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La réhabilitation de la médina de Fès entre charges patrimoniales et perspectives de développement

Abdelhay Sakout Andaloussi - publié le Mercredi 6 Mars 2013 à 10:29


En date du 4 mars 2013, le roi Mohammed VI a présidé, à la place R’cif à Fès, la cérémonie de signature de deux conventions portant respectivement sur la restauration et la réhabilitation de la médina de Fès ainsi que sur le traitement du bâti menaçant ruine dans l’ancienne médina de Fès. Le programme de restauration et de réhabilitation des monuments historiques de la médina de Fès, dont le coût s’élève à 285,5 millions de dirhams, concernera la réhabilitation de 27 monuments historiques, à savoir cinq Médersas, quatre Borjs, trois Foundouks, trois Tanneries, deux Murailles, deux Ponts et huit monuments divers.


La réhabilitation de la médina de Fès entre charges patrimoniales et perspectives de développement
Le programme en cours d’exposé devrait sauvegarder l’aspect authentique de la médina de Fès, classée, par l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture, sur la liste des patrimoines mondiaux de l’Humanité. Cette classification, en vigueur depuis 1981, vient témoigner de la charge historique et patrimoniale que recèle la ville de Fès. Fondée par la dynastie idrisside entre 789 et 808, la ville de Fès s’était forgée, au fil des siècles et à la faveur de l’intérêt particulier que lui ont accordé les différentes dynasties, une identité architecturale, archéologique et urbaine bien singulière. Si elle a supplanté Marrakech comme capitale du royaume pendant le règne des Mérinides et jusqu’en 1912, le choix, à cette date, de Rabat en tant que capitale n’a en rien affecté l’héritage culturel de la ville de Fès, considérée dès lors comme la capitale spirituelle du royaume. Aujourd’hui encore, la ville de Fès livre un exemple original d’occupation du territoire traditionnel, propre aux premiers siècles d’islamisation du Maroc, mais dont l’interaction avec le civil et le militaire – puisque Fès a longtemps abrité le siège de l’armée - n’a fait que renforcer le brassage des populations qui y vivent.

Cela dit, le programme de restauration et de réhabilitation en cours d’examen participe également d’une œuvre de développement socio-économique, en ce sens qu’il devra redynamiser les circuits touristiques à l’intérieur de la médina de Fès, en sauvegardant le bâti originel in situ. En effet, les atouts touristiques de la médina de Fès gagneraient en attractivité et en performance dès la fin des travaux visant leur rénovation. Il en est ainsi de l’Université Al Quaraouiyine, la plus ancienne université du monde, dont les travaux de restauration et d’équipement, sitôt achevés, devraient promouvoir le tourisme culturel qui a toujours été le marqueur de la ville de Fès en tant que destination touristique privilégiée à la double échelle, nationale et mondiale. Globalement, le programme de restauration et de réhabilitation dont il est présentement question, de par qu’il fructifiera le capital spirituel et religieux de la ville de Fès, y propulsera les secteurs, touristique et artisanal, principaux pourvoyeurs d’emplois dans cette cité millénaire. Ce qui revient, comme dans un cercle vertueux, à lutter contre le chômage et partant à améliorer la situation socio-économique des populations locales.

Abdelhay Sakout Andaloussi
Analyste au Centre d’Etudes Internationales





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