Lemag.ma : Portail d’information dédié au Maroc et au Maghreb
Facebook
Twitter
App Store
Newsletter
Mobile
Rss
Rachida Dati : Le Roi Mohammed VI écrit une nouvelle page de l'histoire du continent en... | via @lemagMaroc https://t.co/gFJFDynMFj


MAP - Lemag - publié le Jeudi 6 Février à 12:10

La justice espagnole insiste pour juger d'anciens dirigeants chinois



Madrid - L'ex-président chinois Hu Jintao et d'autres dirigeants de ce pays, sont accusés d'avoir mener des "campagnes de répression contre le peuple tibétain, génocide et atteinte aux droits de l'Homme" commis depuis 1988.



Hu Jintao
Hu Jintao
L'Audience nationale, la plus haute juridiction pénale en Espagne, a rejeté la demande du parquet d'annuler des poursuites judiciaires lancées contre des ex-dirigeants chinois

Le Ministère public près l'Audience nationale de Madrid avait demandé d'annuler les mandats d'arrêt internationaux lancés le 18 novembre dernier contre cinq anciens dirigeants communistes chinois, dont l'ancien président Hu et l'ancien premier ministre Li Peng, suite à une plainte déposée par des associations tibétaines, le Comité d'appui au Tibet et la fondation Maison du Tibet.

Leur plainte avait été jugée recevable en novembre dernier par l'Audience nationale espagnole, ce qui a provoqué la protestation du pouvoir en place en Chine.

Pékin a averti Madrid en recommandant que l'on prenne des mesures pour garantir l'excellence des relations bilatérales si importantes pour les deux pays. "Nous souhaitons que les autorités espagnoles prennent au sérieux l'inquiétude chinoise et ne fassent rien qui porte préjudice à ce pays ou endommage la relation entre la Chine et l'Espagne", avait alors déclaré le ministre chinois des Affaires étrangères

La justice espagnole se reconnaît depuis 2005 une compétence universelle pour poursuivre les crimes de masse tels que le "génocide", à condition qu'ils n'aient pas déjà fait l'objet d'une enquête dans le pays concerné.

Le 23 janvier dernier, le Parti Populaire espagnol (PP- au pouvoir) a déposé au Congrès des députés (chambre basse du parlement) une proposition de loi concernant la révision du principe de "juridiction universelle" qu'avait défendu l'ancien magistrat, Baltasar Garzon lorsqu'en 1998 il avait lancé un mandat d'arrêt contre l'ex-dirigeant chilien Augusto Pinochet.

Le projet du PP, qui détient la majorité absolue au parlement, veut limiter les compétences des juges aux crimes impliquant au moins un accusé de nationalité espagnole ou résidant en Espagne.

               Partager Partager

Dépêches | Lemag | Presse | Tribune | Sahara | Focus