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Kamal Znidar - publié le Samedi 3 Août à 07:45

La répression des manifestations pacifiques continue au Maroc




La répression policière des manifestations pacifiques, ce n'est pas demain que ça va s'arrêter au Maroc.



Un policier chasse un manifestant venu dénoncer la grâce accordée à un pédophile espagnol, le 2 août 2013 à Rabat (AFP, Fadel Senna)
Un policier chasse un manifestant venu dénoncer la grâce accordée à un pédophile espagnol, le 2 août 2013 à Rabat (AFP, Fadel Senna)
Au moment que l'article 16 de la Constitution marocaine stipule que "Chacun a le droit d'organiser des réunions et des manifestations pacifiques et non armées sans autorisation préalable mais avec déclaration préalable pour les manifestations dans un lieu public", les autorités marocaines continuent de violer les lois censées gouverner le Maroc et réprimer violement les manifestations qui ne plaisent pas au monarque et son gouvernement.

Vendredi, des manifestations pour protester contre la grâce royale accordée mardi à un pédophile de nationalité espagnole ont été organisées à Rabat, Tanger, Berkane, Marrakech, Tétouan et d'autres villes du Maroc. Toutes ces manifestations ont été accueillies à coups de matraques et éparpillées par les forces de sécurité.

Les forces de l'ordre ont pris position sur les lieux des manifestations avant l'arrivée des manifestants. Elles ont fait recours à la force pour empêcher les groupes de manifestants de se former et de scander leurs slogans hostiles à la décision royale. De nombreux manifestants ont été blessés, sans parler des journalistes et des photographes, et une dizaine de militants ont été arrêtés.

L'intervention musclée des forces de sécurité n'a pas empêché des manifestants de se regrouper dès qu'ils le peuvent en criant "Une honte internationale, il n'y a ni droits ni libertés", "Vive le peuple. Où est la justice ? Non à la pédophilie", "Si nous nous taisons, qui va parler ? Si nous nous taisons, les victimes souffrent".

Pour rappel, le pédophile espagnol qui porte le nom de Daniel Galván Viña avait été condamné à 30 ans de prison en 2011 pour pornographie et abus sexuels sur une dizaine d'enfants âgés de 2 à 14 ans. Mardi dernier, à l'occasion de la fête du trône, il a bénéficié d'une grâce royale en même temps que 47 autres prisonniers espagnols.

La grâce royale accordée à ce pédophile, il faut admettre qu'en plus d'être une faute, elle est une honte, une humiliation qui a blessé la société marocaine dans son honneur. Cet homme est indigne de cette grâce, et cette société marocaine a le droit de manifester son désaccord avec les décisions royales surtout quand il s'agit d'une décision humiliante… personne n'a le droit de la censurer, réprimer ses manifestations avec autant de violence.



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