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Leila Assam - Lemag - publié le Vendredi 27 Décembre à 19:33

La grande mosquée de Paris et la colère des femmes




Lemag : Depuis quelques semaines, «devant l'affluence croissante de fidèles», la grande mosquée de Paris a décidé de séparer hommes et femmes pendant la prière. Une «décision arbitraire» dénoncée par «Les Femmes dans la mosquée», un collectif de musulmanes ulcérées d'être jugées «trop bruyantes» et «reléguées au sous-sol».



Grande mosquée de Paris
Grande mosquée de Paris
Le Figaro rapporte que la tentative des femmes, samedi dernier, de rejoindre la salle habituelle s'est transformée, racontent ces femmes, en «bagarre généralisée». Depuis, le collectif comme la grande mosquée ont saisi leurs avocats. Et une pétition contre «l'invisibilisation des femmes dans les lieux de culte» a été lancée, appelant «les autorités musulmanes de France» à se positionner «sur la place des femmes dans leur communauté».

En fait, les femmes priaient dans la grande salle commune, derrière un rideau les séparant des hommes. «Pour leur donner plus de confort, explique-t-on à la grande mosquée, nous avons octroyé aux femmes une grande salle, non pas au sous-sol, mais à l'entresol. Toutes les femmes sont satis­faites. Elles ne peuvent certes pas voir l'imam, mais avant non plus, puisqu'elles étaient derrière un rideau!»; rapporte la même source.

Toutefois, cette pièce, auparavant dévolue aux hommes, est dénuée de fenêtres et située sous la salle de prière principale. «Mes clientes ont d'abord écrit, fin novembre, une lettre au recteur de la grande mosquée, pour qu'il leur permette de prier à nouveau là où elles le faisaient depuis des années, raconte Me Hosni Maati, avocat du collectif de femmes. Sans réponse, elles ont décidé, samedi après-midi, de pénétrer dans cette salle: il n'y avait que deux rangées d'hommes! Malgré cela, elles ont été violemment prises à partie. L'un de leurs accompagnateurs a été blessé, ce qui lui a valu un jour d'interruption temporaire de travail (ITT). Je travaille donc sur une plainte pour injures, coups et blessures, et éventuellement discrimination.»

Les responsables de la grande mosquée évoquent un «groupuscule de six ou sept activistes féministes islamistes, inconnues des fidèles réguliers ».

L'avocat de femmes en colère explique, pour sa part, que ces femmes "ne revendiquent pas la grande salle le vendredi, mais seulement pour les 34 autres prières obligatoires de la semaine. Elles posent la question de la place de la femme dans les mosquées: certains pensent que le meilleur endroit pour prier, pour une femme, est à la maison, d'autres, derrière un rideau…"



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