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Reuters - publié le Samedi 17 Mai à 08:44

La présidence algérienne dévoile le projet de réforme constitutionnelle



ALGER, 16 mai (Reuters) - La présidence algérienne a dévoilé vendredi les détails de la réforme constitutionnelle promise par Abdelaziz Bouteflika qui attribue davantage de pouvoirs au Premier ministre et plus de prérogatives aux partis de l'opposition au Parlement.



La limitation à deux mandats présidentiels consécutifs, supprimée il y a cinq ans, serait également rétablie.

Le chef de l'Etat, victime d'un accident vasculaire cérébral en avril 2013, a été réélu le mois dernier pour un quatrième quinquennat, en dépit de son état de faiblesse apparente qui jette une ombre sur sa capacité à aller au terme de ce nouveau mandat.

Le projet publié vendredi par le gouvernement prévoit de déléguer au Premier ministre certains pouvoirs réglementaires et en matière de décrets exécutifs.

Ce réaménagement du pouvoir exécutif vise notamment à assurer "une plus grande efficacité de l'action du Premier ministre par un renforcement de ses prérogatives", précise la présidence.

Concernant le parlement, le projet de réforme accorderait davantage de droits aux partis pour interpeller des responsables du gouvernement et leur demander des réponses.

Le projet constitutionnel aborde également les questions de corruption et liberté de la presse.

"Cela va renforcer la séparation des pouvoirs, renforcer l'indépendance de la justice et du parlement et affirmer le rôle et les droits de l'opposition", a commenté Ahmed Ouyahia, directeur de cabinet de la présidence chargé de conduire les débats.

La plupart des partis d'opposition ont rejeté par avance la proposition de débat constitutionnel. Ils jugent que les amendements préparés par la présidence visent à les incorporer dans un système politique peu susceptibles à leurs yeux de produire un changement véritable.

Des observateurs les interprètent pour leur part comme le moyen d'assurer une transition en douceur si Abdelaziz Bouteflika était dans l'incapacité d'aller au terme de son quatrième mandat, en 2019.

"Les amendements constitutionnels proposés sont destinés à gérer la transition politique", analyse Katerina Fytatzi, d'Oxford Analytica. "Donner de plus grands pouvoirs au Premier ministre réduit le fardeau qui pèse sur un homme à l'évidence fragile âgé de 77 ans", ajoute-t-elle.

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