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MAP - Abdallah El Bouchouari - publié le Mardi 25 Février à 09:45

La mémoire orale marocaine présentée à Beyrouth



Beyrouth - Des chercheurs et des universitaires marocains ont mis en lumière un pan de la mémoire orale marocaine à l'occasion de la première conférence internationale sur ''l'histoire orale: concept, méthode, champs de recherche dans l'espace arabe'', dont les travaux ont pris fin dimanche à Beyrouth.



Les spécialistes marocains, participant à cette conférence organisée par le Centre de recherches et d'études arabes (CREA, branche du Liban), ont traité de la problématique de ''l'histoire orale'', en se focalisant sur les témoignages oraux lors des séances d'auditions publiques organisées par l'ex-Instance équité et réconciliation (IER), du rôle des témoignages oraux dans l'écriture de l'histoire contemporaine du Maroc, ainsi que de la mémoire orale dans l'expression religieuse et artistique.

Dans une intervention intitulée ''les points forts et points faibles des témoignages oraux: étude appliquée en histoire contemporaine du Maroc'', le professeur d'histoire et de la civilisation à l'université Moulay Ismaïl à Meknès, Brahim Boutchich a cité les témoignages recueillis lors des auditions publiques tenues sous l'égide de l'IER pendant les années 2004 et 2005.

L'objectif escompté du recueil des témoignages est d'''identifier leurs points forts et leurs points faibles et tracer les règles méthodique pour les traiter, a-t-il notamment fait savoir.

Présentant un exposé intitulé ''l'histoire orale, la préservation de la mémoire collective : l'expérience de l'instance équité et réconciliation au Maroc, un modèle'', le professeur de sciences politiques, des droits de l'homme, de droit international humanitaire à l'Université Mohammed Ier d'Oujda, M. Mohamed Saâdi a qualifié ces séances d'''expérience unique, inédite'' qui illustre le passage de ''la mémoire silencieuse'' à ''l'intervention révélatrice de la mémoire, du ''pouvoir de l'écrit'' au ''pouvoir de l'oralité''.

Il a, par ailleurs, estimé que ces témoignages ''offraient l'opportunité rare de réhabiliter le récit oral en tant qu'instrument efficace pour susciter des questions sur la mémoire collective, la réconciliation avec l'entité historique, culturelle et la préservation de la mémoire orale''.

De son côté, Abderrahim El Hasnaoui, chercheur en histoire et en sciences d'éducation à l'université Mohammed V de Rabat a abordé ''les enjeux de l'écriture de l'histoire contemporaine du Maroc, sa relation avec la mémoire, avec les sources orales'' dans le cadre du débat sur ''la mémoire'' et l'utilisation des témoignages oraux et leur importance pour la reconstruction historique.

Ce débat ''a suscité au Maroc un intérêt sans précédent pour la question de la mémoire, sa relation avec l'histoire dans le contexte d'ouverture politique qui a prévalu au Maroc depuis la fin des années 1990'', a-t-il rappelé.

A son tour, Kassem El Hadak de la Faculté des lettres et des sciences humaines de Fès-Saïss a mis l'accent sur l'importance de ''la poésie orale, la résistance des femmes au Maroc: La bataille de Bougafer'', en insistant sur ''le rôle de la poésie orale dans l'éclairage de zones d'ombre et le comblement des lacunes en matière de recherche historique sur la résistance des femmes à travers des textes poétiques locaux de tradition orale de plusieurs poètes et poétesses'' ayant vécu à l'époque du protectorat français au Maroc.

Dans la même veine, Azzedine Guessous, universitaire-chercheur à l'université Chouaib Doukkali à El Jadida s'est livré à une analyse des aspects ''non écrits du mouvement de la résistance au protectorat français au Maroc'', en se basant sur des informations orales émanant de personnes qui sont toujours en vie ou de personnes ayant vécu avec des résistants qui sont décédés.

Le chercheur au Centre Jacques Berque de Rabat, Abdelkébir Aboullouz, a examiné ''la sociologie de la poésie religieuse, amazighe, orale'', en mettant l'accent sur ''la primauté donnée à l'objectif didactique'' par les paroles poétiques, tandis que le chercheur académicien de l'université Ibn Zohr à Agadir, Attouf El Kebir a donné un aperçu de l'histoire de l'immigration marocaine en France, regrettant la marginalisation, pendant longtemps, de l'histoire de l'immigration marocaine en France dans les universités marocaine et française.

Lors de cette conférence, qui s'est ouverte vendredi, les débats ont porté , notamment sur ''l'histoire orale'', ''les problématiques de l'histoire orale, concepts, points forts, points faibles'', ''la Palestine et sa mémoire'', ''des témoignages sur le mouvement socio-politique'', ''les rituels funéraires, commémoratifs'' et "l'expression religieuse, artistique".

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