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Sarah Fadel - publié le Jeudi 7 Février à 19:57

La tentative de détournement d’un procès de droit commun en une tribune politique






La tentative de détournement d’un procès de droit commun en une tribune politique
Si les familles des victimes des émeutes meurtrières de Gdeim Izik attendaient impatiemment en ce vendredi 1er février 2013, que justice leur soit rendue par la juridiction compétente, à savoir le Tribunal militaire de Rabat, c’était sans compter sur les procédés mis en œuvre par la défense des accusés, tueurs présumés de onze agents des forces de l’ordre marocaines en novembre 2010, alors que ceux-ci étaient dans l’exercice de leurs fonctions. Rappelons à ce propos que les événements sanglants de Gdeim Izik sont le résultat du détournement par les séparatistes du Polisario d’une manifestation pacifique et exclusivement axée sur l’aspect socio-économique, entreprise par des citoyens marocains des provinces du Sud soumis à des conditions de vie difficiles.

Le déroulement du procès qui s’est ouvert le 1er février 2013 à Rabat n’est donc pas sans rappeler cette stratégie mise en place par le Front Polisario, consistant en une instrumentalisation de faits sociaux à des fins politiques. En effet, un certain nombre d’éléments, rapportés par quelques médias marocains indépendants et corroborés par le récit d’une activiste et militante des droits de l’Homme ayant assisté à l’audience, tendent à clairement démontrer la tentative du Front séparatiste et de ses sympathisants de détourner l’attention. Ils cherchent ainsi à nier le fait qu’il s’agisse d’un procès de droit commun, pour en faire une vitrine médiatique leur permettant de se positionner en victimes, faisant ainsi oublier qu’ils se trouvent sur le banc des accusés.

En effet, Madame Amina Bouayach, vice-présidente de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme et ancienne présidente de l’Organisation Marocaine des Droits de l’Homme, présente au procès, rapporte que la défense des accusés a réclamé la présence de M. Taieb Cherkaoui, ancien ministre de l’Intérieur, du gouverneur Mohammad Triyech qui préside également la Direction des affaires sahariennes et de Gajmoula Bent Abbi, députée de la ville de Laâyoune, et également coordinatrice, au moment des faits reprochés, entre les représentants des campements de Gdeim Izik et les autorités marocaines. Il s’agit là d’une manœuvre fallacieuse cherchant à politiser le procès, qui doit, conformément aux grands principes régissant l’indépendance de la justice, se cantonner à l’aspect pénal. A ce propos, Mme Bouayach a fait part de l’inquiétude des familles des victimes de voir cette volonté de politisation du procès par les séparatistes, nuire à l’issue de celui-ci. Mais au vu des récentes réformes, concrétisées par la Maroc en 2011 à travers l’adoption massive d’une Constitution qui a réformé le pouvoir judiciaire, le procès, malgré le report, devra suivre son cours normal. En effet, Mme Bouayach déclare également que le procès a été reporté au 8 février 2013 à la demande des avocats de la défense, pour permettre à certains d’entre eux d’être présents au cours de l’audience. Notons que le report requis initialement par la défense était de deux semaines.

De cette manière, le Front Polisario, qui a tenté depuis le début de l’affaire de Gdeim Izik de faire diversion en conférant une portée politique aux événements, se retrouvera confronté à la loi marocaine, qui sera strictement et impartialement appliquée, comme dans toute nation se réclamant de l’Etat de droit.



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