abdelali Hamieddine l’un des dirigeants du PJD comme accusé par la famille du défunt ; l’histoire se répète et l’homme par qui le scandale arrive est encore montré du doigt car il devait en sa qualité d’enseignant universitaire donner une conférence à la faculté des droits en présence de M. Hassan Tarik de l’USFP ; les kaidiyines menaçaient de représailles en cas de présence de Hamieddine au campus ; les tajdidiyines ont finalement obtempéré et ont décidé le report de la conférence programmée sinon son annulation en signe d’apaisement et d’éviter toutes les éventualités ; cela devrait normalement mettre un terme aux hostilités entre les deux factions antagonistes ; mais le mal s’est produit la nuit du jeudi au vendredi dernier quand un accrochage sanglant entre les deux partis a eu lieu à l’enceinte de l’ université précitée provoquant le décès de l’étudiant Abderrahim Hassnaoui vendredi matin au CHU Hassan II de Fès et deux autres blessés sont encore hospitalisés ; des armes blanches ont été utilisés ; une enquête judiciaire est ordonnée par le parquet compétent dans le but d’identifier les coupables et les arrêter pour être traduit devant la justice ; ce que la police judiciaire n’a pas tardé à faire dans un temps - record.

Ce drame survient dans un moment crucial ou le ministère de l’enseignement supérieur se penche sur un projet de réforme qui vise l’amélioration du système éducatif et des conditions du travail au sein des universités marocaines de même que l’hébergement aux cités universitaires etc. Ces efforts ne peuvent aboutir aux résultats escomptés sans la sécurité des étudiants et des enseignants et le personnel y travaillant ; sans cela toute réforme serait vaine.

Le cas de Fès doit être considéré comme un signal d’alarme aux responsables à tous les niveaux pour prendre au sérieux la violence qui se propage au milieu estudiantin et qui perturbe la fonction normale des universités et menace leur stabilité ; ce qui se répercute d’une façon négative sur le rendement et la recherche scientifique ; et entache la réputation de nos universités aux niveaux national et mondial ; la preuve est que le classement de ces établissements supérieurs ne cesse de régresser d’une année a l’autre ce qui annonce une dégradation qui paralysera le système en entier si des mesures urgentes et efficaces ne seront pas prises .

Les directives royales pour mettre un terme à ses agissements au sein de l’université marocaine ; et la détermination du gouvernement pour combattre ce fléau convergent dans ce sens ; tout le monde doit se mettre en action.

Le chef du gouvernement M. Benkirane présent lors des funérailles de feu Hassnaoui - que Dieu ait son âme - à Er-Rachidia ce samedi a parlé avec sagesse à l’assistance en insistant sur le non-recours à la vengeance et de faire confiance à la justice.

Espérant que de tels actes de barbarie ne se reproduisent plus et que les auteurs du crime perpétré à Fès seront sévèrement sanctionnés pour servir d’exemple.


Tagué : Jamal Mesbah

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