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Essahal Mohammed - publié le Mardi 19 Janvier à 10:36

La lutte contre le terrorisme : une guerre ou une faille ?






Dans les manifestations du dimanche 10 janvier pour hommage de pensées aux victimes, il y’avait peu de gens des quartiers populaires, ce qui émette un signe que le temps ce n’est pas pour les commémorations mais le temps pour des mesures car la société veut des actions concrètes pour résoudre les problèmes de l’Etat surtout après une année difficile.

Janvier 2015-janvier 2016 ce qui a changé
Après les attentats terroristes qui ont frappés Paris le 13 novembre, le projet de la réforme constitutionnelle concernant l’Etat d’urgence et l’extension de la déchéance de la nationalité aux binationaux nés français fait rage dans la gauche, si la première est plébiscitée, la seconde n'a cessé de faire polémique et de diviser la gauche pour sa une mesure dite symbolique, malgré des propositions à gauche pour sortir de l’impasse.

Certes la problématique de la sécurité pèsera sur le contexte français surtout, la relance économique, mais il y’aura un débat difficile, ce qui le porte sur l’espace Schengen.
Est-il un mauvais tour pour faire voter cette mesure, ou il faut aller au-delà des clivages politiques, et considérer que cette mesure implacable sera appliquée à ceux qui déchirent le contrat qui les lie à la nation.

Cette mesure ne coupe- t- elle pas le président de la gauche ? Ou peut-être il veut capter la nation à lui seul.
Le conseil d’Etat était réservé car le projet de loi voté serait non constitutionnel si on ne changeait pas la constitution, cependant, face aux problèmes économiques et sociaux, la mesure de la déchéance de la nationalité ne fera que créer des problèmes supplémentaires et risquera de produire des apatrides.
Par conséquent, si le projet passe, la question de l’égalité se pose, quel signal faut-il transférer aux français binationaux quand il y’aura deux statuts.
On peut sentir la peur des français, de la brutalité qui vienne de loin, dans ce mystère du bien et du mal, mais, si on regarde à travers le monde, combien il y’a de victimes? Donc, pourquoi rester egocentrique, s’il y’a une responsabilité individuelle, une responsabilité de la société et aussi une responsabilité de l’Etat.

Un modèle économique à réformer
Inverser la courbe d’emploi demeure le cheval de bataille à travers une palette de mesures pour relancer la création d’emploi.
Ainsi, se sont deux milliards d’euros débloqués pour stimuler l’emploi, en effet, la reprise de la croissance est là, mais la création est modérée, le plan d’urgence supposera générer entre 150 000 et 250 000 emplois, à côté de la réforme du code du travail pour assouplir les relations entre le patronat et les salariés sans toucher les fameux 35 heures.

Face à 650 000 chômeurs ajoutés, un dialogue social qui ne marche pas, il convient de booster la question de l’apprentissage qui reste à mi-chemin entre l’Etat et les régions, la formation à l’emploi, face à un chômage de français de « peu ou pas qualifiés », et une prime à l’embauche de 2000 euros pour les employeurs de plus de 6 mois et aussi développer la création d’entreprises par les demandeurs d’emploi.
Hollande est épinglé par l’application d’un programme économique présumé libéral, alors qu’une cinquantaine de personne à gauche appelle pour des primaires et l’ensemble de la gauche estime manifestement que Hollande n’est pas le candidat de la gauche.

La dimension économique est présente dans la radicalisation
La dimension économique est présente dans la radicalisation, il y’a une faille de la société avec son Etat, l’école est le socle pour un Etat, pour son identité, cependant les valeurs apprises sont rejetées,
Des jeunes qui n’ont aucune formation théologique, des caïds ratés, des voyous s’habillant en costume afghan, qui n’ont rien avec l’islam se transforment en machine à tuer,
Dans le recherche de la régularité, ce sont des criminels qui ont connu un échec d’intégration, une radicalisation dans les prisons, des terroristes qui ne passent ni par l’islam ni par la mosquée, ce qui sollicite de protéger la communauté musulmane des courants destructeurs, de la stigmatisation, de la haine et de la honte.
Il convient de faire comprendre aux jeunes en situation défavorable et précaire qu’ils ont leurs places dans la société, à travers l’intégration des gens exclus, dans des ghettos, il ne faut pas prendre des raccourcis explosifs car le monde est dans le fantasme de la guerre des civilisations, et il faut être efficace.

Il y’a une radicalisation de la délinquance, qui se rencontre avec une radicalité au nom de la religion, alors qu’on parle de guerre qui n’est pas toute la réalité, mais il y’a des clivages et des failles qui permettent facilement de capter des discours aussi durs et radicaux loin de la modération d’une religion musulmane très tolérante.
Il y’ a un islam modéré qui se lève en France, il est très populaire et qui engendre une conversion de beaucoup de croyants non musulmans vers l’islam, dans ce sens, il mérite d’encadrer les Imams surtout ceux où, on ne peut trouver chez eux des réponses à l’aridité spirituelle et ce par faute d’encadrement, d’enrichissement, de proximité afin de protéger les jeunes contre la radicalisation, le terrorisme aveugle.
Ceci, requiert d’améliorer la conscience sur ce qui être français, revoir les modes de vie, de travail dans les prisons, la banlieue, incarner la sécurité pour préserver la vie humaine, car, c’est affreux d’entendre dire, c’est malheureux de vivre comme un juif en France et la société doit protéger ses enfants sans distinction de race ou de religion.
Les idéologies n’affectent que les populations inoccupées, cependant, il y’a des mesures qui passent par la culture et l’éducation, mais tout va lentement, ce qui ouvre la grande porte au dilemme : plus de renseignements ou plus de police, la nécessité de la coopération entre les services concernés par la sécurité, dans la foulée d’une loi anti-terroriste préparée par les départements de l’intérieur et de la justice pour l’efficacité, la fluidité des renseignements.

Enfin, face à la réalité de la menace, si les cloisons entre renseignements et justice présentent un frein, donc à partir de quel moment, on porte atteinte aux libertés de l’individu.



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