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Amal GALLA - publié le Mercredi 22 Septembre à 09:56

La nouvelle Moudawana de la route saura-t-elle apaiser l'anthropophagie de nos routes?!




Amal Galla : En constatant les statistiques hebdomadaires concernant les accidents de circulation, l'on est frappé par la gravité de la situation et l'on se dit que le mot "guerre" est vraiment un terme qui traduit parfaitement cette lutte sanglante entre les gens et la route marocaine.



La nouvelle Moudawana de la route saura-t-elle apaiser l'anthropophagie de nos routes?!
Il ne faut point nier la part de responsabilité que tient chacun d'entre nous: celui qui prend sa moto sans prendre la peine de mettre son casque parce que le geste est, pour lui, bien inutile; celui qui prend son volant et se met à sillonner les rues et les routes à grande vitesse parce qu'il est "grand conducteur", celui qui joint téléphone et volant sans se soucier ni d'arrêt ni des autres, ni même de lui même sous prétexte que les affaires n'attendent pas, celui qui prend son taxi et se met à vive allure pour pouvoir avoir le maximum d'aller-retours, celui qui surcharge l'autocar qu'il conduit sans prendre la peine de contrôler le véhicule qui, même en bon état, finit par craquer...

Chacun est "criminel" s'il ne se soucie point de sa vie ni de celle des autres, car c'est un crime envers l'humanité aussi grave que des crimes de guerre: conduire en vitesse sans respecter les arrêts ni les autres est aussi grave et monstrueux que prendre une arme et tirer à volonté sur des gens!

Cet esprit de nonchalance de "juste un peu plus vite" ou "juste un peu plus d'alcool bu" qui donne un "juste un peu mort" selon la publicité française. C'est justement cet esprit d'indifférence et d'insouciance qui mène à cette guerre des routes et à ces victimes !

Cependant, la responsabilité n'est pas totalement des conducteurs, parfois l'état des routes joue contre tout conducteur. Il faut dire qu'il existe encore au Maroc des routes qui datent d'avant l'indépendance et qui continuent à représenter un danger sur tout utilisateur.

Parmi ces routes, la route R212 qui relie Marrakech à Imintanoute sans faire un détour par Chichaoua en empruntant la N8. Cette route date des années quarante du siècle dernier et elle semble vouloir appartenir au patrimoine mondial puisque son état est tellement déplorable qu'elle donne envie de restauration et de conservation plutôt que de réparation. En partant de Marrakech à Imintanoute, elle dessert dans l'ordre les communes de Ait Imour : 12 164 habitants, Frougua : 9 280 habitants, Mejjat : 11 798 habitants, Mzouda : 15 166 habitants, Zaouia na7liya : 15 950 habitants, Douirane : 14 191 habitants...( selon des statistiques de 2004).

L'état de la route a même poussé un groupe de citoyens à créer une page Facebook pour alerter les responsable sur la situation, mais leurs cris semblent, jusqu'à présent sans voix.

L'état des rues dans quelques villes est aussi désastreux, plusieurs accidents ont lieu à cause de "trous" non bouchés ou de fossés mal réparés... Donc faudra-t-il toujours rejeter la responsabilité sur les conducteurs.

Certes, la nouvelle Moudawana apporte un renouveau et beaucoup d'espoir concernant le respect de la route, et les autoroutes qui sillonnent, magnifiquement, le Maroc apportent beaucoup de bien aux utilisateurs de routes, cependant, plusieurs "petites routes" demandent soin afin d'éviter les carnages quotidiens. Amen



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