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Najib SOMOUE - publié le Mercredi 11 Février à 17:05

La finance Islamique : Effet de levier ou Effet Boomerang ?






La crise économique internationale qui frappe le monde depuis 2008 suscite plusieurs réflexions et travaux de recherche qui visent à expliquer la crise ainsi que les raisons qui sont la base de cette situation. La crise des surprimes a touché les quatre coins du monde et elle s'est transformée en crise économique dont les conséquences étaient lamentables notamment la faillite de plusieurs pays et organismes économiques.

La finance, d'après la majorité des économistes, et le plus grand responsable de la situation dramatique des tissus économiques de plusieurs pays. Les pratiques non éthiques ne visent que la protection et la pérennisation des flèches vertes dans les écrans des plate-formes boursières, au détriment des dimensions socio-économiques et humaines.

Pour le moment, l'ensemble des économistes du monde cherchent des solutions pour résoudre les problèmes liés à la croissance économique et à la révision du rôle de l'Etat dans les aspects sociaux. D'autres pays veulent devenir solvables afin d'éviter toute forme de tutelle économique. la finance demeure l'outil le plus efficace pour atteindre l'ensemble de ces objectifs car c'est elle qui stimule les investissements à effet effets multiplicateurs sur le tissu économique de chaque pays. Colbert disait dans ce cadre " le Commerce est la source de la finance et la finance est le nerf de la guerre" (Colbert : le Profil d’un argentier, P.7). Pour que la finance arrive à jouer sainement ce rôle, nous devons absolument réfléchir sur les points de faiblesse pour les déraciner les points négatifs et renforcer les points positifs afin de garantir des pratiques financières émergentes qui s'imposent comme solution aux pratiques non éthiques de la finance conventionnelle.
La finance islamique est une forme de finance dont les caractéristiques sont tirées de la religion islamique (le Coran et la Sunna), nonobstant, elle peut être utilisée dans tout contexte économique islamique ou non islamique.

La finance islamique est une finance dite aussi participative ou alternative, c'est un des concepts qui ne cesse pas de se développer depuis 1960 après l'apparition de la première banque qui s'inspire des exigences économiques de l'Islam pour financer et assister les investissements. Les premières opérations économiques conforment à la chariaà remontent à l'époque de Mohammed, mais réellement c'est juste dans la deuxième moitié du vingtième siècle où les systèmes financiers ont reconnu l'existence de ce modèle financier alternatif à la finance conventionnelle.

Au Maroc, la volonté est clairement exprimée par le gouvernement pour initier les pratiques de la finance islamique. Le Maroc a préféré l’appellation « Finance Participative » pour éviter toute forme de chevauchement avec les activités bancaires conventionnelles. L’avènement de ce mode de financement et de bancarisation aura un effet extrêmement positif sur l’actif bancaire marocain et également sur le taux de bancarisation, cette initiative va certainement vaincre la thésaurisation (monnaie pénalisée par l’inflation). La finance participative pourra également améliorer les flux financiers entre le Maroc et les pays du Golf, et tonifier le positionnement bancaire marocain au continent africain par la diversification de l’offre.

La place casablancaise et la Casablanca Financial City pourront également bénéficier de la présence des produits financiers islamique, en effet, le Maroc possède un avantage comparatif pour mettre en place des produits boursiers islamiques comme les Options (Baià bil àarboun), les obligations islamiques (Sukuks) et aussi les SWAPS (Al-Murajaha).

En somme, les avantages de la Finance Participative Islamique sont colossaux, surtout que le background religieux du pays semble en attente de ce mode de finance. Il est aussi probable que ces activités augmentent la participation du secteur bancaire dans la création de la richesse nationale, et faire positionner le Maroc comme un des rares pays à système bancaire hybride dans lequel il est possible de se financer de manière conventionnelle ou bénéficier de financement labélisé « Halal ».


Tagué : Najib SOMOUE

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