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Ali Sbaï - publié le Mardi 5 Mars à 15:49

La réhabilitation de la médina de Fès : Un moyen pour accompagner le programme de développement régional touristique de la ville






La réhabilitation de la médina de Fès : Un moyen pour accompagner le programme de développement régional touristique de la ville
 Capitale spirituelle du Maroc et de l’Afrique du nord au rayonnement international, Fès est le cœur battant du Maroc séculaire. La ville est surtout connue pour son style de vie authentique et sa médina millénaire qui regorge de splendeurs et de trésors architecturaux. Grâce à ses mosquées, Médersas, palais et demeures, Fès entoure ses visiteurs nationaux et étrangers d’un bonheur inégalé.

Inscrite en 1981 par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) sur la liste du patrimoine universel, la médina de Fès devient l’axe principal pour un positionnement différencié et le fer de lance du tourisme au niveau de la capitale spirituelle. Force est de rappeler que la vision 2015 du Programme de Développement Régional Touristique (PDRT) de la ville, qui vise à porter le nombre de nuitées à 1 880 000, d’élever la durée moyenne du séjour à 2,5 nuits, le taux d’occupation à 58% et la capacité litière à 10 400 lits, ambitionne d’ériger la capitale spirituelle au rang de destination touristique prisée, dotée d’un positionnement différencié. L’axe de ce positionnement étant : « La Médina, seul endroit au monde, qui vit encore selon l’art et le mode de vivre ancestral ».

Et l’on pourrait même avancer que « Lorsque la médina va bien, toute la ville de Fès va bien ». Malheureusement, ce n’est pas le cas puisque la médina a subi, au fil des années, une forte dégradation due à une croissance démographique exponentielle. Le défunt roi Hassan II fut le premier à tirer la sonnette d’alarme en lançant en 1991 le premier programme de restauration de la capitale spirituelle du royaume, que l’Agence de Dédensification et Réhabilitation (ADER) de la ville de Fès a été chargée de mener à bien.

La signature à la Place R’cif à Fès, en date du 4 mars 2013, sous la présidence du roi Mohammed VI, de deux conventions relatives à la restauration et à la réhabilitation des monuments historiques, ainsi qu’au traitement des bâtiments menaçant ruine dans l’ancienne médina, constitue un événement majeur pour la ville et ses habitants. En effet, le programme de restauration des monuments historiques de la capitale scientifique du Maroc, doté d’un budget d’investissement évalué à 285,5 millions de dirhams, portera sur la réhabilitation de plusieurs monuments dont notamment cinq Médersas, quatre Borjs, trois Tanneries et deux Murailles.

Par ailleurs, le programme 2013-2017 de traitement du bâti menaçant ruine, qui est doté d’une enveloppe budgétaire de 330 millions de dirhams, portera sur le traitement de 3666 bâtisses menaçant ruine dans l’ancienne médina, la démolition de 143 bâtisses et le traitement de 1586 édifices répertoriés comme dangereux.

Il est certain que l’action menée dans le cadre du programme visant la restauration des monuments historiques et le traitement du bâti menaçant ruine dans l’ancienne médina de Fès va contribuer au renforcement de l’authenticité de la cité millénaire. Une authenticité à même de renforcer la capitale spirituelle comme destination touristique dotée d’un positionnement distinct de celui des autres villes du royaume.


Tagué : Ali Sbaï

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