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Khalid Ettaj - publié le Jeudi 7 Janvier à 17:37

La tension entre l’Arabie Saoudite et l’Iran : quelle influence sur la stabilité du proche orient ?




La relation bilatérale qui lie entre l’Arabie saoudite et l’Iran va s’orienter vers une nouvelle phase beaucoup plus compliquée, et beaucoup plus dangereuse après l’ensemble des exécutions qui sont effectuées le samedi 02/01/2016 contre l’opposant chiite Nimr Baqir Nimr et 46 d’autres, sous prétexte de la lutte antiterroriste.



Cette tension qui s’est transformée brusquement à une rupture de la relation diplomatique entre les deux pays représente les leaderships des doctrines religieuses Sunnite et Chiite dans le monde islamique, Après les actes offensifs des protestants iraniens contre l’ambassade Saoudienne à Téhéran et le consulat à Machhad, ce qui a été considéré comme une violation des traitées internationales régissant la sécurité des missions diplomatiques, et qui a été exploité par les autorités saoudiennes dans cette rupture.

Néanmoins, la tension qui caractère cette relation n’est pas nouvelle en effet, elle s’est explosée effectivement après l’antagonisme des politiques et les intérêts de des deux pays, voire les deux régimes politiques théocrates, en Irak, en Syrie, et le Yémen, là où chaque pays soutient militairement et financièrement des factions ou des milites qui dépendent idéologiquement à son régime.
Apres ce drame, qui s’est développé tout de suite à un conflit des axes puisque chaque pays dispose des alliées dans la région du golf et le monde islamique, comme le Hizbollah en Liban, le gouvernement de l’Irak, les houthis en Yémen, le gouvernement de la Syrie, et les alliées de l’Arabie saoudite qui sont aussi nombreux dans la région arabo musulmane comme les pays du conseil de coopération du Golf , le soudan, quelques partis politiques de Liban, le Pakistan … etc.

Par ailleurs, la probabilité du conflit militaire directe entre les deux pôles est loin d’être réalisables selon beaucoup des analystes politiques. Et ce, qui pourrait être considéré comme un facteur qui menace la stabilité et la paix internationale toute entière et en l’occurrence la sécurité de l’énergie et la fluidité de la marine marchande du détroit stratégique d’Ormuz, et le détroit de Bab-el-Mandeb. Ce qui ne serait pas permis par les grandes puissances internationales comme les états unis d’Amérique et ses alliées, la chine et même la Russie, qui tend à son tour à jouer une rôle politique important dans la région du proche orient et présente son offre pour la médiation entre les deux côtés pour résoudre les problèmes ou alléger au minimum la tension.

Mais ça ne signifie pas toutefois, que ce drame va sans doute se développer et s’intensifier entre les deux axes, tout en prenant graduellement une figure de la guerre par procuration. À savoir une guerre soft qui mobilise les milites et les bras militaires des alliées de chaqu ’un dans les cercles de lutte qui sont multiples, et les guerres civiles déclenchées dans la région du proche orient comme la guerre de la Syrie, la guerre de l’Irak et le Yémen. Cette guerre à dimension doctrinale et par procuration va influencer d’une façon ou d’une autre, et par conséquent, les efforts de la guerre mondiale contre le terrorisme et les mouvements djihadistes à l’échelle planétaire et surtout dans la région du proche orient qui constitue son noyau, ce qui a été considéré comme une source d’angoisse de plusieurs pays du monde comme le gouvernement d’Angela Merkel à titre d’exemple, et les autorités du kremlin en Russie.

Ce conflit, va constituer probablement, une raison de plus et un champ fertile pour les activités de ces mouvements radicaux qui seraient comme un carburant de cette guerre entre les deux régimes théocrates, qui sont malheureusement, incapables à s’ouvrir face aux valeurs de la démocratie et les droits de l’Homme et qui se sentent plus que jamais menacés dans leur survie.


Tagué : Khalid Ettaj

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